JO 2022 : Sondage inquiétant pour Oslo

Grande favorite dans la course à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de 2022, la capitale norvégienne sera-t-elle contrainte d’abandonner à l’image de sa voisine, Stockholm (Suède) ?

La question mérite en tout cas d’être posée après la publication d’un sondage particulièrement inquiétant pour les partisans d’Oslo 2022.

Malgré une campagne promotionnelle active et un projet reconnu comme étant viable et solide économiquement, Oslo ne parvient pas à convaincre encore les citoyens du bien fondé de sa candidature olympique.

Ainsi, un sondage* réalisé par l’institut Norstat pour le magazine conservateur Minerva, montre que les Norvégiens sont majoritairement réticents concernant l’utilisation de fonds publics pour garantir le budget olympique.

En cas d’imprévus et afin d’assurer le financement optimal des Jeux, l’État Norvégien devrait en effet mobiliser une enveloppe de 34 milliards de couronnes (4,31 milliards d’euros), une somme non-négligeable pour les contribuables.

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Dès lors, 58% des citoyens de Norvège estiment que l’État ne devrait pas apporter ses garanties financières pour les Jeux tandis que 26% souhaitent au contraire un appui franc des pouvoirs publics.

Ces chiffres varient évidemment d’une région à l’autre. Dans le nord du pays, l’opposition atteint par exemple 75% et dans l’ouest, 69%.

A Oslo, ville requérante, ce chiffre est de 49%. A l’inverse, seuls 37% des citoyens se déclarent favorables à une garantie pleine et entière de l’État.

Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour la suite de l’aventure olympique d’Oslo.

L’absence de garanties gouvernementales mettrait un terme à la candidature de la Norvège et relancerait dès lors, la candidature de Cracovie (Pologne) – qui dispose déjà du soutien des autorités nationales – mais aussi les concurrentes asiatiques, Almaty (Kazakhstan) et Pékin-Zhangjiakou (Chine).

* Sondage réalisé auprès de 1 000 personnes entre le 14 et le 20 janvier 2014
Illustration : Crédits – Oslo 2022

5 pensées

  1. Et bien, ça se présente mal pour les promoteurs de la candidature. Même si Oslo a un boulevard devant elle, cela pourrait devenir compliqué de convaincre le gouvernement norvégien…

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    1. En effet et malheureusement ce n’est pas nouveau.

      J’avais déjà eu l’occasion d’aborder le scepticisme des citoyens et des autorités. Le référendum a certes donné un « Oui », mais ça n’a pas été un plébiscite, loin de là.

      Désormais, si le Gouvernement et le Parlement ne donnent pas les garanties financières, Cracovie pourrait bénéficier des déboires d’Oslo. Surtout, elle s’affirmerait comme la seule ville européenne en mesure d’accueillir les Jeux, puisque Lviv risque elle aussi de pâtir du contexte actuel.

      Et que dire des deux villes asiatiques qui, malgré le principe de rotation des continents, pourraient revenir sur le devant de la scène.

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      1. Oui, tu as raison Kevin. Le problème de Cracovie est que sa candidature repose sur 2 pays. Cela pourrait refroidir beaucoup de membres du CIO. L’organisation par un seul pays est parfois compliquée, alors par deux, cela multiplie les problématiques potentielles. La Pologne a toutefois pu expérimenter cela avec l’Ukraine, lors de l’Euro 2012. Ce qui pourrait l’aider à vendre son projet, si elle a su en tirer les leçons.

        Quant aux deux candidatures asiatiques, on pourrait être supris par leur résultat en 2015, si Oslo renonçait. J’ai déjà écrit dans un article qu’il ne faut pas les écarter trop vite. Au cas où Oslo ne serait pas de la partie, Beijing pourrait représenter la solution la plus sûre pour le CIO, entre une candidature potentiellement problématique avec 2 pays (Cracovie) et une autre asiatique plus incertaine (Almaty). J’ai volontairement écarter Lviv. Certes, la Chine n’a que peu de culture hivernale des sports d’hiver. Je n’y vois toutefois pas vraiment de problème, puisque quand les Chinois veulent quelque chose, ils font en sorte d’y parvenir!

        En 2022, le CIO pourrait bien ne pas avoir d’utre choix que de retourner en Asie, après 2018 et 2022…la voie serait alors encore plus ouverte pour l’Europe en 2024. Mais tout cela n’est encore qu’incertitude (Oslo est toujours en course, jusqu’à nouvel ordre).

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