Tokyo 2020 : Le chantier du Centre aquatique dans la dernière ligne droite

Prévu pour accueillir les meilleurs nageurs et plongeurs de la planète à l’été 2020, le Centre aquatique olympique de Tokyo prend forme dans le paysage urbain de la capitale nippone avant la fin programmée des travaux au mois de février prochain.

La semaine dernière, pour preuve de l’état d’avancement du chantier, le Comité d’Organisation a d’ailleurs ouvert aux médias les portes de l’édifice installé dans le secteur de la baie de Tokyo.

L’occasion pour les autorités de présenter ce qui deviendra l’un des sites majeurs des Jeux de 2020 et un élément laissé en héritage pour le territoire métropolitain et la population.

Vue extérieure du Centre aquatique olympique de Tokyo en novembre 2019 (Crédits – Tokyo 2020 / Uta Mukuo)

A l’instar du Stade Olympique, la construction de ce vaisseau de 65 500 m² – 56 000 m² après les Jeux – a pourtant connu des remous au cours des années passées.

Initialement présenté pour accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs le temps des Jeux, le Centre aquatique a finalement été contraint à des aménagements logistiques, pour tenir à la fois les délais impartis par l’échéance olympique et surtout pour satisfaire aux exigences budgétaires imposées par le Comité d’Organisation, mais aussi par le Comité International Olympique (CIO).

De fait, compte-tenu des modifications apportées au projet estimé à 56,7 milliards de yens (473,09 millions d’euros), le site implanté au sein du Tatsumi-no-Mori Seaside Park disposera finalement de près de 15 000 places à son ouverture, avec la possibilité d’adapter la structure – mur modulable et profondeur ajustable – une fois les compétitions olympiques (natation, natation synchronisée, plongeon) et paralympiques (natation) terminées.

(Crédits – Tokyo 2020 / Uta Mukuo)

Dans son dossier de candidature, Tokyo 2020 avait d’ailleurs fait mention de sa volonté de proposer une structure adaptée pour l’après-JO, avec en particulier environ 5 000 places pérennes, et l’ambition d’organiser des événements sportifs réguliers en complément du site existant qui accueillera l’an prochain le tournoi de water-polo :

Comme le Centre International de Natation de Tatsumi déjà existant, il accueillera des Championnats métropolitains de différents sports aquatiques, les Championnats nationaux, l’Open du Japon et d’autres compétitions internationales de natation.

Concrètement, les autorités locales – qui misent sur la localisation du site et son implantation au cœur d’un parc urbain – souhaitent attirer au moins un million de visiteurs chaque année, dont 850 000 dans le cadre d’une centaine de compétitions aquatiques.

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Cette double exigence – modularité de l’enceinte et capacité à accueillir divers événements – n’est pas sans rappeler le Centre aquatique hérité des Jeux de Londres 2012.

Disposant au départ de 17 500 places installées dans deux immenses ailes aménagées de part et d’autre, le site – conçu par l’architecte irako-britannique Zaha Hadid – fut par la suite remodelé pour ne conserver que 2 500 sièges pérennes et assurer ainsi une utilisation raisonnée de l’équipement.

Depuis son ouverture au public en 2014, plusieurs millions de personnes ont franchi les portes du Centre aquatique de Londres, qui n’a pas manqué d’accueillir événements importants – comme les Championnats d’Europe de natation en 2016 – et sessions d’apprentissage de la natation et du plongeon, grâce notamment à l’investissement du médaillé olympique britannique, Tom Daley.

Vue extérieure du monumental Centre Aquatique de Londres (Crédits – Zaha Hadid Architects)

Si Londres 2012 a été un exemple pour le projet du Comité d’Organisation de Tokyo 2020, le site nippon devrait à n’en pas douter être scruté dans ses moindres détails par les organisateurs des futures Olympiades qui se rendront au Japon en amont et à l’occasion des JO 2020.

En visite à Tokyo en février 2017, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, avait déjà pu visiter le chantier du Centre aquatique, alors que Paris 2024 prévoit l’aménagement de deux structures – l’une temporaire, l’autre pérenne – face au Stade de France dans l’optique des Jeux d’été de 2024.

Quelques mois plus tard, des officiels parisiens – qui comptent aussi s’inspirer de Londres 2012 – avaient poursuivi leur propre réflexion en se rendant à Budapest (Hongrie), hôte des Championnats du Monde de natation 2017 dans un écrin flambant neuf.

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