JO 2022 : Stockholm présente son concept olympique

Souhaitant rivaliser avec sa principale concurrente, Oslo (Norvège), la capitale suédoise a présenté son concept olympique au travers d’un document technique d’une cinquantaine de pages.

S’appuyant sur les villes de Stockholm et de Åre, le projet olympique se veut compact et surtout modeste au regard des investissements nécessaires.

Carte de Stockholm 2022

Ainsi, « il est tout à fait possible d’intégrer la majeure partie des disciplines olympiques dans la région de Stockholm et ce, dans des infrastructures d’ores et déjà existantes ».

Carte Stockholm 2022

Ce souci logistique permettrait dès lors une réduction des coûts d’organisation. Ces derniers seraient principalement partagés entre la nécessité de bâtir deux Villages Olympiques – principal à Stockholm et secondaire à Åre – ainsi que quelques installations sportives supplémentaires (pistes de bobsleigh et de luge…).

Tele 2 Arena de Stockholm

Dans le détail, les Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques de Stockholm 2022 pourraient avoir lieu dans la Tele 2 Arena, d’une capacité de 30 000 à 40 000 places. Cette arène multifonctionnelle serait en outre capable d’accueillir des rencontres sportives de hockey-sur-glace ou de curling durant les Jeux.

Particulièrement populaire dans les pays nordiques, ces deux disciplines devraient néanmoins être proposées dans la Friends Arena dont la capacité en configuration sportive, peut atteindre 50 000 places.

Le hockey-sur-glace pourrait néanmoins bénéficier de l’édification d’une arène temporaire pour les matchs qualificatifs notamment.

Globen

Pour sa part, l’aréna Ericsson Globe serait envisagée pour le curling mais aussi et surtout, le patinage artistique, le patinage de vitesse et le short-track. Entre 14 000 et 16 000 personnes pourraient alors assister aux épreuves olympiques.

Les collines proches de l’éco-quartier de Hammarby serait quant à elles mobilisées pour le bobsleigh, la luge, le skeleton ainsi que le half-pipe et le ski acrobatique, tandis que les banlieues de Tullinge et Flottsbro pourraient accueillir le biathlon, le saut à ski ainsi que le snowboard et le ski-cross.

Pour une partie des épreuves (bobsleigh, luge, skeleton, saut à ski), des aménagements devraient cependant être opérés sur les sites existants et ce, afin d’atteindre les hauteurs optimales et les dénivelés conformes aux exigences des instances sportives internationales.

Du côté de l’accueil des spectateurs, des tribunes temporaires seraient installées, que ce soit à Hammarby, Tulling ou Flottsbro. Ces dernières auraient alors une capacité comprise entre 10 000 et 50 000 places.

Stade Olympique de Stockholm

Comme un hommage pour le Stade Olympique des Jeux de 1912, les promoteurs de la candidature suédoise suggèrent d’accueillir en autour et en son sein, l’épreuve de sprint de ski de fond.

Pour l’hébergement des athlètes et la logistique journalistique, le Village Olympique pourrait trouver sa place au cœur de la capitale suédoise, dans le quartier Arstafaltet / Slakthuset alors que le Parc des Expositions StockholmsMassan hébergerait le Centre des Médias.

Symbole des Jeux, la vasque olympique pourrait être implantée au somme de la colline de Hammarby « afin d’offrir une visibilité depuis les différents quartiers de la ville ».

Les cérémonies de remise des médailles olympiques auraient lieu à la fois à Are et à Stockholm. Pour la première, la place principale de la ville serait utilisée, tandis que dans la seconde, deux lieux emblématiques pourraient être configurés : Kungsträdgården (Jardin du Roi) et Medborgarplatsen (Square Citoyen).

Jardin du Roi - Stockholm

Le Comité de candidature a par ailleurs planifié le budget d’organisation des Jeux (budget du COJO).

Dans le cas où Stockholm serait désignée Ville Hôte, la Suède devrait investir quelques 9,79 milliards de couronnes suédoises, soit 1,091 milliard d’euros, dont 2,5 milliards SEK (278,8 millions d’euros) pour la construction du Village Olympique et 1,5 milliard SEK (167,45 millions d’euros) pour la sécurité.

Dans le détail, les principales opérations de modernisation concerneraient la banlieue de Fottsbro (1,290 milliard SEK soit 144 millions d’euros) et la colline de Hammarby (575 millions SEK soit 64,12 millions d’euros).

Des modifications mineures devraient également être apportées dans l’aréna Ericsson Globe (4,5 millions d’euros) et dans la Friends Arena (5,6 millions d’euros).

Pour promouvoir sa candidature, exercer un lobbying efficace et présenter un dossier technique de grande qualité, Stockholm 2022 prévoit également la mobilisation d’au moins 250 millions SEK soit 27,9 millions d’euros.

Illustrations :
– Cartes du projet olympique de Sotckholm 2022 (Crédits – Comité Olympique de Suède)
– Vue extérieure de la Tele 2 Arena (Site officiel)
– Vue extérieure de l’Ericsson Globe (Site officiel)
– Vue intérieure du Stade Olympique de Stockholm (Site officiel)
– Vue du Jardin du Roi (Site officiel)

13 pensées

  1. Stockholm vs. Oslo, un combat qui sera imposant c’est certain ! ^^

    Il faut dire que les deux scandinaves ont toutes deux d’excellents arguments, et une pratique des sports d’hiver irréprochable… et le fait que ce soit dans les deux cas la capitale qui candidate est important aussi, car cela assure notoriété et attractivité. D’autant plus que les deux ont déjà connu des JO, en 1912 pour l’une, en 1952 pour l’autre (sans oublier une autre candidature norvégienne à Lillehammer !

    Ce n’est donc pas sur l’image et la vision des JO que l’on peu juger ici mais bien sur des données techniques. Si Oslo veut faire des Jeux dans la Ville, Stockholm mise plus sur sa région, ce qui se défend très bien (à l’image de la candidature américaine de Boston 2024). De même si cela peut permettre de réduire les coûts, c’est bon à prendre. Une candidature qui reste à un prix étonnement bas pour des JO il faut le féliciter, car c’est plutôt rare ! La facture finale est souvent mirobolante avec les coûts des nouvelles infrastructures (…enfin, pour l’essentiel il s’agit des coûts de travaux pour le métro, les aéroports, les autoroutes & co. … qui profitent plus à la ville qu’aux JO).

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    1. Si je devais voter, j’aurais de la difficulté à choisir entre Oslo et Stockholm. Je suis allé dans la capitale suédoise il y a quelques années. C’est une ville très accueillante. Les Jeux y seraient parfaitement organisés.

      Maintenant, il va falloir battre Oslo. Ce qui me paraît faisable, mais difficile.

      La Suède va avoir l’avantage de représenter la stabilité recherchée par le CIO et aussi la possibilité qu’un nouveau pays organise les JO d’hiver.

      La Suède détient le record de candidatures battues pour l,organisation des jeux hivernaux. Göteborg, Are, Falun et Östersund s’y sont toutes cassées les dents.

      En 1994, Lillehammer avait battu Östersund à la surprise générale au dernier tour. Peut-être que l’histoire va s’inverser cette fois.

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      1. Le choix entre les deux est vraiment difficile c’est vrai. Les deux nations ont un niveau de vie similaires et des vision du sport d’hiver assez jumelles, du coup c’est difficile de faire un choix. J’aimerai bien Stockholm car ça fait longtemps, en plus Lillehammer aura les JOJ en 2016 donc ça « compense » un petit peu…

        Mais je leur trouve un avantage certain face aux 4 autres candidatures. Peu d’infos sur les 2 asiatiques, et malheureusement le timing (post-Pyeongchang et Tokyo) ne joue pas en leur faveur. Mais ça vaudra peut être + le coup en 2026 / 2030 ! Les deux autres candidates européennes sont plus en retrait… Cracovie patine un peu avec sa polémique, Lviv a été mise en doute après les protestations ukrainienne pro/anti-Europe… Bref, on entend moins parler de ces villes que les scandinaves, favorites à mon sens (à l’heure actuelle !)

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      2. Oui, il est indéniable de noter que Stockholm et Oslo sont, à l’heure actuelle, les grandes favorites.

        Lviv est affaibli – peut être pas durablement – des contestations en cours en Ukraine. Cracovie pourrait être une bonne surprise, mais l’organisation plus que mitigé de l’EURO 2012 de football (retards nombreux, sécurité…) pourrait lui jouer des tours.

        Pour Almaty, il faut attendre d’en savoir plus, quant à Pékin, les désignations de PyeongChang pour les JO d’hiver 2018 et de Tokyo pour les JO d’été 2020 ne jouent pas à sa faveur.

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      3. Tout à fait, l’histoire pourrait tourner à l’avantage de Stockholm.

        Solide techniquement, la Suède apparaît sur plusieurs point, bien similaire à la Norvège mais du fait des nombreuses tentatives du pays et des échecs de celui-ci, le CIO pourrait choisir de lui confier les Jeux. Une première depuis 1912 ! Pour la Norvège, ce serait la première fois depuis… 1994 avec Lillehammer et 1952 avec Oslo.

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