Centre Aquatique Olympique : Nice et Marseille pourraient être candidates pour l’accueil du complexe sportif

Lors de ses voeux au monde du sport, Nicolas Sarkozy a exprimé le souhait de voir construire dans les prochaines années, un centre aquatique d’envergure afin de pouvoir accueillir des compétitions continentales et internationales en France. L’Etat serait prêt à octroyer quelques 15 millions d’euros pour la construction d’un tel centre.

Le projet de « Paris 2012 » prévoyait la construction d’un Centre Aquatique Olympique à Aubervilliers, à deux pas de la capitale. Plus de cinq ans après l’échec de la Candidature française aux Jeux Olympiques et Paralympiques, force est de constater que le projet de près de 70 millions d’euros n’a pas abouti. L’une des causes de l’arrêt soudain du projet réside dans le fait que l’entreprise « Veolia » avait prévu l’installation de son siège social sur l’emplacement initial du complexe.

Souvent évoqué sur le blog, le manque d’infrastructures sportives multifonctionnelles a des conséquences non négligeables pour notre pays. Ainsi, la France n’a plus organisé de grandes compétitions dans le domaine de la natation, depuis les Championnats d’Europe 1987 à Strasbourg. Notre pays qui est pourtant au regard des derniers résultats, l’une des meilleures nations en matière de natation – notamment sur le sprint et les relais – n’a jamais accueilli une compétition internationale au grand regret des nageurs tricolores.

Dès l’annonce de Nicolas Sarkozy, la Ville de Nice a présenté sa candidature pour accueillir le futur complexe aquatique qui aura autant vocation à l’organisation de grandes compétitions, qu’à l’entrainement des sportifs de haut niveau voir même à l’accueil de scolaires. La Ville de Marseille qui possède l’une des meilleures structures d’entrainement en France, pourrait aussi présenter un projet. Aubervilliers qui avait marqué le pas après l’échec de « Paris 2012 » ne semble pas être sur les rangs.

Le Président de la Fédération Française de Natation Francis Luyce a exprimé le fait que l’emplacement du centre aquatique pourrait être à Paris intra-muros – il rencontrera à cet effet Bertrand Delanoë en milieu de semaine – dans la zone du Grand Paris où bien en province.

Concernant le Grand Paris, il ne serait pas étonnant de voir d’ici quelques semaines l’une des candidatures actuelles à l’accueil du tournoi de Roland Garros, remodeler son projet tennistique pour le transformer en un projet aquatique, la Fédération Française de Tennis (FFT) devant rendre sa décision à la mi-Février. Je pense notamment à Marne-La-Vallée ou Gonesse qui ont, au travers de leur candidature respective pour l’accueil de Roland Garros version 2016, émis le souhait d’accueillir sur leur territoire, un grand complexe sportif.

Quoi qu’il en soit, il serait souhaitable que le futur centre aquatique français soit implanté en dehors de la capitale. Cela permettrait de « décentraliser » l’accueil d’évènements sportifs. Cela dit, la centralisation actuelle s’explique par le fait qu’aucune structure de taille suffisante ne soit disponible sur le territoire national, à l’exception notable de l’Arena de Montpellier, qui accueillera à la fin de l’année, les Championnats du Monde de Gymnastique Rythmique, qualificatifs pour les Jeux Olympiques 2012 de Londres.

Après l’annonce, place aux actes. Il ne faudrait pas une fois encore, doucher les espoirs des nageurs français. Espérons que Nicolas Sarkozy tienne sa promesse de contribution à l’aménagement d’un centre aquatique digne de ce nom, capable de rivaliser avec les piscines olympiques de Rome (hôte des Mondiaux 2009) ou Barcelone (épreuves olympiques 1992, Mondiaux 2003 et 2013).

Illustrations :

– Projet du Centre Aquatique d’Aubervilliers – Eddie Young / Atelier d’architecture Chaix & Morel associés

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