JO 2024 : « Objectivement je pense qu’on a toutes nos chances » (Guy Drut)

Critique à l’égard d’une candidature olympique française après les échecs successifs de Paris 2012 et Annecy 2018, Guy Drut avait estimé, au lendemain de la victoire de Tokyo pour l’organisation des Jeux d’été de 2020, que la France n’avait peut-être pas la capacité d’accueillir le monde olympique en 2024.

Quelques semaines plus tard, en novembre 2013, l’ancien athlète aujourd’hui membre du Comité International Olympique (CIO), avait pointé le fait qu’il était « trop tôt pour se déclarer », en particulier à l’approche des élections municipales.

Un an se sont écoulé et Guy Drut semble à présent rassuré sur les conditions nécessaires au dépôt d’un nouveau projet olympique tricolore, estimant même que Paris 2024 aurait « toutes [ses] chances ».

Mr. Guy Drut IOC member (FRA)

Si les autorités politiques – au premier rang desquelles la Maire de Paris, Anne Hidalgo – doivent encore être convaincues par le Mouvement sportif français, ce dernier apparaît sous une dynamique favorable à l’idée d’une candidature de Paris à l’organisation des JO 2024.

L’adoption, à l’unanimité, de la réforme Agenda 2020 du CIO semble en outre susceptible d’accélérer la mise en chantier d’un projet français dès le début de l’année 2015, plusieurs modifications de la réglementation olympique actuelle étant en mesure d’être favorables à une telle démarche.

Afin de s’assurer d’une bonne réception de la part du CIO, Guy Drut a néanmoins posé une question pertinente lors de l’examen des recommandations de la Commission exécutive de l’instance olympique :

« On ne peut pas comparer la structure administrative de Paris, Tokyo ou Londres.

Peut-il y avoir pour les JO à Paris par exemple, un contrat avec la capitale, les départements, la région ou la métropole du Grand Paris en cours de constitution ? »

Derrière cette question relative aux parties prenantes au contrat Ville-Hôte, Guy Drut a souhaité savoir si d’autres collectivités que la capitale étaient susceptibles d’être associées au projet olympique, ce à quoi a répondu de manière explicite, John Coates, Président de la Commission chargé de la réforme des candidatures olympiques :

« En plus de la Ville Hôte et du pays hôte, nous envisagerons d’autres autorités régionales ou nationales qui pourraient être parties au contrat ».

Illustration : Crédits – Benoît Fontaine / CIO

4 pensées

  1. Oui, Paris et la France ont toutes leurs chances. Le dossier technique pourrait être béton, et pourrait inclure notamment les équipements suivants:

    Stade France (construit, à rénover)
    Parc des Princes (relifté pour 2016, devrait être reconstruit ensuite)
    Grand Stade de rugby à Evry (Construction programmée)
    Bercy Arena (En rénovation profonde)
    Stade Roland-Garros (Rénovation majeure programmée)
    Arena 92 (En construction)
    Base nautique de Vayres-sur-Marne (En construction)
    Vélodrome national (Neuf)
    Salle Pierre de Coubertin (qui doit être agrandie je crois)
    Stade Charléty
    Parc des Expos de la porte de Versailles
    Future maison du handball

    Il ne manque que la piscine olympique, un centre des médias et le village, comme constructions majeures.

    En dehors de Paris (pour le foot/soccer et le rugby)

    Stade Pierre-Mauroy de Lille (Neuf)…Et pourquoi pas l’utiliser comme grande salle pour le basket ou un autre sport, dans sa configuration aréna? Lille est à 1h de Paris en TGV…

    Stade des Lumières de Lyon (En construction)
    Stade Vélodrome de Marseille (Reconstruit)
    Allianz Riviera de Nice (Neuf)
    Stade de l’Atlantique à Bordeaux (En construction)
    Stade Felix Bollaërt de Lens (En rénovation importante)
    Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne (En rénovation importante)
    Stade Municipal de Toulouse (En rénovation)

    Peuvent s’ajouter le Stade de la Mosson à Montpellier ou encore La Beaujoire à Nantes qui pourraient profiter des Jeux pour être rénovés.

    Quelles seront les autres candidates? Rome, Berlin (je ne crois pas que le comité olympique allemand choisira Hambourg), Bakou, Istanbul, Doha, Durban ou Johannesburg et la ville américaine. Après 4 éditions d’affilée hors d’Europe, il y a très peu de chances que 2024 échappe à l’Europe.

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    1. C’est vrai Paris a toute ses chances de décrocher enfin l’événement majeur lui échappant depuis longtemps. Avec la plupart des équipements sportif présents, en rénovations ou en constructions avec les nouvelles normes olympiques, nous avons un avantage considérable.

      Mais voilà, n’oublions pas que beaucoup d’obstacles se présenteront devant l’équipe de candidatures et qu’à l’heure actuelle, se sera un vrai chemin de croix:
      -Les villes concurrentes seront effectivement nombreuses (comparer aux JO d’hiver 2022).

      Les Etats-Unis n’auront plus eu les jeux depuis 2002 (Pour l’été…depuis 1996 et les désastreux jeux d’Atlanta).

      L’Allemagne a le vent en poupe et l’idée d’avoir le beurre( président Bach) et l’argent du beurre( les JO) leurs feraient un très grand plaisir. D’ailleurs, ils voudront à tout prix les avoir pour faire oublier l’organisation de 1936 (Hiver et été) et l’horreur de 1972.

      Bakou qui organisera les jeux européens dans quelques mois, si la compétition est un succès, voudra les avoirs; qui plus est, ils auront une grande partie des équipements construits.

      L’Italie reste un adversaire a surveillé car beaucoup de leur membre (CIO) sont très influents.

      Doha malgré que les jeux dans les 8 prochaines années se dérouleront dans 3 villes asiatiques, ne voudront pas lâcher le morceaux.

      Istanbul s’est prise 5 fois une gifles de la part de l’institution olympique et la dernière était la plus douloureuse (2000, 2004, 2008, 2012 et donc 2020) sera prête.

      Et l’Afrique su Sud représentera tout un continent, qui n’a jamais eu cette chance d’organiser des jeux (et il est logique qu’ils obtiennent un jour).

      Autre soucis… la France elle même :

      Comment convaincre une population désirant pour la plupart ne plus être en campagne pour ça ?
      Certains partis politiques se feront entendre .
      Les pros Expos Universelles ne le voient pas d’un très bon oeil, se potentiel « concurrent » qui n’en est pas un, etc…

      Bref il y aura beaucoup de travail avant 2017 et Lima.

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      1. Si Paris décide de se lancer dans la bataille, c’est que les décideurs auront acquis la conviction que la candidature peut gagner.

        Après 2018, 2020 et 2022, l’Asie n’a aucune chance. Doha ne décrochera pas 2024, c’est une quasi certitude, à moins que tous les autres renoncent. Par contre 2028 sera à sa portée.

        Istanbul se heurtera au même problème que pour 2020, à savoir son contexte géopolitique peu favorable et incertain. De plus, la Turquie semble vouloir se concentrer sur l’Euro de football masculin de 2024.

        Bakou aura certes les équipements requis, mais si Istanbul, n’y arrive pas depuis son premier essai pour 2000, je vois mal la capitale azérie y parvenir, en battant au passage les USA, la France, l’Allemagne, l’Italie, et éventuellement la Turquie ou l’Afrique du Sud.

        Les États-Unis seront redoutables, mais là encore, je ne les vois pas s’imposer. Priver l’Europe de JO d’été pendant 16 ans (jusqu’en 2028),voire même plus, c’est difficilement envisageable.

        Rome sera elle aussi à surveiller de très près et, à part le contexte économique italien assez difficile, je lui vois peu de faiblesses.

        Berlin? Hambourg? Je te rappelle que les dernières candidatures allemandes n’ont vraiment pas été des réussites. De plus, le fait que Bach soit le président du CIO ne me semble pas un avantage. Nous ne sommes plus au temps où Samaranch imposa Barcelone par tous les moyens. Beaucoup de votants vont s’en doute se dire que l’Allemagne a été suffisamment servie avec la présidence du CIO. De plus, après les soupçons portant sur le Qatar pour la CM de la FIFA 2022, pas certain que le CIO va vouloir jouer dans le même film. De plus, Bach a réussi à imposer son Agenda2020, mais à quel prix? Il a certainement dû se faire quelques adversaires au passage, des adversaires qui pourraient voter contre une candidature allemande. Sans oublier que Berlin ou Hambourg devra en passer par un référendum populaire pour poursuivre l’aventure. Ce n’est sans doute pas gagner.

        Enfin, malgré la preuve d’ouverture manifeste du CIO, il faut encore tester tout cela à l’épreuve des faits.

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