Brisbane 2032 : La prudence est de mise concernant le coût du Centre Aquatique Olympique

Dans l’optique des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de Brisbane 2032, les organisateurs tablent sur l’aménagement d’un nouveau Centre Aquatique pour lequel les autorités se veulent toutefois prudentes à ce stade quant au coût d’édification du monumental ouvrage.

Visuel du National Aquatic Centre prévu dans le quartier de Spring Hill à Brisbane, Queensland, Australie, dans l’optique des Jeux d’été de 2032 (Crédits – Queensland Government / Artist impression)

Après l’examen des 100 jours réalisés, plus tôt cette année, la piste de la Brisbane Arena avait été écartée au profit d’un nouveau projet pour la mise en place du Centre Aquatique Olympique, soit l’une des principales installations sportives des Jeux.

A l’instar du Gabba Stadium, lui aussi abandonné en cours d’examen, l’enceinte multifonctionnelle de 17 000 places à construire en pleine ville et pour partie sur une emprise ferroviaire a longtemps suscité les doutes et les critiques quant à l’investissement nécessaire.

De fait, l’aménagement de la Brisbane Arena aurait pu coûter la bagatelle de 2,5 milliards de dollars australiens, autrement dit, une part importante de l’enveloppe globale de 7,1 milliards de dollars australiens sanctuarisés ces dernières années par le Gouvernement fédéral et le Gouvernement du Queensland.

Aussi, en lieu et place de cet écrin qui pourra toujours être conçu, mais sur la base de fonds privés, les autorités et les organisateurs des Jeux d’été de 2032 se sont entendus pour aménager un nouvel équipement à l’emplacement de l’actuelle Centenary Pool dans le quartier de Spring Hill, près de Victoria Park où doit par ailleurs être construit le futur Stade Olympique.

Destiné à devenir un véritable pôle de référence pour les quatre sports aquatiques que sont la natation, la natation synchronisée, le plongeon et le water-polo, le Centre Aquatique Olympique devrait être composé de deux structures complémentaires, dotées de bassins aux dimensions olympiques et de tours de plongeon.

Avec un tel dispositif, alliant espaces pour les compétitions et pour les entraînements, les organisateurs prévoient la mobilisation de la première enceinte forte de 19 350 places, et celle de la seconde, pouvant accueillir jusqu’à 5 000 spectateurs.

A l’issue des compétitions, la jauge permanente du site dans son ensemble sera abaissée à 8 350 places – soit dans le détail 5 850 pour la première structure et 2 500 pour la seconde – ce qui garantira la possibilité pour l’ouvrage d’héberger de façon régulière des événements d’envergure nationale et de classe mondiale, tout en étant utilisé au quotidien par les publics locaux et les équipes et clubs sportifs du Queensland.

Comme l’avait alors salué la Fédération Australienne de Natation :

Ce plan constitue un véritable héritage pour les communautés de Brisbane et du Queensland, honore et célèbre l’amour de longue date des Australiens pour les sports aquatiques et permettrait au sud-est du Queensland de devenir un pôle mondial des sports aquatiques.

Visuel du National Aquatic Centre prévu dans le quartier de Spring Hill à Brisbane, Queensland, Australie, dans l’optique des Jeux d’été de 2032 (Crédits – Queensland Government / Artist impression)

Or, avant même le début du chantier – et même avant la validation pleine et entière du projet – les autorités se montrent aujourd’hui prudentes concernant les estimations qui ont pu être évoquées jusqu’à présent.

Tandis qu’un chiffrage initial de 650 millions de dollars australiens avait été projeté au printemps dernier, de récents propos tenus par Stephen Conry, Président de l’Autorité Indépendante des Infrastructures et de Coordination des Jeux (GIICA), ont laissé entendre que le coût d’aménagement du vaste équipement pourrait avoisiner 1,2 milliard de dollars.

Face à cette éventualité – qui rappellerait inévitablement les dérapages budgétaires du projet de reconstruction du Gabba Stadium et qui serait susceptible d’altérer une fois de plus la confiance de l’opinion publique à l’égard de Brisbane 2032 – la GIICA a effectuée ces jours-ci une sorte de rétropédalage.

Le Directeur Général par intérim de l’instance a en effet tenu à apporter quelques précisions essentielles concernant le chiffrage et la répartition de celui-ci.

Ainsi que l’a relevé le « Brisbane Times », Nick Elliott a fait savoir que :

Cette estimation est très préliminaire.

Cela comprend des travaux pour le Centre Aquatique Olympique, mais aussi des chantiers dans le quartier de Chandler.

Nous en sommes aux premiers stades du processus de validation du projet. Nous avons encore beaucoup à faire pour comprendre les exigences et la conception d’une telle installation qui facilitera le déroulement des Jeux.

Il est bien trop tôt pour avancer des chiffres à ce stade.

Pour dissiper les craintes, la GIICA et les acteurs impliqués dans le projet du Centre Aquatique Olympique devront être en mesurer de fournir des éléments concrets et surtout de définir une feuille de route avant la fin de l’année 2025.

Visuel du National Aquatic Centre prévu dans le quartier de Spring Hill à Brisbane, Queensland, Australie, dans l’optique des Jeux d’été de 2032 (Crédits – Queensland Government / Artist impression)


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