A Cortina d’Ampezzo (Italie), face à un calendrier contraint, les travaux se poursuivent en vue d’assurer la livraison de la piste destinée à accueillir les épreuves de bobsleigh, de luge et de skeleton dans le cadre des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026.

Au début du mois de septembre 2024, des représentants des parties prenantes engagées dans le projet olympique et paralympique de 2026 ont procédé à une nouvelle visite d’inspection du vaste chantier conduit à hauteur de Cortina d’Ampezzo, sur le site de la piste Eugenio Monti, chantier constituant un défi technique et logistique majeur pour pouvoir tenir des délais particulièrement contraints.
Aussi, après une incursion in situ en juin dernier, lesdites parties – à savoir des représentants de la Fédération Internationale de Bobsleigh et Skeleton (IBSF), de la Fédération Internationale de Luge (FIL), mais encore du Comité International Olympique (CIO) et bien sûr du Comité d’Organisation des Jeux de Milan-Cortina 2026 – ont ainsi pu constater l’état d’avancement des travaux en cours à l’initiative de l’entreprise Pizzarotti et sous le contrôle de la Società Infrastrutture Milano Cortina 2026 S.p.A (SIMICO).
Comme l’a exposé à l’issue de la visite le Commissaire du Gouvernement chargé de suivre le chantier auprès de la SIMICO, Fabio Massimo Saldini :
Le calendrier des travaux est respecté, tout comme la production et les objectifs stratégiques qui conduiront la piste sur une phase de pré-homologation en mars 2025 et à son utilisation en vue des Jeux Olympiques d’hiver de 2026.
La saison printanière marquée par le mauvais temps n’a pas affecté la construction qui a respecté les principales étapes et qui continue de progresser selon les délais impartis.
Le Commissaire a par ailleurs précisé que l’entrée prochaine dans la période hivernale n’aurait pas d’impact sur la poursuite du chantier qui mobilise actuellement 200 ouvriers, soit 150 personnes sur la construction propre et 50 sur les missions de pré-assemblage des structures.
Des moyens logistiques ont en effet d’ores et déjà été préparés pour permettre le bon déroulement des travaux et ce, au travers d’un plan d’urgence destiné à palier la baisse des températures qui serait de nature à affecter les tuyaux et la production de béton notamment.
Présent lors de la visite du chantier, le Président de l’IBSF n’a pas caché sa satisfaction quant à l’avancée des travaux.
Ainsi que l’a déclaré Ivo Ferriani, qui est également membre du CIO :
Après notre inspection sur le site, je suis très heureux de confirmer que la qualité du produit et le timing que nous voyons dans l’exécution des travaux nous rendent absolument confiants quant au résultat final.
Nous sommes sûrs que la piste sera prête dans les délais et selon les modalités prévus et surtout, avec la qualité nécessaire pour assurer la sécurité des athlètes.
Au cours des prochains mois, les ouvriers mobilisés devront franchir un à un le cap des 16 virages, éléments constitutifs de la partie la plus technique d’une piste de 1 650 mètres qui possédera in fine un dénivelé de 110 mètres et dont l’achèvement des principales structures doit être opéré d’ici le mois de mars 2025.
Ce calendrier serré est imposé tout autant par la perspective des JO 2026 que par l’organisation nécessaire d’épreuves-tests en amont du rendez-vous olympique. La pré-homologation de la piste de Cortina d’Ampezzo est ainsi fixée au mois de mars prochain, tandis que la phase de tests est envisagée à compter du mois d’octobre 2025.
Mais même si le chantier donne aujourd’hui satisfaction aux parties prenantes, ces dernières entendent toutefois disposer d’un plan B au cas où un dérapage calendaire et budgétaire deviendrait inévitable, sachant que le CIO a longtemps fait pression sur les organisateurs et sur les autorités italiennes pour qu’ils abandonnent l’idée d’un réaménagement – coûteux – de la piste historique Eugenio Monti.
En ce sens, le Comité d’Organisation devrait entériner le choix d’une piste alternative d’ici le mois d’octobre, choix qui sera ensuite sécurisé par le CIO.
A ce stade, trois options ont été identifiées : Saint-Moritz (Suisse), Igls / Innsbruck (Autriche) et Lake Placid (États-Unis).
Dans le cas spécifique de cette dernière, la possibilité d’accueillir les épreuves précitées revêt un caractère historique. Si d’aventure le Centre de glisse venait à intégrer le dispositif des JO 2026, il deviendrait alors le premier équipement du genre à recevoir les Jeux à trois reprises après les éditions de 1932 et de 1980.
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