JO 2024 : Le Parc Olympique de Budapest se dévoile

Par petites touches, la candidature de Budapest (Hongrie) dévoile les visuels de ce que pourrait être l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été en 2024.

Ainsi, après avoir publié les visuels de la Place des Héros ou encore du parvis du Parlement de Hongrie, Budapest 2024 a présenté ce matin les premiers éléments relatifs au Stade Olympique.

budapest-2024-stade-olympique-1

Visuel du Stade Olympique (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Ce dernier – à ne pas confondre avec le Puskas Stadion en cours de rénovation – disposera d’une capacité de 60 000 places et pourra accueillir les Cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que les compétitions d’athlétisme.

Comme le précise le dossier de candidature de la capitale hongroise, la construction de l’enceinte sportive est envisagée entre 2020 et 2023 pour un investissement de 269,270 millions de dollars (253,8 millions d’euros).

La participation des autorités nationales ne sera pas négligeable – comme d’ailleurs pour l’ensemble du projet – puisque le Gouvernement prévoit d’investir 245,409 millions de dollars (231,3 millions d’euros) pour bâtir la future installation.

budapest-2024-stade-olympique-2

Visuel du Stade Olympique avec les tribunes de 60 000 places et la piste d’athlétisme (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

En plus de sa capacité à organiser des événements majeurs, le futur stade offrira – grâce à son implantation en bordure du Danube – un cadre majestueux aux spectateurs, mais aussi aux athlètes.

En effet, le Village Olympique sera implanté à proximité immédiate du Stade Olympique, de même que le Village des Médias.

Des compétitions auront également lieu sur place, au cœur du Noyau du Parc Olympique, l’un des trois pôles de la Zone du Danube.

Le BMX trouvera ainsi place au sein d’un stade (5 000 sièges) prévu pour un coût de 6,802 millions de dollars (6,41 millions d’euros). Le complexe de canoë-kayak (slalom) – qui doit être aménagé pour 27,346 millions de dollars (25,78 millions d’euros) – offrira pour sa part 8 000 places, tandis que le site temporaire du triathlon permettra d’accueillir 2 500 spectateurs. Les équipements temporaires devraient nécessiter une enveloppe de 5,630 millions de dollars (5,31 millions d’euros).

L’haltérophilie de son côté, siègera au Centre des Congrès de Budapest (4 500 places). Un vaste programme de rénovation sera engagé à hauteur de 135,368 millions de dollars (127,58 millions d’euros).

Le handball sera hébergé au sein de la Budapest Olympic Arena (10 000 places) dont les aménagements prévus d’ici 2021 devraient avoisiner un coût de 55,351 millions de dollars (52,16 millions d’euros).

Enfin, le tennis prendrait place dans un complexe dédié dont les travaux devraient mobiliser 62,349 millions de dollars (58,76 millions d’euros). Les matchs se dérouleraient dans des enceintes de 10 000 places, 5 000 places et 3 000 places, ainsi que dans sept terrains adjacents d’une capacité de 250 places.

budapest-2024-parc-olympique-nocturne

Visuel du Parc Olympique, avec au premier plan, le Village des Athlètes (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Outre les visuels du Parc Olympique et du Stade des Cérémonies, Budapest 2024 a aussi présenté deux visuels du Centre Aquatique actuellement en construction dans l’optique des Championnats du Monde de natation 2017.

Le Centre – implanté dans le Noyau de l’Île d’Obuda dans la Zone du Danube – disposera d’une capacité de 15 000 places au moment des Jeux.

budapest-2024-centre-aquatique-2

Visuel du Centre des Sports Aquatiques (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Advertisements

JO 2024 : Budapest dévoile de nouveaux visuels et se prépare à l’accueil de grands événements

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

La candidature de Budapest (Hongrie) renforce sa communication.

Quelques jours après avoir présenté le second volet de son dossier technique, Budapest 2024 a en effet dévoilé de nouveaux visuels afin d’illustrer ce que pourrait être l’événement olympique et paralympique sur les rives du Danube.

La capitale hongroise entend ainsi pleinement démontrer sa capacité à accueillir les Jeux dans le cadre d’un plan compact – 26 sites et 24 sports dans un rayon de 7 kilomètres – avec des installations de qualité et l’utilisation maximale des monuments qui font la renommée de Budapest à travers le monde.

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

De fait, le tir-à-l’arc aurait pour cadre le parvis du Parlement, offrant aux compétiteurs et aux spectateurs un cadre des plus prestigieux.

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Une partie du tournoi de water-polo prendrait place pour sa part au sein des installations aquatique Hajós Alfréd sur l’île Marguerite, avant de gagner les infrastructures du futur Centre Aquatique de Budapest (19 000 places).

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Si le cyclisme sur route est programmé pour faire le tour de la cité historique, le VTT est quant à lui prévu sur les hauteurs de la ville avec une vue panoramique sur Budapest et son fleuve.

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Autour du Stade Puskás Ferenc – proposé comme Stade Olympique – le basketball se déroulerait dans l’enceinte de la Papp László Aréna (12 500 places).

La Place des Héros serait le cadre du Marathon et des matchs de beachvolley (Crédits - Budapest 2024 / )

La Place des Héros serait le cadre du Marathon et des matchs de beachvolley (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

La présentation de ces quelques visuels n’est pas l’unique élément d’actualité concernant la candidature de Budapest.

En effet, la capitale hongroise peaufine également l’accueil des représentants des Fédérations Sportives Internationales.

Pour l’heure, des représentants du taekwondo, de la boxe, du judo, du tir, de l’haltérophilie, de l’escrime et du hockey ont déjà visité Budapest.

Dans les prochains mois, d’autres représentants devraient se rendre en Hongrie pour inspecter les sites proposés par la candidature et échanger avec les porteurs du projet olympique et paralympique.

Pour aider les Fédérations Internationales et le grand public à s’imprégner de l’esprit des Jeux made in Budapest, une salle de présentation a été installée dans le secteur de la Citadella où trône notamment la Statue de la Liberté, symbole de la candidature.

Des casques de réalité virtuelle – similaires à ceux déployés sur le stand de la candidature lors des Jeux de Rio 2016 ou plus récemment sur la barge promotionnelle installée sur le Danube – permettent également de découvrir le concept des JO 2024.

Avec ces équipements, Budapest 2024 veut convaincre de la pertinence de son projet basé à la fois sur l’héritage de la ville au travers de l’architecture et des monuments emblématiques, et sur une exceptionnelle compacité des sites.

« Nous remercions toutes les Fédérations Internationales pour leur visite. Il y a d’ores et déjà eu quelques sessions extrêmement intéressantes et d’autres sont à venir.

Ce processus de coopération a commencé il y a plus d’un an et sans elle, nous n’aurions pas pu établir le Masterplan remarquable dont nous sommes tous très fiers aujourd’hui.

Le programme des observateurs de Rio 2016 nous a beaucoup apporté également, en nous plongeant au cœur de l’expérience des Jeux » a indiqué Attila Mizsér, Directeur des Sports et des Sites de Budapest 2024.

Pour compléter son projet et afin de donner une dimension nouvelle à l’ambition olympique et paralympique, Budapest et la Hongrie en générale vont pouvoir compter sur l’organisation de pas moins de 15 grands événements sportifs au cours de l’année à venir, dont les Championnats du Monde de natation à l’été 2017.

D’ici au 13 septembre 2017, jour de l’élection de la Ville Hôte des JO 2024, plusieurs rendez-vous sont en effet programmés dans des sports olympiques (canoë-kayak, escrime, gymnastique rythmique, judo, pentathlon moderne, tennis de table, triathlon et voile) mais aussi paralympiques.

Budapest, qui sera Capitale Européenne du Sport en 2019, sera par ailleurs hôte du Festival Européen de la Jeunesse Olympique (EYOF). Cet événement réunira quelques 2 500 jeunes en provenance de 50 pays.

JO 2024 : Budapest désignée Capitale Européenne du Sport 2019

Relativement discrète dans sa communication, la candidature olympique et paralympique de Budapest (Hongrie) cherche toutefois à tirer son épingle du jeu, face à quatre candidates redoutables.

Ainsi, après avoir lancé plusieurs chantiers sportifs d’envergure et après l’obtention des Championnats du Monde de natation 2017, la capitale hongroise a été désignée Capitale Européenne du Sport pour l’année 2019.

Alexandra Szalay-Bobrovniczky, Adjointe au Maire de Budapest et Gian Francesco Lupattelli, Président de l'Association des Capitales Européennes du Sport (Crédits - MTI / Kallos Bea)

Alexandra Szalay-Bobrovniczky, Adjointe au Maire de Budapest et Gian Francesco Lupattelli, Président de l’Association des Capitales Européennes du Sport (Crédits – MTI / Kallos Bea)

Une désignation qui tombe à point nommé et qui pourrait permettre à Budapest de s’affirmer davantage sur la scène sportive continentale et plus encore, mondiale.

« La préparation de cette échéance va contribuer à attirer les regards sur la candidature de Budapest 2024 et permettre un accroissement de l’attractivité de la ville » a souligné l’Adjointe au Maire de Budapest, Alexandra Szalay-Bobrovniczky.

JO 2024 : Budapest veut marquer des points grâce aux préparatifs des Mondiaux de natation 2017

La capitale de la Hongrie est sans nul doute le « petit poucet » dans la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Néanmoins, malgré son manque d’expérience et la forte concurrence internationale, Budapest peut compter sur une volonté politique particulièrement marquée dans le domaine sportif.

Pour exemple et dans le cadre des aménagements prévus au cours des prochaines années – pour plus de 2 milliards d’euros -, Budapest va se doter d’un nouveau Centre Aquatique (5 000 à 19 000 sièges).

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits - Fédération Hongroise de Natation)

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits – Fédération Hongroise de Natation)

Cet équipement d’envergure internationale permettra à la Hongrie d’accueillir les Championnats du Monde de natation en 2017 (15 au 30 juillet). Initialement, la capitale hongroise devait organiser l’événement en 2021, mais le retrait de Guadalajara (Mexique) a conduit la Fédération Internationale (FINA) à repenser sa stratégie et à designer Budapest comme solution de repli.

En construction depuis le mois de mai sur les rives du Danube, le futur complexe a reçu la visite, les 20 et 21 octobre, d’une délégation officielle de la FINA conduite par le Directeur exécutif de l’institution, Cornel Marculescu.

Cornel Marculescu et ** (Crédits - FINA)

Cornel Marculescu et Balazs Furjes (Crédits – FINA)

Ce dernier a d’ailleurs tenu à saluer l’état d’avancement des travaux ainsi que l’engagement des autorités locales et nationales derrière ce projet sportif et urbain. Plusieurs éléments du bâtiment sont déjà visibles, à l’instar des parois extérieures, des bassins et de deux tours d’une hauteur de 27 mètres.

En présence du Commissaire du Gouvernement en charge du chantier, Balazs Furjes, Cornel Marculescu s’est exprimé au nom de la FINA.

« Nous avons pu discuter de l’avancement du projet, et aujourd’hui, je peux vous dire que nous avons réussi à nous mettre d’accord sur chaque petit détail.

La FINA est fière à l’idée que Budapest pourra disposer d’un héritage fantastique après les Mondiaux 2017″ a notamment affirmé le Directeur exécutif de la Fédération Internationale.

Réceptif à ce bilan d’étape, le Maire de Budapest, Istvan Tarlós, a fait part de sa volonté de mettre en scène le plus grand événement sportif jamais organisé en Hongrie et ce, quelques semaines avant le vote du Comité International Olympique (CIO) à Lima (Pérou).

Une volonté qui a un prix : 49 milliards de forints, soit 157,2 millions d’euros.

Pas de doute, Budapest ne compte pas jouer un rôle de figurant dans la course aux grands événements internationaux, et en particulier, dans la course aux anneaux olympiques.

Les adversaires de la capitale hongroise auraient tort de sous-estimer cette candidature. Une candidature souhaitée et incarnée par un homme : le Premier Ministre Viktor Orbán.

Kazan 2015 : L’heure du bilan pour les Mondiaux de natation

Dimanche dernier, le rideau est tombé sur la Kazan Arena ainsi que sur l’ensemble des sites des Championnats du Monde de natation 2015.

Organisé cette année en Russie, l’événement a suscité un engouement majeur dans la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio 2016.

Défilé des drapeaux lors de la Cérémonie de clôture (Crédits - Kazan 2015)

Défilé des drapeaux lors de la Cérémonie de clôture (Crédits – Kazan 2015)

Ainsi, les organisateurs russes ont accueilli pas moins de 2 638 nageurs, soit un niveau de participation jamais atteint dans le cadre d’une compétition placée sous l’égide de la Fédération Internationale de Natation (FINA).

A titre de comparaison, les derniers Mondiaux de Barcelone 2013 avaient accueilli quelques 2 293 nageurs. Il faut remonter à l’édition 2009 – à Rome – pour retrouver un niveau de participation proche (2 556 nageurs).

L’intérêt sportif s’explique bien entendu par l’envergure de l’événement, l’inscription de nouvelles épreuves au programme (natation synchronisée mixte…), mais également par l’arrivée de nouvelles nations sur la scène aquatique mondiale – comme l’Égypte, Bahreïn… – et le retour en force et au premier plan de nations historiques comme par exemple l’Australie.

Au total, ce sont pas moins de 166 délégations qui ont fait le déplacement jusqu’à Kazan.

Pour assurer la réussite des compétitions, la logistique technique et budgétaire n’a évidemment pas été la seule mobilisée. Quelques 2 500 volontaires ont en effet été déployés sur les sites pour coordonner l’entrée et la sortie des spectateurs et le bon déroulement des compétitions.

(Crédits - R-Sport / MIA Rossiya Segodnya)

(Crédits – R-Sport / MIA Rossiya Segodnya)

En ce qui concerne l’intérêt populaire et médiatique, il est là aussi particulièrement conséquent pour la quinzaine des Mondiaux 2015.

En effet, 316 259 billets ont été vendus par les organisateurs, soit 78% de la billetterie disponible (404 702 billets). Chaque journée a d’ailleurs permis d’enregistrer une moyenne de 25 000 spectateurs présents sur les différents sites des épreuves.

Du côté des audiences télévisées, les Championnats du Monde de natation confirment leur développement et sont désormais pleinement inscrits dans le paysage sportif audiovisuel, avec une audience cumulée de l’ordre de 4,5 milliards de téléspectateurs, soit un score similaire à celui de Barcelone 2013.

Les compétitions ont été diffusées dans 107 pays à travers le monde et ce, grâce à la mobilisation de 81 diffuseurs.

Le Premier Ministre de Hongrie, Viktor Orban, devant le Président de la FINA, Julio Maglione (Crédits - Kazan 2015)

Le Premier Ministre de Hongrie, Viktor Orban, devant le Président de la FINA, Julio Maglione (Crédits – Kazan 2015)

La prochaine échéance internationale se déroulera en 2017 à Budapest (Hongrie). La capitale hongroise devait initialement accueillir l’événement en 2021, mais le retrait soudain de Guadalajara (Mexique) a finalement rebattu les cartes.

Le Premier Ministre, Viktor Orban, avait fait le déplacement à Kazan lors de la Cérémonie de clôture.

Les autorités hongroises vont désormais pouvoir se concentrer sur l’organisation des prochains Mondiaux au sein d’un nouveau Complexe Aquatique qui doit être édifié sur les bords du Danube, complexe qui sera l’une des pièces maitresses de la candidature olympique de Budapest 2024.

JO 2024 : La candidature de Budapest reçoit le soutien du Conseil Municipal

Tandis que les élus de Rome (Italie) ont apporté leur soutien à la candidature de la « Ville Éternelle », cette semaine, une autre cité intéressée par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été a obtenu l’appui de ses représentants : Budapest (Hongrie).

La candidature hongroise a en effet reçu le soutien du Conseil Municipal de la capitale à la quasi-unanimité : 25 voix pour, 1 contre et 1 abstention. Ce vote massif intervient plus d’un mois après le revirement de position du Maire de la ville, Istvan Tarlós.

Séance du Conseil Municipal du 23 juin 2015 (Crédits - Istvan Tarlós)

Séance du Conseil Municipal du 23 juin 2015 (Crédits – Istvan Tarlós)

« Soyons prudemment optimistes. Auparavant, j’étais sceptique quant à l’opportunité d’une candidature olympique, mais la réforme menée à la fin de l’année 2014 a fermé l’époque où seules les ‘méga-villes’ pouvaient candidater avec sérieux.

Sur les nations qui figurent en tête du tableau des médailles olympiques, la Hongrie est la seule qui n’a pas encore organisé les Jeux » a déclaré le Premier Magistrat.

Effectivement, avec un total de 475 médailles et 25 participations, la Hongrie se place parmi les dix premières nations olympiques. Mais ce palmarès important n’a pour l’instant pas bénéficier à Budapest qui a toujours renoncé à se porter candidate depuis sa dernière tentative, pour les JO 1960.

L’ambition développée pour 2024 est donc une occasion pour rebondir et enfin concrétiser le rêve de tout un pays.

A présent, le projet olympique va devoir obtenir les faveurs du Parlement de Hongrie durant l’été. Une formalité si l’on en croit l’enthousiasme du Gouvernement et des principales formations politiques du pays derrière un projet qui se veut modeste du point de vue financier.

Ainsi, le rapport de faisabilité commandé par le Comité Olympique de Hongrie (HOC) a récemment fait état d’un investissement de 750 milliards de forints hongrois (2,4 milliards d’euros) dans l’aménagement des infrastructures sportives.

Les retombées économiques seraient quant à elles de l’ordre de 1 100 milliards de forints soit 3,52 milliards d’euros entre 2015 et 2030.

Pour le Président du Comité Olympique de Hongrie (HOC), Zsolt Borkai, « avec l’Agenda 2020, le temps des JO chers et onéreux est terminé.

Des villes qui n’avaient auparavant aucune chance peuvent désormais déposer leur candidature ».

Vue du Parlement de Hongrie en 2013 (Crédits - Andreas Lehner / Flickr)

Vue du Parlement de Hongrie en 2013 (Crédits – Andreas Lehner / Flickr)

D’ores et déjà, plusieurs chantiers d’envergure ont été programmés par les autorités locales et nationales, notamment dans le cadre de la modernisation du Stade National de Hongrie ou dans la construction du nouveau Centre Aquatique en marge des Mondiaux de natation 2017.

Au total, pas moins de 2 milliards d’euros sont actuellement mobilisés pour mettre à niveau les installations sportives de Budapest et de sa région, ce qui confirme la volonté gouvernementale d’inscrire la Hongrie au rang des grandes nations du sport mondial au cours des années à venir.

Mondiaux de Natation 2021 et 2023 : Sept pays candidats

Dans quelques semaines, le 30 juin prochain, la Fédération Internationale de Natation (FINA) se réunira pour faire le point sur l’organisation à venir des Championnats du Monde de Kazan (Russie) mais abordera également les échéances futures, de 2021 et 2023 pour lesquelles les candidats semblent d’ores et déjà nombreux.

Ainsi, alors que les Mondiaux 2021 devaient initialement avoir lieu à Budapest (Hongrie), le retrait soudain de Guadalajara (Mexique) a finalement précipité l’organisation hongroise à 2017. Ce changement de lieu a eu pour conséquence directe de remettre en jeu l’attribution des Mondiaux 2021 et de lancer le processus pour ceux de 2023.

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits - Fédération Hongroise de Natation)

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits – Fédération Hongroise de Natation)

Aujourd’hui, pas moins de sept pays auraient fait mention de leur intérêt auprès de l’instance de la natation mondiale.

L’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, mais aussi la Chine, le Japon, la Turquie et le Qatar semblent en effet intéressés par ces compétitions d’envergure internationale.

L’Allemagne pourrait profiter de sa candidature olympique pour mettre en avant sa volonté d’obtenir les Mondiaux de natation. L’aménagement du quartier portuaire de Kleiner Grasbrook dans le cadre du projet olympique de Hambourg et la construction d’un Centre Aquatique sur cette île pourraient d’ailleurs être un argument de premier plan vis-à-vis de la FINA.

Mais l’Allemagne, hôte des récents Championnats d’Europe en grand bassin, devra se défaire des candidatures de l’Australie, de la Chine, du Japon et du Qatar, quatre prétendants qui ont eux aussi une réelle expérience dans le domaine de la natation.

Ces quatre pays ont en effet déjà accueilli les Championnats du Monde – les trois premiers dans la catégorie grand bassin – et souhaitent redevenir (Australie, Japon) ou s’affirmer (Chine et Qatar) comme de grandes nations de la natation mondiale, au travers d’événements majeurs mais aussi au travers de performances notables de leurs nageurs.

Vue intérieure du Centre Aquatique de Brisbane (Crédits - Australian Freediving Association)

Vue intérieure du Centre Aquatique de Brisbane (Crédits – Australian Freediving Association)

A ce jeu-là, l’Australie peut se prévaloir d’un palmarès exceptionnel – quatrième nation au tableau des médailles mondiales depuis 1973 avec pas moins de 208 breloques – et de trois éditions organisées sur son sol, à Perth (1991 et 1998) et à Melbourne (2007). Cette dernière devrait d’ailleurs être sur les rangs pour porter la candidature australienne, à moins que les autorités sportives ne préfèrent miser sur Brisbane, prétendante à l’organisation des JO d’été de 2028.

Concernant l’Argentine, le Japon et la Turquie, le pari sera tout autre. Chacun devra proposer un projet solide pour pouvoir remporter les suffrages de la FINA et convaincre cette dernière de s’ouvrir à de nouveaux territoires, même si des tentatives ont eu lieu par le passé.

Le Japon a accueilli les Mondiaux en grand bassin en 2001 et pourrait à nouveau les accueillir dans le cadre du futur Centre Aquatique des Jeux de Tokyo 2020, tandis que la Turquie a organisé l’édition 2012 des Mondiaux en petit bassin.

L’Argentine demeure pour sa part le seul pays candidat à ne jamais avoir accueilli les meilleurs nageurs de la planète. La FINA pourrait y être sensible.

Le choix final devrait intervenir avant la fin de l’année 2015.

JO 2024 : Le Premier Ministre de Hongrie au CIO

Hier après-midi, le Président du Comité International Olympique (CIO) n’a pas uniquement reçu François Hollande au siège de l’institution sportive.

Thomas Bach s’est ainsi entretenu avec Viktor Orbán, Premier Ministre de Hongrie.

Comme la France, ce pays songe à présenter une candidature à l’organisation des Jeux d’été de 2024. Comme pour la France, Thomas Bach a donc abordé deux points-clés de la nouvelle procédure olympique : la phase d’invitation des villes et la mise en œuvre de l’Agenda Olympique 2020.

Viktor Orban et Thomas Bach - Lausanne

Ces deux éléments sont d’ailleurs de nature à convaincre la Hongrie – et plus précisément sa capitale – de se lancer enfin dans la course aux anneaux olympiques.

Si aucune décision ne devrait être prise par les autorités olympiques et sportives du pays d’ici le mois de mai 2015, le Premier Ministre a fait savoir à Thomas Bach que son gouvernement apporterait le soutien nécessaire à une éventuelle candidature.

Les Jeux Olympiques ont longtemps été réservés « aux méga-villes uniquement. Désormais, cet âge-là est terminé et cela donne une bonne occasion pour la Hongrie et pour Budapest.

Pour organiser les JO à Budapest, nous n’aurons pas à relever un défi exceptionnel » a affirmé Viktor Orban à l’issue de l’entrevue, faisant référence explicitement au contenu de l’Agenda 2020, en particulier en ce qui concerne la réduction des coûts des candidatures et des projets.

La Hongrie semble en tous cas déterminée à présenter un projet, le 15 septembre prochain.

Depuis plusieurs années et notamment sous l’impulsion du Premier Ministre Viktor Orbán, plusieurs aménagements ont été réalisés ou programmés sur le plan sportif.

Viktor Orban et Thomas Bach

C’est ainsi que le Stade National de Hongrie va connaître une profonde transformation d’ici 2018 et reconfigurer ainsi l’existant Ferenc-Puskas Stadion. Les abords du stade seront également réaménagés au cours des prochaines années, avec l’édification de plusieurs équipements sportifs, dont un vélodrome.

Outre ces travaux planifiés, Budapest va bientôt être dotée d’un nouveau complexe aquatique, performant et moderne, qui accueillera les Mondiaux de natation en 2017.

D’ici 2020, ce sont de fait près de 2 milliards d’euros qui seront injectés dans la construction ou la rénovation des installations sportives.

Illustrations : Viktor Orbán et Thomas Bach (Crédits – CIO / Ian Jones)

Mondiaux de natation 2017 : Budapest remplace Guadalajara

Le 11 mars dernier, la Fédération Internationale de Natation (FINA) a officiellement attribué l’organisation des Championnats du Monde 2017 à Budapest (Hongrie) en lieu et place de Guadalajara (Mexique) qui avait annoncé son retrait il y a quelques semaines.

Cette décision n’est pas une surprise, compte-tenu de l’engagement des autorités sportives hongroises pour la natation et l’expérience de Budapest dans l’accueil d’événements majeurs.

Budapest - nouveau Centre Aquatique

Mais en obtenant l’organisation des Mondiaux de 2017, la capitale hongroise perd celle des Mondiaux de 2021 pour lesquels une nouvelle procédure sera prochainement lancée par la FINA. Quant aux Mondiaux juniors de 2017, la FINA et Budapest se sont accordées pour les organiser en 2019.

Budapest va donc devoir accélérer les travaux de réalisation de son futur Complexe aquatique près du Danube (5 000 à 19 000 sièges).

Budapest - nouvelle piscine

Cet équipement d’envergure doit en effet permettre de densifier l’offre de bassins pour les compétitions internationales et d’affirmer en outre la position de la Hongrie sur l’échiquier sportif mondial, notamment dans l’optique d’une prochaine candidature olympique.

La capitale hongroise dispose déjà de plusieurs installations aquatiques, en particulier sur l’Île Marguerite.

Le Président de la FINA, Julio C. Maglione a tenu à remercier le Premier Ministre hongrois, Viktor Orban, ainsi que le Président de la Fédération Hongroise de Natation, Tamas Gyarfas.

Les autorités politiques ont été particulièrement mobilisées pour décrocher l’événement. Les membres du Gouvernement se sont prononcés à l’unanimité en faveur du projet, de même que les formations politiques représentées au Parlement de Hongrie.

« Nous sommes très heureux d’attribuer les Mondiaux 2017 à Budapest et nous sommes sûrs que les autorités et les organisateurs tiendront une grande compétition.

La Hongrie est un pays de sport et a une véritable passion pour les sports aquatiques.

L’accueil des Mondiaux dans deux ans permettra de consolider et de renforcer cette passion et cette tradition » a estimé Julio C. Maglione.

Illustrations : Crédits – Fédération Hongroise de Natation

Mondiaux de natation 2017 : Budapest pour remplacer Guadalajara ?

Face au retrait du Mexique de l’organisation des Championnats du Monde de natation 2017, la Fédération Internationale (FINA) se retrouve confrontée à un sérieux problème, devant trouver un remplaçant à Guadalajara à deux ans seulement de l’échéance.

Dès lors, comme l’indique le site Around The Rings, une piste pourrait permettre à la FINA de sortir la tête de l’eau rapidement : attribuer les Mondiaux 2017 à Budapest (Hongrie). La capitale hongroise bénéficiera à cette date d’un nouveau complexe aquatique et organisera dans la foulée, les Championnats du Monde de natation juniors.

Budapest - nouveau Centre aquatique - vue extérieure

Disposant de deux piscines olympiques intérieures, d’une tour de plongeon, d’un toit rétractable et de 5 000 places permanentes, le futur Centre Aquatique Dagaly Bath pourra porter sa capacité à près de 19 000 sièges lors des rendez-vous internationaux.

Budapest - nouveau Centre aquatique - vue intérieure

L’enceinte sportive devrait être achevée dans le courant de l’année 2016, soit quelques mois avant les Mondiaux 2017 et surtout, quelques années avant les Championnats du Monde que la Hongrie doit de toute façon accueillir en 2021.

Illustrations : Crédits – Daily News Hungary