JO 2020 : Rome maintient le cap malgré la crise économique et l’incertitude politique en Italie

Malgré le fait que l’Italie se trouve plongée dans une crise économique majeure et une incertitude politique au sommet de l’Etat, le Comité de Candidature de Rome à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2020 ne compte pas jeter l’éponge, loin de là.

Le Comité de Candidature a ainsi déclaré dans un communiqué que « tout en étant conscient de la situation actuelle de l’Italie, le Conseil a confirmé l’importance de maintenir la candidature de Rome 2020 ».

En outre, le Comité, qui s’est récemment réuni en présence de son Président, Mario Pescante mais aussi du Maire de Rome Gianni Alemanno, estime que l’organisation des Jeux d’été 2020, engendrerait des retombées économiques importantes pour « Rome et l’ensemble du pays ».

De fait, le Conseil italien – équivalent du Gouvernement français – devrait, dans les prochaines semaines et malgré la démission annoncée de Silvio Berlusconi, proposer au Parlementaires, de voter une motion de soutien à la candidature romaine. Ce texte serait ensuite joint au dossier de requérance que Rome devra remettre d’ici le 15 Février 2012, au siège du Comité International Olympique (CIO).

La candidature disposera d’un budget de fonctionnement de 31 millions d’euros, lui permettant d’assurer sa promotion internationale et la rédaction du dossier de requérance puis, en cas de sélection dans la « short-list » en Juin prochain, du dossier de candidature.

En cas de désignation par le CIO, en Septembre 2013, Rome pourrait disposer d’un budget d’organisation de 5 milliards d’euros, soit 4 milliards de moins que ce qui avait été envisagé, au cours du premier semestre 2011. Pour Mario Pescante – qui au delà de ses fonctions auprès du Comité de Candidature, est vice-président du CIO – ce budget pourrait venir « consacrer un modèle de responsabilité financière et une réelle prise en compte de la durabilité des candidatures olympiques ».

Comme je l’avais déjà mentionné, Rome fonde principalement sa candidature sur des sites existants – ceux des Jeux d’été 1960 – avec notamment le Foro Italico, complexe sportif de premier plan, où se situe le Stade Olympique de 73 000 places, le Stade de tennis de 10 500 places ainsi que la Piscine Olympique. Cette dernière avait d’ailleurs accueilli les Mondiaux de Natation 2009, qui avaient consacré la nageuse italienne Federica Pelegrini comme l’une des plus grandes nageuses au monde.

Inauguré en 1953, le Stade Olympique a accueilli de multiples manifestations sportives de premier ordre comme les Cérémonies des Jeux Olympiques 1960, les Mondiaux d’Athlétisme 1987, la Coupe du Monde de Football 1990, l’Euro de Football 1968 et 1980, les finales de la Ligue des Champions 1996 et 2009 ainsi que les finales de la Coupe d’Europe des Clubs Champions (ex-Coupe de l’UEFA) 1977 et 1984.

Le Stade Olympique de Rome a connu, à plusieurs reprises depuis sa construction, des travaux de rénovation et d’aménagement, ce qui a ramené sa capacité d’accueil à 73 000 places, contre environ 90 000 dans les années 1960.

La Piscine Olympique pour sa part, a été l’hôte des épreuves de natation lors des JO 1960. Inauguré en 1959, le complexe aquatique a aussi accueilli les Championnats d’Europe 1983 et les Championnats du Monde 1994 et 2009, subissant à chaque fois, des aménagements de modernisation et de sécurisation.

Le Stade de tennis enfin, se compose de 11 courts parmi lesquels le Court Central, rénové en 2010 avec une capacité de 10 500 places (contre 8 000 auparavant). Pour l’édition 2012 du Masters 1 000 de Rome, le complexe sera doté d’un nouveau court – le SuperTennis Arena – en lieu et place de l’actuel court n°10. Ce court aura une capacité de 3 500 places.

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