Présidence du CIO : Nawal El Moutawakel renonce à se lancer dans la course

Ce sera finalement une compétition exclusivement masculine : l’ancienne athlète Marocaine – championne olympique du 400m haies aux Jeux de Los Angeles 1984 – Nawal El Moutawakel, renonce à se présenter à la présidence du Comité International Olympique (CIO).

Nawal El Moutawakel - CIO

Celle qui est aujourd’hui vice-présidente du CIO a fait part de son choix au site marocain medias24.com. Et cette déclaration ne laisse plus de place au doute qui pouvait encore subsister jusqu’alors :

« Je suis évidemment honorée que certains membres du CIO puissent penser que j’ai les qualités requises pour occuper cette fonction. Après mûre réflexion, je pense que le moment n’est pas opportun.

Pour l’instant, je prends plaisir à assumer les responsabilités qui me sont confiées par le CIO et je souhaite m’y consacrer totalement pour élargir mon expérience du mouvement olympique. Bien entendu, je serai à la disposition du prochain président du CIO pour l’aider dans ses lourdes responsabilités ».

Vice-présidente de la Commission des Athlètes au sein de la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) depuis 1989, la Marocaine est également membre du Comité International des Jeux Méditerranéens depuis 1998 et fut l’une des fondatrices et actuelle Présidente, de l’Association Marocaine « Sport et Développement ».

Au CIO, Nawal El Moutawakel fut membre de la Commission Exécutive de 2008 à 2012, avant d’accéder au poste de vice-présidente. Elle fut en outre présente dans plusieurs commissions d’importance : Femme et Sport (1995-2010), Dopage (1998), « CIO 2000 », marketing (2000-2010) et est aujourd’hui encore, membre de la Commission chargée des Relations Internationales (2008.

Présidente de la Commission d’Évaluation des Villes Candidates aux Jeux Olympiques 2012 et 2016, l’ancienne athlète occupe désormais la fonction de Présidente de la Commission de Coordination des Jeux de Rio 2016.

Illustration – CIO / Media
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8 Thoughts

  1. C’est fort dommage qu’aucune femme ne se soit porter candidate. Non pas qu’une femme aurait eu davantage de chance, mais cela aurait rendu la course plus paritaire.

    Les Jeux tendant de plus en plus à être 100% mixte dans chaque nation (la preuve en est, lors des derniers J.O. de Londres, toutes les délégations étaient composées d’au moins une femme, une première !), il est étrange que si peu de femmes aient envie d’être à la tête du CIO.

    J’ignore si cela est simplement dû à une plus grande majorité d’hommes au sein du Comité, mais sans être révolutionnaire ni visionnaire, cela donnera un coup de jeune à l’institution le jour où une femme prendra les rênes en main.

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    1. Effectivement, Nawal El Moutawakel aurait été une redoutable candidate à la présidence.

      Certains observateurs ont fait remarqué qu’elle aurait eu peu de chances face, notamment, à Thomas Bach ou Sergueï Bubka, mais elle possède une excellente connaissance des dossiers, du fonctionnement olympique.

      J’ai le souvenir de son implication en temps que Présidente de la Commission d’évaluation des JO 2012 et 2016. Elle a beaucoup fait pour le sport et pour la place des femmes dans le sport – notamment au travers de ses engagements au Maroc – et je suis persuadé qu’elle aurait pu apporter un plus, à la tête du CIO.

      Peut être pour la prochaine mandature ?!

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      1. Je l’espère également. Elle, ou toute autre femme expérimentée se sentant la force de supporter une telle charge d’ailleurs. Même si il y avait de grosses têtes d’affiches face à elle, elle a su montrer ce dont elle était capable par le passé. Mais c’est tout à son honneur de privilégier d’abord son action au Maroc, envie de peut-être gravir les échelons.

        Plus qu’une prochaine mandature, cela pourra même être les premières étapes d’une future candidature (jusqu’en « final » !) d’un pays d’Afrique. D’autant plus que le Maroc envisagerait une candidature aussi pour 2024, Casablanca accueillant même la finale de la future Coupe des Nations d’Afrique de football. Mais d’autres pays ont aussi des chances (à appuyer bien évidement sur des projets solides).

        Ce serait véritablement concrétiser l’esprit olympique à mon sens.

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      2. Oui, comme elle l’a indiqué, elle souhaite poursuivre ses missions actuelles – au Maroc et au sein du CIO – et il est évident qu’elle pourrait jouer un grand rôle en cas de candidature olympique du Maroc pour 2024 ou 2028.

        Une candidature africaine est d’ailleurs régulièrement souhaitée par le CIO. Encore faut-il qu’un pays propose un projet solide et rigoureux. L’Afrique du Sud avait entre-ouvert la porte pour 2020 avec Durban, mais avait finalement préféré se projeter sur 2024 (voire au delà).
        Le Maroc avec Casablanca peut également être un redoutable candidat.

        Quoiqu’il en soit, ces deux pays devraient poser moins de problèmes organisationnels au CIO que le Qatar par exemple. Car malgré de solides dossiers (2016 et 2020), Doha souffre de la température bien sûr mais aussi et surtout, de sa petite taille. Et comme l’a souvent indiqué le CIO, l’organisation des Jeux demande une capacité forte, qu’un pays de 2 millions d’habitants ne peut assumer seul…

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