JO 2024 : Budapest pourrait retirer sa candidature dès la semaine prochaine

Et si la Ville de Budapest renonçait à l’organisation d’un référendum concernant sa candidature olympique et paralympique ?

L’option semble en tous cas sur la table après les échanges tenus en fin de semaine entre le Maire de la capitale hongroise et le Premier Ministre.

Istvan Tarlós a en effet engagé des discutions avec les autorités gouvernementales et devrait à nouveau les consulter en début de semaine prochaine. Le Gouvernement devrait ensuite se réunir, tout comme le Conseil Municipal qui pourrait dès lors être amené à se prononcer sur un éventuel retrait de la candidature de Budapest.

Visuel du Stade Olympique (Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

Visuel du Stade Olympique (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Bien que le projet de Budapest 2024 ait été au cœur de la campagne pour l’organisation d’un référendum, cette dernière a aussi suscité la mobilisation des opposants au Premier Ministre de la Hongrie.

Si un retrait devait intervenir mercredi 22 février, cela permettrait aux autorités locales d’éviter la tenue d’une consultation populaire plus que périlleuse, mais surtout, cela permettrait au Gouvernement de Viktor Orbán de contourner un probable fiasco à quelques mois des élections législatives de 2018.

Quoiqu’il en soit, la perspective d’un retrait semble aujourd’hui quasi-inéluctable, ce qui conduirait le Comité International Olympique (CIO) à devoir choisir – le 13 septembre prochain – entre deux Villes Candidates (Paris et Los Angeles).

Le Comité de Candidature a d’ailleurs annoncé ce samedi la suspension des contrats et ce, après plusieurs jours de flottement au cours desquels aucune initiative promotionnelle n’a été lancée sur Internet ou sur le terrain alors même que les Villes Candidates ont la possibilité de défendre leur projet respectif à l’échelle internationale depuis le 03 février.

« Au cours des dernières semaines, le projet de candidature est devenu un débat national.

L’unité politique en soutien à la candidature olympique hongroise s’est brisée. Si cette unité n’est pas rétablie dans un court laps de temps, Budapest n’aura aucune chance de battre deux des plus grandes villes que sont Paris et Los Angeles.

Jusqu’à ce que cette unité soit restaurée derrière la candidature de Budapest 2024, nous prenons la décision de suspendre les contrats, de ne pas émettre de nouvelles commandes et de ne pas utiliser le budget qu’il nous reste » a ainsi fait savoir la candidature hongroise dans un communiqué.

Pour le CIO, un nouvel abandon d’une Ville Candidate sonnerait comme un indéniable échec de sa stratégie de renouveau portée par l’Agenda 2020.

Avec seulement deux candidatures en lice pour les Jeux Olympiques d’été, l’institution de Lausanne (Suisse) se retrouverait confrontée à une crise sans précédent depuis les années 1980 lorsque Los Angeles fut seule en course pour l’accueil des Jeux de 1984 et lorsque deux villes furent sur les rangs pour les Jeux de 1988, Séoul (Corée du Sud) finalement élue, et Nagoya (Japon).

Pour les Jeux d’hiver, une telle situation s’était présentée il y a seulement deux ans, au moment où Almaty (Kazakhstan) et Pékin (Chine) s’étaient retrouvées dans un duel inattendue après les retraits des Grisons (Suisse), de Cracovie (Pologne), de Munich (Allemagne), d’Oslo (Norvège), de Stockholm (Suède) et de Lviv (Ukraine).

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits - Budapest 2024)

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits – Budapest 2024)

Budapest comptait s’inspirer de Villes Hôtes passées pour concevoir un nouveau modèle olympique, loin des extravagances de certaines éditions récentes.

Dans une interview exclusive accordée à « Sport & Société » en octobre 2016, le Président du Comité de Candidature avait d’ailleurs précisé cette ambition.

« Les Jeux Olympiques de Budapest seront l’occasion pour le Mouvement Olympique de se réengager avec des villes de taille moyenne, et de créer des opportunités à travers le monde.

Anvers, Amsterdam, Barcelone, Stockholm et Helsinki – villes semblables à Budapest – ont toutes accueilli les Jeux Olympiques avec un énorme succès.

Le plan de Budapest 2024 réintroduit ce modèle rafraîchissant de compacité, de Jeux intimes et intégrés dans la ville, et permettant l’accélération des projets existants.

Accueillir les Jeux Olympiques à Budapest permettra de restaurer l’héritage de ces Villes Olympiques moyennes » avait notamment affirmé Balázs Fürjes.

Cette ambition avait par la suite été mentionnée devant l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) réunie mi-novembre à Doha (Qatar).

La candidature de Budapest 2024 avait alors martelé un message clair : Budapest est la bonne ville, au bon moment.

Advertisements

JO 2024 : Les partisans d’un référendum ont déjà collecté 70 000 signatures à Budapest

La candidature olympique et paralympique de Budapest 2024 parviendra-t-elle à conduire son projet jusqu’au 13 septembre 2017, date de l’élection de la Ville Hôte par le Comité International Olympique (CIO) ?

La mobilisation des partisans d’un référendum ouvre en tous cas la problématique.

(Crédits - NOlimpia Budapest)

(Crédits – NOlimpia Budapest)

Lancée officiellement jeudi 18 janvier, la mobilisation doit aboutir à la collecte de 138 000 signatures de citoyens de Budapest (Hongrie) avant la mi-février. Si le nombre de signatures exigé est atteint, les autorités devront dès lors étudier l’organisation d’un scrutin référendaire à l’échelle de la ville.

D’ores et déjà, le mouvement « NOlimpia » – directement inspiré de « NOlimpia Hamburg » et surtout de « NO Boston Olympics » – a fait savoir ce week-end que le chiffre des 70 000 signatures avait été franchi, ce qui laisse à penser que la barre des 138 000 paraphes pourrait être dépasser dans les quinze jours à venir.

Le succès rencontré par l’initiative de la jeune organisation politique – hostile au Premier Ministre Viktor Orban – « Momentum Mozgalom », peut d’abord s’expliquer par le nombre important d’abonnés sur les réseaux sociaux.

Sur la page Facebook de « NOlimpia », plus de 30 000 internautes suivent ainsi l’actualité du mouvement.

Ensuite, les derniers sondages menés à Budapest et en Hongrie démontrent la marge de manœuvre dont peut bénéficier l’opposition à la candidature et ce, à l’instar de celle qui fut en place à Boston (États-Unis) lorsque la ville du Massachusetts était candidate pour 2024, avant le repêchage de Los Angeles.

Le mouvement « NOlimpia » peut enfin compter sur un maillage territorial assuré par des dizaines de militants. Ces derniers quadrillent ainsi la capitale hongroise afin de collecter un maximum de signatures en un minimum de temps.

L’action menée jusqu’à présent porte ses fruits. En attendant peut-être une riposte des autorités et du Comité de Candidature.

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits - Budapest 2024)

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits – Budapest 2024)

Pour l’heure, ces derniers s’appuient toujours sur un sondage favorable et le Conseil Municipal a récemment réitéré son soutien à la candidature. A l’approche du dépôt du troisième et dernier volet du dossier technique – le 03 février – les élus ont en effet voté à une très large majorité – 25 voix sur 29 – en faveur du projet olympique et paralympique.

Comme il l’avait mentionné dans le cadre d’une interview exclusive pour « Sport & Société », le Président de Budapest 2024 a d’ailleurs rappelé l’importance de l’Agenda 2020 du CIO pour les villes comme Budapest.

« Le nouveau programme olympique permet à une nouvelle génération de villes de taille moyenne d’accueillir les Jeux ; et cette nouvelle génération de villes moyennes créera de nouvelles possibilités pour le Mouvement Olympique.

Ce vote renforce encore plus notre candidature et avec le soutien écrasant du Gouvernement de Hongrie, cela nous permettra de livrer des Jeux magnifiques dans une ville qui est prête à les accueillir.

Budapest est la bonne ville au bon moment » a ainsi affirmé Balázs Fürjes, en faisant également une référence au slogan porté devant les Comités Nationaux Olympiques réunis en novembre 2016 à Doha (Qatar).

JO 2024 : La candidature de Budapest dévoile de nouveaux chiffres pour éteindre une contestation naissante

Comme en septembre 2016, le Comité de Candidature de Budapest 2024 profite de la résurgence de la question référendaire pour dévoiler les résultats d’un nouveau sondage.

Ainsi, selon l’institut Kód Kft, 63% des Hongrois soutiennent aujourd’hui la candidature olympique et paralympique de la capitale, un chiffre en augmentation au regard des précédentes enquêtes d’opinion et ce, quelque soit l’institut à l’origine du sondage.

En septembre dernier, l’IFOP avait ainsi révélé que 58% des habitants de Hongrie soutenaient le projet aux JO 2024 soit douze points de mieux qu’un an auparavant.

(Crédits - Budapest 2024)

(Crédits – Budapest 2024)

« Nous sommes ravis de constater que le soutien au projet de Budapest pour les Jeux Olympiques continue de croître, et que de plus en plus de villes à travers la Hongrie appuient la candidature.

La Hongrie s’exprime par le sport, et les Jeux Olympiques et Paralympiques sont l’événement sportif le plus important au monde.

Les lieux publics de Budapest et les infrastructures ont été conçus et développés autour du sport, des grands événements, et de l’amour de la Hongrie pour le sport » a affirmé Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature.

Si la proportion des citoyens en faveur des Jeux est en augmentation, cette dernière est encore plus marqué auprès des jeunes, 71% des 18-29 ans soutenant Budapest 2024.

Mais au-delà du soutien à la candidature, les Hongrois semblent désormais bien informés des ambitions de leur pays, puisque le sondage mentionne le fait que 95% de la population a entendu parler au moins une fois du projet de la capitale.

La population est également réceptive à l’aspect économique, les deux tiers des sondés misant sur des retombées positives pour l’économie nationale et l’emploi, ainsi qu’au potentiel touristique des Jeux, 86 à 90% des sondés estimant que l’organisation de l’événement entraînerait un regain d’intérêt pour le pays.

Ces chiffres, bien que favorables à la candidature de Budapest 2024, ne masquent toutefois pas les mouvements de contestation qui se font de plus en plus présents.

(Crédits - Montage / Sport & Société)

(Crédits – Montage / Sport & Société)

Une première initiative structurée avait ainsi vu le jour en fin d’année 2016. Mais le mouvement Olimpiát ? Ne a depuis été rejoint par NOlimpia dont la forme n’est pas sans rappeler celle prise par les mouvements NOlympia Hamburg et avant celui-ci, No Boston Olympics.

Instigateur de ce dernier, Chris Dempsey a d’ailleurs été l’un des conseillers de NOlimpia qui entend contraindre les autorités locales à organiser un référendum.

La tâche ne sera pas aisée, d’autant plus lorsque l’on sait que les autorités nationales et municipales ont écarté à plusieurs reprises l’idée de tenir un tel scrutin. Une décision réitérée en novembre 2016.

Toutefois, le mouvement qui comptabilise d’ores et déjà plus de 15 000 abonnés sur le réseau social Facebook, entend parvenir à récolter en un mois, les 138 000 signatures nécessaires pour forcer les pouvoirs publics à organiser un référendum.

Pour réaliser ce challenge, NOlimpia peut compter sur l’appui de 150 militants et un rassemblement « portes ouvertes » a été programmé pour samedi 21 janvier dans l’optique de convaincre jusqu’à 1 500 personnes supplémentaires.

Cette potentielle armada serait dès lors mobilisée aux quatre coins de Budapest – en particulier devant des monuments emblématiques ou sur des artères particulièrement fréquentées – pour sensibiliser la population locale.

Si un référendum venait in fine à être organisé, les citoyens de Budapest seraient appelés à se prononcer sur la question suivante :

« Êtes-vous favorable à ce que la Municipalité retire la candidature de Budapest à l’organisation des Jeux d’été de 2024 ? »

A quelques mois de la visite de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO) à Budapest (10 au 12 mai), nul doute que les autorités locales et nationales essaieront d’éteindre les braises d’une contestation naissante.

Le risque serait en effet que cette contestation devienne rapidement hors de contrôle et aboutissent à l’échec de la candidature hongroise.

Au cours des dernières années, un tel élan avait balayé les ambitions de Boston (États-Unis) et de Hambourg (Allemagne) pour les Jeux d’été de 2024, sans compter les initiatives qui furent là encore couronnées de succès du côté de Munich (Allemagne) et de Cracovie (Pologne) pour les Jeux d’hiver de 2022.

JO 2024 : Il n’y aura pas de référendum à Budapest… pour l’instant

L’organisation d’un référendum relatif à une candidature olympique constitue toujours une problématique singulière et une entreprise risquée.

Au cours des dernières années, plusieurs Villes Candidates ont ainsi vu leur rêve olympique se fracasser contre les suffrages populaires. L’un des derniers exemples notables n’est d’ailleurs autre que celui de Hambourg (Allemagne), un temps candidate pour l’accueil des JO d’été de 2024.

(Crédits - Budapest 2024 / SERES photography | Seres Zsolt fotós)

(Crédits – Budapest 2024 / SERES photography | Seres Zsolt fotós)

Si Los Angeles et Paris ont rapidement écarté l’idée d’un scrutin référendaire, la question demeurait en suspens du côté de Budapest.

Fin septembre, la Commission Électorale Nationale de Hongrie avait en effet annoncé qu’une proposition de référendum avait réussi à remplir les exigences juridiques en vigueur. Il fallait dès lors que les opposants à la candidatures olympiques soient en mesure de réunir au moins 200 000 signatures de citoyens et ce, conformément aux dispositions constitutionnelles.

In fine, la Ville de Budapest a annoncé ce mercredi que l’idée d’un référendum avait fait son temps.

Les opposants à la candidature n’ont pas donné suite à leur projet dans le délai prévu de 30 jours, et n’ont donc pas réuni les signatures nécessaires à la tenue d’un scrutin populaire.

Pour les autorités municipales, cet échec témoigne d’un intérêt insuffisant pour le projet de l’opposition et constitue à l’inverse une excellente nouvelle pour les porteurs de la candidature.

Ces derniers n’ont pas tardé à réagir à l’annonce municipale.

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits - Budapest 2024)

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits – Budapest 2024)

Pour Balázs Fürjes, Président de Budapest 2024, « il est évident que nous respectons le droit démocratique de tout citoyen de demander un référendum sur une question d’ordre public. Nous encourageons vivement le débat public et nous sommes ravis du soutien et des encouragements que nous continuons de recevoir.

Il s’agit d’une candidature qui bénéficie d’un soutien fort et répandu parmi les Hongrois. Deux tiers de la population se déclare ‘fière’ ou ‘très fière’ de voir Budapest accueillir les Jeux.

A moins de 300 jours de la tenue du vote du Comité International Olympique, nous allons continuer à mobiliser les citoyens de Hongrie, en partageant notre vision sur le fait que nous sommes la bonne ville au bon moment pour les Jeux, pour la Hongrie et pour la Famille Olympique ».

Les opposants pourraient désormais envisager une action à l’échelle nationale. Une décision en ce sens est d’ailleurs attendue au début de l’année 2017.

Si la démarche est approuvée par les autorités compétentes, les opposants auront alors un nouveau délai pour recueillir les signatures exigées à l’organisation d’un référendum. Si ces derniers parviennent à obtenir les précieux sésames, un scrutin sera ensuite organisé non pas à l’échelon municipal, mais au niveau national.

JO 2024 : La compagnie aérienne « Wizz Air » se mobilise pour Budapest

Figurant parmi les douze Partenaires Officiels de la candidature de Budapest 2024, la compagnie aérienne « Wizz Air » s’engage aujourd’hui de manière concrète en préparant la promotion internationale du projet hongrois et ce, à l’instar de la compagnie « Air France » pour Paris 2024.

Ce jeudi, depuis l’aéroport international de Budapest, le Comité de Candidature et la première compagnie aérienne low-cost d’Europe Centrale ont en effet dévoilé le design d’un premier avion qui portera les couleurs de l’ambition olympique et paralympique de Budapest 2024.

(Crédits - Wizz Air / Budapest 2024)

(Crédits – Árpád Földházi Photography / Wizz Air / Budapest 2024)

Cet avion – un Airbus A321 – sera rejoint à compter du 1er décembre 2016 par un Airbus A320.

Les deux équipements seront dès lors mobilisés au service de la candidature jusqu’au 31 août 2017, soit moins de quinze jours avant l’élection de la Ville Organisatrice des JO 2024.

« En tant que compagnie aérienne d’origine hongroise, nous sommes fiers de pouvoir contribuer aujourd’hui à la construction et à la promotion de la candidature de Budapest à l’échelle internationale.

Depuis 2004 et le premier décollage de l’un de nos avions, nous avons gagné la fidélité de près de 18,5 millions de passagers sur notre réseau hongrois. Cette année, nous atteindrons même un nombre record de passagers à destination et en provenance de Hongrie.

Les avions Wizz Air aux couleurs de Budapest 2024 contribueront à créer un buzz mondial et à inspirer les gens à visiter Budapest » a affirmé József Váradi, Président Directeur Général de la compagnie aérienne.

Afin de dynamiser son initiative, « Wizz Air » – qui a transporté cette année 3,4 millions de passagers en direction de Budapest – a présenté les contours d’un concours intitulé « Spot The Budapest Plane ».

L’objectif est simple : prendre en photo l’un des avions aux couleurs de Budapest 2024 et publier celle-ci sur le réseau social Instagram avec le hashtag #WizzBudapest2024. Mais pour rendre le jeu encore plus attrayant, la compagnie a annoncé son intention de sélectionner les deux plus belles réalisations en récompensant les lauréats d’un forfait cadeau et d’un bon « Wizz Air » d’une valeur de 200 euros.

« L’organisation des Jeux Olympiques créerait 100 000 emplois, moderniserait les infrastructures de transport de la capitale pour les cinquante prochaines années, mettrait à nouveau Budapest sur la carte du monde et aiderait à faire revenir les jeunes qui aujourd’hui travaillent à l’étranger.

Les grandes sociétés hongroises comme Wizz Air s’alignent derrière la candidature de Budapest 2024 et cela signifie beaucoup pour nous.

Avec le partenariat actuel par exemple, 4 millions de personnes à travers le monde pourront percevoir le message que Budapest en candidate à l’accueil des Jeux » a déclaré Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature, à l’issue de la présentation du dispositif.

Au centre, Jost Lammers, Président de l'aéroport de Budapest ; Balázs Fürjes, Président de Budapest 2024 ; et József Váradi, Président de la compagnie Wizz Air (Crédits - Wizz Air / Budapest 2024)

Au centre, Jost Lammers, Président de l’aéroport de Budapest ; Balázs Fürjes, Président de Budapest 2024 ; et József Váradi, Président de la compagnie Wizz Air (Crédits – Árpád Földházi Photography / Wizz Air / Budapest 2024)

Dans le cadre d’une interview exclusive sur « Sport & Société », Balázs Fürjes avait déjà mentionné la dimension extra-sportive de l’organisation des Jeux à Budapest et en Hongrie.

JO 2024 : Devant l’ANOC, la candidature de Budapest veut montrer qu’elle joue dans la cour des grandes

Ce mardi, les trois Villes Candidates à l’organisation des Jeux d’été de 2024 se retrouveront au Sheraton Convention Center afin de passer le premier oral officiel devant la Famille Olympique, et plus précisément devant les délégués des 206 Comités Nationaux Olympiques (CNO).

A cette occasion, chacune des candidates a préparé avec minutie sa présentation.

C’est le cas par exemple de la délégation de Paris 2024 qui a enchaîné les répétitions depuis son arrivée à Doha (Qatar), notamment au sein de l’Ambassade de France ou cette après-midi dans la grande salle des conventions. C’est également le cas pour les représentants de Budapest 2024.

« Sport & Société » a d’ailleurs eu l’opportunité de prendre le pouls de la candidature hongroise, moins de 24 heures avant le grand oral.

Visuel du Centre de tir-à-l’arc installé sur le parvis du Parlement de Hongrie (Crédits – Budapest 2024)

Visuel du Centre de tir-à-l’arc installé sur le parvis du Parlement de Hongrie (Crédits – Budapest 2024)

Demain, six intervenants se succèderont à la tribune afin de vanter les mérites et les atouts de Budapest 2024.

Comme indiqué plus tôt ces jours-ci, la candidature sera représentée par Alexandra Szalay-Bobrovniczky, Maire-Adjoint de Budapest ; Zsolt Borkai, ancien gymnaste et Président du Comité Olympique de Hongrie ; Balázs Fürjes, Président de Budapest 2024, récemment interview sur « Sport & Société » ; Attila Mizsér, Champion olympique de pentathlon moderne et Directeur des Sports et des Sites de Budapest 2024 ; Áron Szilágyi, escrimeur médaillé d’or aux Jeux de Londres 2012 et de Rio 2016 ; et Zsófia Arlóy, pongiste paralympique.

Élu membre du Comité International Olympique (CIO) en marge des Jeux de Rio 2016, le nageur Daniel Gyurta ne sera pas présent au Qatar et ce, pour des raisons médicales liées au transport.

Nul doute cependant qu’il sera intégré au dispositif de la candidature au cours des prochains mois.

Quoiqu’il en soit, et malgré cette absence, Budapest 2024 entend incarner un certain dynamisme, allant même jusqu’à estimer que sa candidature proposera les intervenants les plus jeunes.

Concernant sa présentation, la candidature hongroise n’envisage pas de surprise particulière, hormis une seule : Budapest 2024 est « la » surprise. Concrètement, la Ville Candidate se pose clairement en alternative face à deux villes qualifiées de « superbes » mais qui, in fine, n’auraient rien à prouver au Mouvement Olympique.

« Nous prenons un nouveau sentier, car la candidature constitue une étape importante pour le développement d’une ville moyenne qui a néanmoins la capacité d’être une ville globale et d’organiser les Jeux dans le cadre d’un festival au cœur même de la cité » estime ainsi Budapest 2024.

Il faut dire que la capitale hongroise présente un dispositif compact tout le long du Danube et de sites historiques comme la Place des Héros ou le parvis du Parlement. Ce dispositif, qui s’intègre au plan d’aménagement urbain « Budapest 2030 », est conçu spécifiquement pour l’échéance 2024.

A la question de savoir si Budapest retentera sa chance en cas d’échec, la réponse apportée a été limpide, démontrant la stratégie portée par la candidature de la « Perle du Danube » :

« 2024 est importante comme échéance, car elle convient parfaitement à la dynamique de croissance de la ville. C’est le moment parfait et idéal pour Budapest pour les dix années à venir ».

L’intégration du concept olympique au plan d’aménagement urbain répond par ailleurs à l’exigence d’héritage posé par le CIO au travers de l’Agenda 2020.

Sur les 33 sites envisagés pour les Jeux, 30 sont ainsi prêts ou planifiés et 3 seulement doivent être construits, comme ont pu le constater les Fédérations Internationales (FI), dont 66% ont d’ores et déjà visité les installations de la ville.

La rénovation du Puskas Stadion – qui servirait de cadre aux Cérémonies d’ouverture et de clôture – doit être achevée à l’été 2017 au moment où la ville accueillera les Championnats du Monde de Natation et quelques semaines avant le scrutin olympique de Lima (Pérou).

Une façon de montrer au monde, et encore davantage à la Famille Olympique, la capacité de la ville à livrer des infrastructures de qualité de nature à abriter les plus grands événements internationaux.

Le Vélodrome, qui doit être aménagé indépendamment de l’obtention ou non des JO 2024, sera aussi un élément fort du projet de Budapest 2024. Il s’agira en effet du seul équipement de ce type implanté en Europe Centrale.

De quoi stimuler l’intérêt des pays voisins – et par la même occasion les membres du CIO issus de ces territoires – pour la candidature hongroise. Ce lien avec les pays limitrophes n’est pas anodin, Budapest 2024 misant pleinement sur la connexion avec des villes emblématiques comme Prague (République Tchèque) ou Bratislava (Slovaquie) pour accroitre sa position touristique.

Cette dernière devrait en outre bénéficier de l’apport des grands événements sportifs qui se dérouleront dans les prochaines années à Budapest, Capitale Européenne du Sport en 2019.

En se posant ainsi comme une ville neuve pour le Mouvement Olympique – Budapest n’a jamais organisé les Jeux – la cité hongroise veut incarner la nouvelle ère souhaitée par le CIO après l’adoption de son Agenda 2020, et être le contre-exemple du « gigantisme » olympique qui a tant marqué et symbolisé quelques unes des dernières Olympiades.

JO 2024 : Les Villes Candidates peaufinent leurs dispositifs pour le rendez-vous de Doha

Les trois Villes Candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 s’apprêtent à décoller en direction du Qatar, où aura lieu l’Assemblée Générale de l’Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) du 13 au 17 novembre 2016.

Ce rendez-vous – que suivra sur place « Sport & Société » – constitue une étape majeure dans le cadre du processus de désignation de la Ville Hôte des JO 2024.

(Crédits - ANOC)

(Crédits – ANOC)

Après les Jeux de Rio 2016, les Villes Candidates vont en effet pouvoir présenter, durant une vingtaine de minutes chacune, leur projet respectif et leur vision de l’Olympisme devant les délégations de plus de 200 Comités Nationaux Olympiques (CNO).

A ces délégations, il convient bien sûr d’ajouter des personnages non-négligeables dans la sphère olympique, à savoir, les membres du Comité International Olympique (CIO).

Ce temps-fort aura lieu mardi 15 novembre depuis le Centre de Conventions Sheraton de Doha.

Chaque candidature a donc préparé avec soin sa venue au Qatar et ce, d’autant plus que les interventions de ce type sont et seront rares jusqu’à l’élection de la Ville Hôte des Jeux, le 13 septembre 2017.

Si Los Angeles (États-Unis), Budapest (Hongrie) et Paris (France) auront bien entendu un temps de parole le jour-J, elles auront également l’opportunité de s’afficher en grande forme lors de la prochaine Convention de SportAccord qui aura lieu du 02 au 07 avril 2017 à Aarhus (Danemark), puis au moment de la présentation du Rapport d’évaluation à Lausanne (Suisse), entre juin et juillet 2017.

Hormis ces créneaux-là, les Villes Candidates n’auront la possibilité de convaincre les membres du CIO qu’au moment des visites de la Commission d’évaluation – durant le printemps 2017 – au cours desquelles dossiers techniques et inspections des sites pourront donner lieu à des commentaires.

(Crédits - Sheraton Grand Doha Resort & Convention Hotel)

(Crédits – Sheraton Grand Doha Resort & Convention Hotel)

Pour l’heure, le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 n’a pas encore dévoilé la composition de la délégation officielle qui sera présente à Doha. Seule information communiquée : l’organisation d’une table ronde avec les médias.

Une manière sans doute d’affiner le dispositif en fonction de la concurrence… Selon toute vraisemblance toutefois, Casey Wasserman, Président de LA 2024 et Janet Evans, vice-Présidente du Comité de Candidature en charge de la relation avec les sportifs devraient être présents. En revanche, le contexte politique actuel américain pourrait impacter une possible présence du Maire de Los Angeles, Eric Garcetti, proche de la candidate Démocrate vaincue, Hillary Clinton.

Il apparaît en effet plus que probable qu’une partie des questions et des sollicitations à l’égard de LA 2024 ne concernera pas le projet en lui-même, mais davantage les répercussions éventuelles de l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

Du côté de Budapest, la délégation comprendra notamment Alexandra Szalay-Bobrovniczky, Maire-Adjoint de Budapest.

Cette dernière démontrera une nouvelle fois la forte implication des autorités institutionnelles et politiques locales et nationales derrière la candidature de la capitale hongroise, une candidature qui compte d’ailleurs sur un investissement financier massif de la part des pouvoirs publics.

Zsolt Borkai, ancien gymnaste et Président du Comité Olympique de Hongrie ; Balázs Fürjes, Président de Budapest 2024, récemment interview sur « Sport & Société » ; Attila Mizsér, Champion olympique de pentathlon moderne et Directeur des Sports et des Sites de Budapest 2024 ; Áron Szilágyi, escrimeur médaillé d’or aux Jeux de Londres 2012 et de Rio 2016 ; et Zsófia Arlóy, pongiste paralympique, feront aussi le déplacement jusqu’au Qatar.

Pour Paris, la représentation sportive et politique sera également au rendez-vous.

Ainsi, Anne Hidalgo, Maire de Paris, conduira la délégation officielle – comme elle l’avait fait cette année lors de la Convention SportAccord puis au moment des JO 2016 – qui sera par ailleurs composée de Tony Estanguet et Bernard Lapasset, coprésidents de Paris 2024 ; Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) ; Étienne Thobois, Directeur Général de la candidature ; Sophie Lorant, Directrice des Relations Internationales de Paris 2024.

Guy Drut, membre français du CIO sera du voyage, sans compter plusieurs sportifs emblématiques : Teddy Riner, double Champion Olympique de judo et coprésident du Comité des Athlètes de Paris 2024 ; Sarah Ourahmoune, vice-Championne Olympique de boxe aux Jeux de Rio 2016 ; Emmeline NDongue, médaillée d’argent de basketball aux Jeux de Londres 2012 ; et David Smétanine, Champion Paralympique et multi-médaillé entre les Jeux d’Athènes 2004 et de Rio 2016.

Lors des Jeux de Rio 2016, la candidature française avait bénéficié de la venue du Président de la République, ici au centre (Présidence de la République - F. Lafite)

Outre Étienne Thobois, Directeur Général de Paris 2024 ; Muriel Hurtis, Ambassadrice sportive de la candidature ; Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; et Anne Hidalgo, Maire de Paris ; la candidature tricolore avait bénéficié de la venue du Président de la République, ici au centre, lors des Jeux de Rio 2016 (Présidence de la République – F. Lafite)

Les présentations des Villes Candidates interviendront un peu plus d’un mois après le dépôt du second volet des dossiers techniques consacré à la gouvernance des projets et à leur financement.

Elles interviendront surtout trois mois avant la remise du troisième et dernier volet. Celui-ci devra être porté au siège du CIO pour le 07 février 2017.

JO 2024 : Budapest annonce la nomination de neuf Ambassadeurs

La candidature olympique et paralympique de Budapest (Hongrie) est bien décidée à ne pas laisser Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) s’affronter dans un duel pour l’obtention des Jeux d’été de 2024.

Si la capitale hongroise occupe logiquement une place d’outsider, elle n’en demeure pas moins redoutable.

(Crédits - Budapest 2024)

(Crédits – Budapest 2024)

Ainsi, quelques jours après avoir annoncé le soutien de douze Partenaires, le Comité de Candidature de Budapest 2024 a annoncé avoir procédé à la nomination de neuf Ambassadeurs.

Ces derniers, issus de divers domaines de la société hongroise, seront les visages de la candidature à travers le monde et épauleront les sportifs hongrois dans le cadre de la promotion du projet olympique et paralympique.

« Notre ville propose une forte candidature avec un plan directeur qui transforme Budapest en un site unique pour les sports olympiques.

Nos Ambassadeurs nous aideront à raconter l’histoire captivante de Budapest, dans le pays et à travers le monde, en invitant chacun à y participer » a affirmé le Président de Budapest 2024, Balázs Fürjes.

Ce dernier – récemment interviewé ici-même – présidait une cérémonie officielle sur la barge inaugurée à la fin de l’été sur les berges du Danube.

(Crédits - Budapest 2024)

(Crédits – Budapest 2024)

Liste des neuf Ambassadeurs de Budapest 2024 :

  • János Csák : Économiste et sociologue ; ancien Ambassadeur à Londres,
  • Tamás Fellegi : Juriste et politologue ; ancien Ministre du Développement national,
  • György Habsburg : Journaliste politique ; ancien Président de la Croix-Rouge de Hongrie,
  • János Martonyi : Avocat et diplomate ; ancien Ministre des Affaires étrangères,
  • Christopher Mattheisen : Homme d’affaires et économiste ; Chef de Direction de « Magyar Telekom Plc »,
  • Andrea Rost : Chanteuse d’opéra et Citoyenne d’honneur de Budapest,
  • Attila Szalay-Berzeviczy : Homme d’affaires et économiste ; Directeur Général de « Raiffeisen Bank International AG » ; ancien coprésident de la Fédération d’escrime de Hongrie ; fondateur du Mouvement pour les Jeux Olympiques de Budapest (BOM) qui milite depuis 2005 pour une candidature aux JO,
  • Fruzsina Szép : Directrice du Festival « Lollapalooza Berlin » ; membre du Conseil d’administration de « Yourope European Festival Association »,
  • Sándor Zwack : Directeur de « Zwack Unicum ».

En complément de ces nominations, le Comité de Candidature a dévoilé une nouvelle vidéo promotionnelle.

Mettant une nouvelle fois en avant la dynamique de Budapest et la jeunesse hongroise, cette création – intitulée « Budapest nous connecte » – vise aussi à démontrer ce que le sport peut apporter à la société, tout en faisant le lien avec les notions d’héritage et de durabilité, priorités affichées par l’Agenda 2020 du Mouvement Olympique.

JO 2024 : A ce jour, Budapest comptabilise 12 Partenaires Officiels

Le financement d’une candidature olympique et paralympique constitue bien souvent une stratégie singulière pour cette entreprise d’importance. Chaque Ville Candidate en a conscience et notamment celles actuellement engagées dans la course aux Jeux d’été de 2024.

Si Los Angeles (États-Unis) mise intégralement sur un apport privé que ce soit pour sa candidature ou le cas échéant, pour la mise en application de son projet d’organisation, Paris (France) a préféré inclure une participation des pouvoirs publics.

Ainsi, sur un budget de candidature de 60 millions d’euros sur deux ans, 30 millions ont été apportées par l’État, la Ville de Paris et la Région Île-de-France, le reste de la somme étant fournie par le Cercle des Partenaires dont le ticket d’entrée est fixé à 2 millions d’euros.

(Crédits - Budapest 2024)

(Crédits – Budapest 2024)

Du côté de Budapest (Hongrie), une autre stratégie a été développée, que ce soit pour la candidature ou pour le projet, avec une forte implication des pouvoirs publics.

De fait, comme l’a récemment indiqué le Président de Budapest 2024 en interview sur « Sport & Société », l’État participe actuellement à hauteur de 53,8 millions de dollars (48,87 millions d’euros) au financement de la candidature, tandis que le secteur privé a pour l’heure injecté quelques 4,7 millions de dollars (4,27 millions d’euros).

Si des entreprises nationales sont bien sûr présentes parmi les sponsors officiels, des filiales de multinationales sont également représentées parmi les soutiens financiers de Budapest 2024.

La participation du secteur privé provient à ce jour de douze Partenaires Officiels : Audi, Budapest Airport, The Budapest Transport Company, The Centre for Budapest Transport, Gránit Pólus, Graphisoft, Mid Ocean Brands, Provident Financial, Magyar Telekom, Wizz Air, Zwack Unicum.

Contacté par « Sport & Société », le Comité de Candidature a fait savoir que le douzième sponsor ne souhaitait pas être présenté pour l’instant et ce, compte-tenu de la préparation d’une annonce officielle qui devrait intervenir dans les prochains jours.

JO 2024 : La candidature de Budapest commémore l’insurrection de 1956

Ce dimanche 23 octobre, le Comité de Candidature de Budapest 2024 a dévoilé un nouveau visuel issu de son projet olympique.

Illustrant l’organisation des compétitions de tir-à-l’arc, ce visuel met en avant l’aménagement temporaire envisagé sur le parvis du Parlement de Hongrie, avec la mise en place de tribunes pouvant accueillir quelques 4 000 spectateurs.

Ces derniers seraient installés dans l’un des cadres les plus connus de la ville, devant un bâtiment emblématique de Budapest et de la Hongrie.

Visuel du Centre de tir-à-l'arc installé sur le parvis du Parlement de Hongrie (Crédits - Budapest 2024)

Visuel du Centre de tir-à-l’arc installé sur le parvis du Parlement de Hongrie (Crédits – Budapest 2024)

« L’accueil du tir-à-l’arc sur le parvis du Parlement est un exemple de la façon dont nous pouvons utiliser des sites temporaires et durables au sein de lieux historiques afin de maximiser l’expérience des spectateurs, tout en répondant aux exigences strictes de protection des sites classés par l’UNESCO » a affirmé Pál Baross, Président du Conseil Consultatif de Durabilité de Budapest 2024.

La date de présentation de ce nouveau visuel n’a en tous cas pas été choisie au hasard.

En effet, le 23 octobre constitue en Hongrie une journée particulière lors de laquelle est commémorée l’insurrection populaire de 1956. Le parvis du Parlement avait alors été l’une des scènes de la répression vis-à-vis du soulèvement étudiant.

« Le sport transcende les frontières et les différences.

Le sport a été un phare qui a éclairé le chemin de la Hongrie au cours de son histoire moderne, une source de dignité, d’identité et d’encouragement, génération après génération.

Les Jeux Olympiques ont une signification particulière pour la Hongrie au regard de ce contexte ; ils ont servi d’exemple du fait que la puissance du sport peut guérir les blessures et unir l’humanité.

Nous sommes très fiers que l’un des plus beaux exemples de ce phénomène ait été l’intervention du Chancelier du CIO, Otto Mayer, pour permettre à l’équipe olympique hongroise de pouvoir concourir aux Jeux de Melbourne en 1956″ a d’ailleurs rappelé Balázs Fürjes, Président de Budapest 2024, récemment interviewé par « Sport & Société ».

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

La dimension historique et patrimoniale de la candidature de Budapest 2024 avait déjà été mise en exergue il y a quelques jours.

Les promoteurs du projet hongrois avait alors présenté une série de visuels pour illustrer l’emplacement des compétitions au cœur de sites emblématiques de Budapest.

Une manière d’allié le passé et l’avenir, et de faire le lien avec les recommandations de l’Agenda 2020 du CIO dans le domaine de l’héritage.