JO 2024 : Masseglia : « Inopportun de se lancer dans une aventure insuffisamment préparée »

Le 09 janvier dernier, Denis Masseglia a présenté ses vœux en qualité de Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).

Après avoir tracé les perspectives d’avenir du mouvement sportif tricolore, Denis Masseglia est bien sûr revenu sur l’hypothèse d’une candidature olympique pour les Jeux d’été de 2024 et préfère rester prudent.

Selon lui, « l’aventure olympique est la plus belle de toutes. Elle fait rêver, elle donne envie.

Alors oui, mille fois oui, j’ai envie, vous avez envie, nous avons envie, d’illustrer notre ambition olympique par une candidature aux prochains Jeux Olympiques.

Mais ce n’est pas parce que l’on a envie qu’il ne faut pas maîtriser ses pulsions et procéder avec méthode ».

Voeux Denis Masseglia

Le Président du CNOSF rejoint ainsi la position exprimée depuis plusieurs mois maintenant par Guy Drut, membre français du Comité International Olympique (CIO) pour qui une candidature française ne doit pas être synonyme de précipitation.

De fait, pour Denis Masseglia, « il nous appartient [dès lors] de prendre nos responsabilités et d’être à la hauteur de la confiance qui nous est témoignée jusqu’au plus haut niveau de l’État. C’est pour cela qu’il faut canaliser notre enthousiasme et éviter de se précipiter.

Il y a un certain nombre de conditions à satisfaire. La première est d’être unitaire et cohérent. Je suis personnellement, et je ne suis pas le seul dans ce cas évidemment, très heureux de constater que les principales parties prenantes, État, territoire, monde économique et mouvement sportif, toutes présentes au sein du Comité Français du Sport International (CFSI), parlent de la même voix.

La recherche de l’effet d’annonce n’est pas souvent l’associé de la réussite future, c’est plutôt le contraire et c’est important de veiller à ce que, si annoncer il doit y avoir, nous le fassions de manière unitaire, au moment voulu, et après en avoir décidé tous ensemble ».

Le Président du CNOSF fait d’ailleurs de cette unité, un élément central d’un éventuel projet olympique porté par la France.

Ainsi, il estime qu’il est nécessaire d’être « ensemble pour les différentes parties prenantes mais aussi en interne au mouvement sportif, ensemble avec les membres français du CIO, sans l’adhésion et la participation desquels il serait vain d’imaginer quoi que ce soit ».

Il n’en oublie pas pour autant l’importance du soutien populaire dans le cadre d’un dossier de candidature. En effet, « le CIO est très attentif à l’engouement que peut susciter une éventuelle candidature olympique. Et nous devons être innovants sur ce sujet pour étonner et convaincre quand il la faudra ».

Pour conclure son intervention, Denis Masseglia a précisé la portée de l’étude d’opportunités qui doit être prochainement lancée. Celle-ci, sera « coordonnée par le CFSI, donc sous l’impulsion du mouvement sportif ».

Les modalités de cette étude seront « mises au point d’abord lors d’une réunion du Bureau exécutif élargi. Celle-ci se tiendra le 16 janvier prochain, juste avant la soirée des champions et aussi juste après l’assemblée générale des Olympiens, ce qui nous permettra d’avoir avec nous Guy et Tony.

Ensuite, ce sera lors d’une réunion plénière du CFSI, à fixer avant le départ pour Sotchi, que l’on finalisera la méthode et le calendrier de cette étude.

Il serait donc inopportun aujourd’hui de préjuger de ses résultats et de se lancer dans une aventure insuffisamment préparée. Ces précautions ne sont pas de la frilosité, elles sont simplement le souci de bâtir sur du solide.

En termes sportifs, on parlerait de l’entraînement foncier indispensable à tenir longtemps et être prêt au moment où il le faudra ».

Illustration : Crédits – CNOSF

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