Le CIO et Tokyo 2020 s’entendent sur un plan d’optimisation et de simplification des Jeux

Dix mois avant l’ouverture programmée des Jeux d’été de Tokyo 2020, le Comité International Olympique (CIO) et les organisateurs nippons ont adopté une cinquantaine de mesures visant à réduire les coûts de l’événement impacté par la crise sanitaire liée au Covid-19.

Les anneaux olympiques dans la Baie de Tokyo (Crédits – CIO)

Après un été marqué par l’aboutissement des négociations concernant la mobilisation des sites prévus pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2020 et, sur le plan plus politique, par la réélection de Yuriko Koike au poste de Gouverneure de la capitale nippone et par l’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier Ministre, en la personne de Yoshihide Suga, le CIO et Tokyo 2020 ont amorcé une nouvelle étape du défi sans précédent relatif au report de l’événement.

Ce vendredi 25 septembre, les deux parties se sont en effet entendues pour adopter des mesures d’adaptation des JO 2020.

Cette annonce intervient au moment où le monde continue de lutter contre l’épidémie de Covid-19 et alors que le report des Jeux conduira à un surcoût encore non-chiffré mais que les pouvoirs publics devront être en capacité de gérer. Ces derniers bénéficieront de l’appui de l’institution de Lausanne (Suisse) qui a d’ores et déjà débloqué une aide de 650 millions de dollars, en plus d’une enveloppe de 150 millions de dollars à destination des Fédérations Internationales qui, elles-aussi, se retrouvent aujourd’hui impactées tant par le report d’un an des Jeux d’été que par la crise sanitaire qui a bouleversé le calendrier sportif.

Pour mesurer l’effort consenti pour l’heure par le CIO, il convient de rappeler que ce package de 800 millions de dollars est environ équivalent à la contribution formulée par l’institution à l’égard des organisateurs de Tokyo 2020 au moment de la signature du Contrat Ville Hôte.

Il convient par ailleurs de faire mention que l’effort lié au report engage nombre d’interlocuteurs ce qui complexifie d’autant plus les préparatifs : le CIO et le Comité d’Organisation (TOCOG) bien sûr, mais aussi le Gouvernement Métropolitain de Tokyo (TMG), le Gouvernement du Japon, sans oublier le Comité International Paralympique (IPC), les Fédérations Internationales (FI) comme évoqué précédemment, les Comités Nationaux Olympiques et les Comités Nationaux Paralympiques susceptibles d’envoyer des athlètes aux Jeux, ainsi que les partenaires de Tokyo 2020 – qui ont amené, faut-il le rappeler, la bagatelle historique de plus de 3 milliards de dollars dans le cadre du Programme des Sponsors – et les détenteurs des droits de diffusion des Jeux.

Réunion de la Commission de Coordination du CIO, le 25 septembre 2020 (Crédits – Tokyo 2020)

L’annonce de l’adoption de plus de 50 mesures la semaine passée vient donc compléter un dispositif inédit par son ampleur dans l’histoire du Mouvement Olympique.

Les mesures adoptées par les parties visent ni plus ni moins qu’à assurer la livraison des Jeux selon le calendrier fixé au printemps dernier et dans des conditions susceptibles de limiter au maximum les dérapages budgétaires, les dépenses liées aux Jeux ayant déjà été annoncées à plus de 12,6 milliards de dollars fin 2019, soit avant la survenance de la crise sanitaire.

De fait, le CIO et le TOCOG – via la Commission de Coordination et les autorités nippones – se sont attachés à passer en revue la liste des dispositions pouvant être prises, certaines étant déjà engagées, d’autres étant encore à l’état de discussions. In fine, quatre catégories de mesures ont été identifiées, à savoir les mesures relatives aux parties prenantes, les mesures ciblant les infrastructures des Jeux, les mesures portant sur la promotion de l’événement et enfin les mesures concernant les autres secteurs d’intérêt.

A ce jour, les deux instances ont notamment acté un effort en ce qui concerne la réduction du nombre de membres du personnel des parties prenantes présents lors des Jeux. Par ce choix, le CIO et Tokyo 2020 entendent réduire la voilure concernant non pas le quotas d’athlètes appelés à concourir l’an prochain, mais les effectifs des différentes délégations officielles allant des membres de la Famille Olympique aux représentants des sponsors par exemple.

La rationalisation des services de transport, mais encore l’adaptation des activités destinées aux spectateurs sur les sites des compétitions font également partie des mesures adoptées.

Pour ce qui est de l’aspect purement administratif, il a en outre été décidé de poursuivre l’organisation à distance des réunions programmées avant les Jeux, autrement dit, la tenue par visioconférence des points d’étapes et des rendez-vous entre les parties engagées dans les préparatifs de Tokyo 2020. Cela concernera notamment la prochaine réunion de la Commission Exécutive du CIO au cours de laquelle un point sera fait sur l’estimation des économies provisoires pouvant être réalisées.

Si des précisions seront donc apportées au fil des semaines, avec potentiellement d’autres adaptations au regard de l’évolution de la crise sanitaire, la Commission de Coordination de Tokyo 2020 se montre aujourd’hui confiante sur le bon déroulement des préparatifs qui pourraient par ailleurs servir de modèle pour les Olympiades suivantes.

Comme l’a en ce sens affirmé John Coates, Président de ladite Commission :

Reposant sur les principes définis par le Comité de pilotage conjoint CIO / Tokyo 2020, ce plan d’optimisation et de simplification constitue une étape importante pour l’organisation de Jeux sûrs et réussis en 2021.

Nous devons au public d’adopter ces mesures en ces temps difficiles ; c’est pourquoi nous ne négligeons aucune piste et nous continuerons d’envisager d’autres scénarios au cours des mois à venir. Cette tâche unique que représente la réorganisation d’une édition des Jeux Olympiques a appelé le Mouvement Olympique à être plus fort ensemble – ce cap témoigne de notre engagement commun.

Le ‘modèle de Tokyo’ ne permettra pas seulement la livraison de Jeux adaptés au monde de l’après-coronavirus, il deviendra également une référence dont pourront bénéficier pendant longtemps les prochains Comités d’Organisation.

Vue intérieure du Stade Olympique de Tokyo (Crédits – Japan Sport Council)

Au-delà de l’aspect logistique et organisationnel strict, les parties vont devoir s’attacher à poursuivre les discussions régulières avec les experts médicaux et scientifiques et avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Sur ce point lié à la sécurité et à la santé de l’ensemble des participants aux Jeux – athlètes, délégations, spectateurs, médias, etc. – des mesures spécifiques de lutte contre l’épidémie de Covid-19 ont été étudiées et rassemblées dans sept domaines, comprenant les déplacements et l’entrée dans le pays, la distanciation physique, le nettoyage et les équipements de protection individuelle, la restauration, les tests, le traçage et la quarantaine, les moyens d’informations et enfin les éléments portant sur la progression de la recherche sur les vaccins.

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