Pour Michel Desbordes, Professeur en Economie du Sport, la défaite d’Annecy s’explique en partie par la perte d’influence de la France dans le monde de l’olympisme

Avant la publication dans les semaines à venir de ma propre analyse critique sur l’échec d’Annecy 2018, je souhaite vous faire part de l’analyse de Michel Desbordes, Professeur en Economie du Sport à l’Université Paris-Sud 11, réalisée par Emmanuel Versace et publiée sur le site de France 24.

Selon lui, « la candidature française n’était pas à la hauteur des attentes. Chamonix (village annexe d’Annecy-2018) est un charmant village mais n’a plus rien à voir avec les JO modernes qui demandent de construire des aéroports internationaux, de grands hôtels, des modes de transport modernes… ».

Toujours selon Michel Desbordes, « si Annecy n’a pu récolter que si peu de voix, c’est aussi parce que la France n’est plus aussi influente qu’auparavant sur certains membres du CIO, notamment les Africains. […] Mais c’est aussi une question d’attitude. La Corée ou le Brésil sont des pays émergents avec des attitudes très combatives, très décidées. Derrière la candidature de Pyeongchang, il y avait l’empire Samsung. Lorsqu’une société comme celle-ci promet de créer des milliers d’emplois dans une région du monde avec en un vote filigrane, ce n’est pas de la corruption, c’est du lobbying efficace ».

Enfin, à la question de savoir si Paris a une chance de l’emporter pour les Jeux d’été 2024, Michel Desbordes estime que la capitale française « a toutes ses chances […] mais si Rome remporte les JO-2020, à cause de l’alternance des continents, alors ce sera cuit pour Paris en 2024 ».

Je vous invite vivement à prendre connaissance de l’intégralité de cette analyse sur le site de la chaîne d’information France 24.

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