JO 2022 : La ville de Québec réunit ses responsables pour prendre une décision définitive

En suspens depuis plusieurs mois, la décision quant à une candidature olympique de la Ville de Québec sera tranchée ce Mardi après-midi en présence du Premier Ministre canadien, du Ministre responsable de la capitale, Sam Hamad, du Maire de la Ville, Régis Labeaume, du Président du Comité Olympique canadien, Marcel Aubut ainsi que du Président d’Equipe Québec, Claude Rousseau.

La proximité dans le temps avec les JO de Vancouver 2010 pourrait dissuader Québec de présenter une candidature pour 2022. En outre, l’attribution des Jeux d’hiver 2018 à PyeongChang en Corée du Sud, laisse entrevoir une victoire européenne pour la prochaine édition. Enfin, autre élément qui ne plaide pas en faveur de Québec : son éloignement de montagnes présentant des caractéristiques « olympiques » notamment pour la pratique du ski alpin.

En parallèle de cette réunion au sommet, une analyse particulièrement intéressante a été publiée ce matin, sur le site « TVA Nouvelles ». Michel Munger revient sur le coût d’organisation des Jeux Olympiques au XXIe siècle. Il estime d’entrée qu’en « se basant sur les Jeux Olympiques d’hiver de Turin et de Vancouver, la candidature d’une ville à l’organisation des Jeux doit prévoir un investissement de 5 à 7 milliards de dollars » et de comparer avec les Jeux de Sarajevo 1984 (180 millions de dollars), Calgary 1988 (630 millions de dollars).

Pour certains observateurs comme Sébastien Théberge, conseiller principal de l’agence Octane Stratégies, l’accueil des Jeux revêt un objectif politique et diplomatique fort. Ainsi, « les Chinois voulaient être pris au sérieux dans le sport, la qualité de vie et la création d’emplois. Les rumeurs sont à l’effet que la facture s’élève à au moins 30 milliards de dollars ». Romain Roult, chercheur permanent et administrateur principal au sein du Groupe de Recherche sur les Espaces Festifs de l’Université de Montréal, va dans le même sens : « Regardez le cas de Sotchi, où l’on dépensera 13 milliards de dollars pour accueillir les Jeux de 2014 […] Comme on l’a vu à [Pékin], le but est de démontrer que le pays est puissant ».

En conclusion toutefois, Sébastien Théberge rappelle l’importance de la notion d’héritage; qu’est-ce que l’organisation des Jeux va rapporter sur le long terme au territoire concerné par l’événement?

« Certains villes cherchent à se mettre sur la carte, [comme] Vancouver. D’autres veulent des infrastructures sportives de haute performance, comme c’était le cas à Calgary ». En résumé, « on augmente de beaucoup ses chances lorsque l’on définit comment on laissera un héritage positif ».

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