JO 2024 : La France lance une étude d’opportunité et s’organise pour Sotchi

« On va prendre la température ».

C’est ainsi que Bernard Lapasset, Président du Comité Français du Sport International (CFSI) a qualifié la mission française à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi (Russie) qui s’ouvriront vendredi 07 février.

Lors de l’événement planétaire, la Ministre des Sports, Valérie Fourneyron, mais aussi Bernard Lapasset et Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) seront présents pour représenter la France et enclencher de premières discussions avec des experts du Mouvement Olympique mais surtout, des membres de l’institution de Lausanne.

Toutefois, pour Denis Masseglia, cité par « Le Point », cette stratégie ne relève pas du lobbying, car « aujourd’hui, on n’est pas candidat.

A Sotchi, on peut très bien avoir des relations avec les membres du Comité International Olympique (CIO) sans parler d’une candidature de 2024 ou au-delà.

On a un gros défaut. On parle de nous et on ne laisse pas les autres s’exprimer sur ce dont eux ont envie. Faisons le contraire, écoutons-les. C’est important, quand on a l’ambition de séduire des décideurs, d’écouter ce qu’ils ont a dire à propos des Jeux.

Il y a dans une forme de respect une sorte de lobbying aussi ».

En marge de ce rendez-vous majeur que représente Sotchi, le CNOSF s’apprête à lancer une étude d’opportunité, concernant une éventuelle candidature olympique pour les JO d’été de 2024.

Les détails de cette étude seront d’ailleurs présentés demain, en présence de la Ministre des Sports.

Comme précisé sur BFMTV, « avec cette étude, nous serons à même de décider.

On souhaite avoir des fondations solides sur lesquelles une éventuelle maison sera bâtie avec un superbe toit qui brille et qui puisse un jour nous faire gagner ».

L’étude se déroulera durant le printemps voire même l’été, avant une décision officielle d’ici le dernier trimestre 2014.

6 pensées

  1. On sent beaucoup de professionnalisme et d’humilité dans toutes ses démarches entreprises. C’est prometteur. Il faut sonder, écouter, rencontrer, échanger avec les décideurs. Il faut aussi accepter les éventuelles critiques, ne pas prendre pour un refus un éventuel questionnement ou un accueil mitigé. Le temps de convaincre viendra par la suite.

    Les membres du CIO savent très bien que la France organiserait les JO de façon excellente. L’enjeu n’est pas là. Il faut que la France se mette au service de l’olympisme et non demander le contraire. Les JO ne sont un dû pour aucun pays. Il faut qu’elle soit humble, sans être naïve, et qu’elle fasse preuve de volontarisme.

    Alors, les espoirs seront permis. Paris 2012 et Annecy 2018 doivent être oubliés. De l’échec naît souvent la victoire, si l’on sait en tirer les leçons. Et la France semble être sur le bon chemin.

    1. Si Bernard Lapasset pouvais être, le Directeur Général de cette probable candidature se serait un plus, il connait beaucoup de membres (asiatiques, anglosaxons), le lobbying faite pour la réintégration du rugby a été grandement salué. Donc un homme d’influence comme lui ne serait que plus bénéfique. Maintenant il est vrai que les jeux ne sont pas acquis, et qu’il faudra travailler d’arrache pied pour faire comprendre de façon classe et humble, aux autre candidatures (USA, Rome, Hambourg…) et « aux « cardinaux olympique » que notre attente a assez durée.

      1. Oui, Bernard Lapasset ferait un excellent Président de Comité de Candidature.

        Il est désormais connu et reconnu pour ses qualités par les membres du CIO. C’est notamment lui qui a permis la réintégration du rugby dans le programme olympique, discipline qui avait disparu après les JO de Paris 1924 !

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