Co-Président des Jeux d’Albertville 1992, et Premier Ministre dans les mois ayant suivi l’attribution de l’édition 2030 aux Alpes françaises, Michel Barnier reste aujourd’hui un acteur du dossier, lui qui s’était vu confier la mission de préfigurer l’installation du Comité d’Organisation.

Dans la tempête, Edgar Grospiron peut compter sur certains appuis, parmi lesquels celui de Michel Barnier, qui, avant d’être élu Député de la deuxième circonscription de Paris l’an passé, fut une figure politique de la Savoie, et l’un des artisans du succès des Jeux d’hiver d’Albertville 1992 qu’il présida aux côtés de la légende du ski alpin, Jean-Claude Killy.
A ce titre, les parties prenantes au projet olympique et paralympique des Alpes françaises 2030 ont pu bénéficier de son regard et de son expérience, notamment lorsqu’il fut question de préparer l’établissement du Comité d’Organisation (COJO).
Ces derniers mois, ledit COJO a néanmoins souffert de départs à répétition et de polémiques concernant la gestion interne et les orientations prises. Certes, plusieurs Comités d’Organisation des Jeux ont bien sûr pu être impactés par des aléas de gouvernance dans le passé, comme Milan-Cortina 2026 par exemple, mais rares sont toutefois ceux ayant connu des secousses de l’ampleur de celles ciblant les Alpes françaises 2030.
Or, force est de constater qu’un an presque jour pour jour après la nomination du Président du COJO, Edgar Grospiron, Michel Barnier demeure l’un de ses soutiens les plus marqués et ce, même si les critiques ont pu se faire jour à l’endroit de l’ancien Champion Olympique de bosses des JO 1992.
Comme l’a notamment affirmé avec bienveillance l’ex-Chef du gouvernement français – qui avait formalisé la lettre de garantie de l’État – dans une interview pour « Le Dauphiné Libéré » publiée ce mardi 24 février 2026 :
Je recommande de garder son sang-froid. J’ai eu beaucoup de sang-froid dans le passé. […]
Nous avons décidé de procéder à des ajustements et de repartir sur de nouvelles bases. […] Je […] fais confiance [à Edgar Grospiron]. Nous sommes nombreux à lui faire confiance. Nous l’avons choisi. Il faut non pas le critiquer – il y a toujours des ajustements à faire -, mais le soutenir et l’encourager.
Ce soutien ainsi exprimé survient dans une période charnière pour le COJO et son Président qui ont acté cette semaine le débarquement du Directeur Général, Cyril Linette, et qui doivent désormais – au-delà du recrutement du futur numéro deux de l’instance – préparer l’accélération des chantiers en cette année 2026 décisive.
De fait, les parties prenantes au dossier olympique et paralympique doivent prochainement arrêter les modalités d’installation de la nouvelle gouvernance du COJO, tout en établissant la carte des sites attendue par le Comité International Olympique (CIO) et les Fédérations Internationales (FI), sans compter également la présentation des emblèmes des Jeux au cours du printemps, et l’enclenchement espéré du Programme des Sponsors.
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