Président de la Commission des Athlètes de Paris 2024 et membre du Comité International Olympique (CIO) depuis 2022, Martin Fourcade avance désormais ses pions pour prendre la tête du futur Comité d’Organisation (COJO) des Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030.

Trois mois presque jour pour jour après l’attribution des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, la légende française du biathlon monte à l’offensive, conscient que son palmarès hors du commun et son expérience dans les préparatifs des JO 2024 pourraient être des plus bénéfiques pour le projet des Alpes françaises.
Dans une interview accordée au quotidien sportif « L’Équipe », ce mercredi 23 octobre 2024, Martin Fourcade précise ainsi son état d’esprit et sa volonté de participer pleinement à l’organisation de l’édition des Jeux d’hiver qui succédera à celle de Milan-Cortina 2026.
Ainsi que l’expose l’athlète tricolore le plus titré de l’histoire des Jeux :
Ce n’est pas une ambition personnelle pour laquelle je m’engage mais collective. Mon ego, je l’ai soigné en gagnant des médailles. C’est plus l’impression d’être à la croisée de tous ces chemins. On a un projet qui regroupe tout un tas d’acteurs différents, les deux régions, les partenaires économiques, le CIO, les athlètes, les stations et j’ai l’impression de ressentir le soutien de toutes ces parties prenantes.
[…] Je crois que le président doit avoir une vision et une impulsion, c’est ce que j’ai envie d’amener.
[…] Je pense que les acteurs connaissent ma sensibilité, mon côté fédérateur et à la fois ma volonté de promouvoir des Jeux ambitieux, responsables, extraordinaires à bien des égards.
En se positionnant de cette manière, Martin Fourcade met en quelque sorte au défi les parties au projet olympique et paralympique de lui trouver un challenger, sachant que son nom a dernièrement été concurrencé et que les exécutifs régionaux entendent aussi conserver une certaine mainmise quant à la composition du futur COJO.
Surtout, l’intervention de l’ancien biathlète de 36 ans survient à la veille d’une réunion au sommet qui doit avoir lieu à l’Hôtel de Matignon à l’initiative du Premier Ministre, Michel Barnier.
Après avoir signé, plus tôt ce mois-ci, la lettre de garantie de l’État, celui qui du fait de son rôle passé de Co-Président du COJO d’Albertville 1992 porte un regard des plus attentifs aux JO 2030, doit en effet réunir les parties au projet ce jeudi 24 octobre 2024 pour évoquer les prochaines échéances devant marquer les débuts du COJO et de la Délégation Interministérielle aux Jeux (DIJOP) récemment activée par Décret.
Lors de la réunion de ce jeudi, les parties devraient évidemment discuter de l’identité du Président du COJO et revenir sur le positionnement de Martin Fourcade.

Ayant précieusement appris des préparatifs de Paris 2024, ce dernier souhaite reprendre les fondamentaux qui ont assuré le succès de l’édition estivale 2024 et transposer dans la mesure du possible les bonnes pratiques adoptées durant la phase desdits préparatifs.
A la manière de Tony Estanguet pour Paris 2024, Martin Fourcade pourrait de facto être désireux de repousser les limites et de casser les codes traditionnels pour tout à la fois sublimer les Jeux d’hiver au cœur des Alpes françaises qui ont été l’un des berceaux historiques des sports hivernaux, et pour cheminer en direction d’un nouveau modèle de Jeux plus vertueux et responsables à l’heure du changement climatique.
Si d’aventure Martin Fourcade venait à prendre les commandes du COJO, nul doute que le CIO verrait d’un bon œil la coopération à venir, en considérant bien sûr l’expertise d’ancien sportif de haut niveau du leader français, et en appréciant de surcroît la prise de direction par l’un de ses membres.
A l’instar finalement de ce que réalisa un certain Tony Estanguet avec Paris 2024.
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