JO 2024 : Face à l’incertitude hongroise, Los Angeles et Paris poursuivent leur campagne respective

Si Budapest (Hongrie) pourrait quitter la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été dès cette semaine – peut-être mercredi 22 février – les deux autres Villes Candidates ont décidé d’aller de l’avant.

Quelques semaines avant les visites de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) poursuivent ainsi leurs efforts, avec notamment la phase de promotion internationale rendue possible depuis le 03 février.

Larry Probst, Président du Comité Olympique des Etats-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine (Crédits - LA 2024)

Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine, après leur arrivée au Japon (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 est d’ailleurs représenté au Japon pour assister aux Jeux Asiatiques d’hiver qui se sont ouverts hier à Sapporo.

La ville – qui ambitionne d’être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026 – est en effet hôte de l’événement du 19 au 26 février et accueille à cette occasion 29 Comités Nationaux Olympiques d’Asie. Mais au-delà de la compétition, l’intérêt pour l’édition 2017 des Jeux Asiatiques réside surtout dans l’invitation adressée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Casey Wasserman, Président de LA 2024 a tenu à saluer cette ouverture.

« La Cérémonie d’ouverture a été fantastique ; il est toujours agréable de voir autant d’athlètes issus d’une telle diversité de nations se réunir pour célébrer le sport.

C’était en plus très spécial de voir des athlètes d’Asie et d’Océanie marcher ensemble dans la solidarité.

C’est précisément cette inclusion et cette unité que nous célébrons à Los Angeles et dans le Sud de la Californie et que nous souhaitons promouvoir si nous avons l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024″ a notamment affirmé le leader de la candidature américaine accompagné de Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Cette déclaration autour des notions d’ouverture, de solidarité, d’inclusion et d’unité n’est pas anodine et se veut sans doute un message porté à l’attention des membres du CIO.

Ces derniers devraient être massivement présents au Japon et Los Angeles 2024 compte bien être à la manœuvre pour tenter de déminer un terrain rendu difficile par la politique migratoire du Président Donald Trump.

Signe supplémentaire de cette volonté de s’affranchir de la politique du nouveau patron de la Maison Blanche, Los Angeles 2024 entend profiter des Jeux Asiatiques d’hiver pour développer sa communication à l’égard des Comités Nationaux Olympiques.

Dans l’optique des JO 2024, le Comité de Candidature a ainsi pour ambition de mettre en place une enveloppe budgétaire afin de permettre la meilleure préparation possible des CNO et surtout, la venue éventuelle de ces derniers dans les installations d’entraînement présentes aux États-Unis et plus particulièrement, dans l’État de Californie.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie des Laureus World Sports Awards (Crédits - Peace and Sport)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie 2017 des Laureus World Sports Awards (Crédits – Peace and Sport)

Du côté de Paris 2024, la semaine a été marquée par la visite en Chine du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

Ce dernier a notamment participé à la soirée France-Chine organisée à l’ambassade de France à Pékin, au côté de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports du Comité de Candidature de Paris 2024.

Plus près de l’Hexagone, la candidature était aussi représentée à Monaco avec la présence de son coprésident, et également membre du CIO, Tony Estanguet, à la Cérémonie des Laureus World Sports Awards 2017.

L’événement a récompensé plusieurs grands noms du sport mondial qui se sont illustrés au cours de l’année écoulée.

La gymnaste de talent, Simone Biles, a ainsi reçu l’Award de la meilleure sportive de l’année, tandis que l’athlète Usain Bolt s’est vu remettre le trophée de sportif de l’année. Le géant de la natation, Michael Phelps, n’a pas été oublié dans ce palmarès qui a aussi récompensé l’équipe des réfugiés olympiques.

Le retraité des bassins a reçu le prix du retour de l’année grâce à son come-back réussi lors des Jeux d’été de Rio 2016.

Mais Michael Phelps a aussi fait parler de lui par sa présence à Paris.

(Crédits - Capture d'écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

Bien que fervent soutien de la candidature de Los Angeles 2024 – il est d’ailleurs membre de la Commission Consultative des Athlètes de la candidature américaine – Michael Phelps n’a pas hésité à poster plusieurs clichés de son escapade parisienne en compagnie de son épouse, Nicole ; devant la Tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame.

Ce dimanche, la légende de la natation a également mentionné sa présence à la piscine Molitor, profondément rénovée il y a quelques années.

Michael Phelps a ainsi nagé quelques longueurs au sein de ce monument du XVIème arrondissement de la capitale, situé non loin du Parc des Princes, du Stade Jean Bouin et du complexe tennistique de Roland Garros, trois sites majeurs inscrits dans le projet de Paris 2024.

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JO 2024 : Face à la politique migratoire de Donald Trump, l’USOC se veut rassurant

La réaction était attendue. Elle est intervenue ce lundi soir.

Par l’intermédiaire de son Président – par ailleurs membre du Comité International Olympique (CIO), Larry Probst, et de son Directeur Général, Scott Blackmun, le Comité Olympique des États-Unis (USOC) a publié une déclaration officielle dans laquelle il évoque le Décret de Donald Trump relatif à l’immigration.

Sujet à polémiques et à manifestations aux quatre coins des États-Unis – notamment à Los Angeles (Californie) – ce Décret prive temporairement l’entrée sur le sol américain des ressortissants de sept pays.

(Crédits - USOC)

(Crédits – USOC)

« Nous avons reçu un certain nombre de demandes de renseignements au sujet du Décret émis par le Président Trump vendredi. Comme les États-Unis, le Mouvement Olympique a été fondé sur des principes de diversité, d’inclusion, d’opportunité et de dépassement de l’adversité.

En qualité de représentant du Mouvement Olympique aux États-Unis, nous adoptions ces valeurs.

Nous reconnaissons également la tâche difficile qui consiste à assurer la sécurité d’une Nation. Nous espérons sincèrement que l’ordre exécutif mis en œuvre récemment reconnaîtra de façon appropriée les valeurs sur lesquelles notre Nation et le Mouvement Olympique ont été fondés.

Nous avons spécifiquement été interrogés sur l’impact que le Décret présidentiel pourrait avoir sur les athlètes et les officiels venant aux États-Unis pour participer et assister à des compétitions.

Reconnaissant le pouvoir extraordinaire du sport pour rassembler les gens dans une célébration pacifique de l’amitié, de l’excellence et du respect, le Gouvernement Fédéral nous a informés aujourd’hui qu’il travaillera avec nous pour que les athlètes et les officiels de tous les pays puissent accéder aux États-Unis afin de se rendre à des compétitions internationales » ont ainsi affirmé et précisé les deux responsables sportifs américains.

Par cette déclaration, ces derniers souhaitent au plus tôt éteindre les polémiques naissantes autour des Décrets présidentiels de Donald Trump – tout en restant dans un discours convenu – et ce, alors que Los Angeles ambitionne de devenir Ville Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 et que les États-Unis sont en passe d’accueillir des événements sportifs majeurs, comme les Mondiaux d’athlétisme à Eugène (Oregon) en 2021.

Quoiqu’il en soit, les prochaines semaines seront déterminantes pour la candidature olympique et paralympique, d’autant plus si le Maire de Los Angeles confirme son positionnement parmi les leaders politiques de la fronde au Président Trump.

Au-delà de son soutien à la candidature de LA 2024, Eric Garcetti n’oublie pas les fondements politiques qui sont les siens, lui qui est actuellement candidat à sa propre succession, et qui pourrait éventuellement être intéressé par le poste de Gouverneur de Californie en 2018, avant peut-être, de se lancer dans la course à l’investiture du Parti Démocrate pour la Présidentielle de 2020.

Autant d’échéances certaines ou potentielles qui jalonneront les mois à venir dans la « Cité des Anges ».

Plus que jamais, la candidature de Los Angeles 2024 se retrouve au cœur de considérations politiques, qu’elle n’avait sans doute pas imaginé il y a encore six mois.

Les principales figures de la candidature – Eric Garcetti et Casey Wasserman, son Président – sont en effet des proches de la candidate Démocrate battue par Donald Trump lors de l’élection présidentielle 2016, Hillary Clinton.

Les deux hommes forts de la candidature de LA 2024 auraient dès lors souhaité travailler avec l’ex-First Lady plutôt qu’avec le détonnant – et déroutant – leader Républicain.

JO 2024 : « Le Comité Olympique des États-Unis finalise les discussions avec Los Angeles »

La réunion du Conseil d’Administration du Comité Olympique des États-Unis (USOC) a confirmé les travaux engagés avec la Ville de Los Angeles (Californie), afin de proposer une candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

« L’USOC finalise les discussions avec Los Angeles 2024.

L.A représente pour nous la meilleure option » a ainsi déclaré Scott Blackmun, Directeur exécutif de l’institution américaine, lors de la conférence de presse organisée après la réunion.

Ce propos vient en tous cas confirmer une tendance qui s’est peu à peu consolider depuis le retrait de la candidature de Boston (Massachusetts). La candidature de Los Angeles ne fait donc plus aucun doute et sera confirmer dans les jours à venir.

Vue du Memorial Coliseum de Los Angeles, à l’occasion de la Cérémonie d’ouverture 1984 (Crédits – CIO / Getty Images / Steve Powell)

Vue du Memorial Coliseum de Los Angeles, à l’occasion de la Cérémonie d’ouverture 1984 (Crédits – CIO / Getty Images / Steve Powell)

L’expérience de L.A – deux fois hôte des Jeux d’été -, ses infrastructures nombreuses et son image de marque auprès des membres du Comité International Olympique (CIO) ont sans nul doute fait pencher la balance en faveur de la « Cité des Anges ».

« Il y a un grand enthousiasme de la part des deux parties prenantes pour aller de l’avant.

L’engagement politique est présent avec l’apport de lettres » a pour sa part affirmé le Président de l’USOC, Larry Probst.

L’USOC semble en tous cas avoir retenu les leçons du fiasco de Boston 2024 et a par conséquent réalisé un sondage sur l’appui populaire vis-à-vis d’une candidature de Los Angeles. Le résultat est sans appel : 81% des citoyens de la ville soutiennent l’idée d’une candidature aux JO 2024, tandis que 11% seulement y sont opposés*.

Si cette tendance venait à se confirmer, elle établirait purement et simplement L.A comme la Ville Candidate bénéficiant du plus fort taux de soutien au sein de sa population.

A titre de comparaison, Hambourg dispose d’un capital sympathie de l’ordre de 77%, tandis que Paris bénéficie d’un soutien estimé à 79% parmi les citoyens franciliens. Du côté de Budapest, seuls 49% des citoyens approuvent aujourd’hui la candidature. A Toronto, l’idée d’une nouvelle offre olympique recueille l’appui de 58% des sondés.

* Sondage réalisé par l’USOC auprès de 600 résidents de Los Angeles.

JO 2024 : Site internet repensé et mobilisation de 4 000 volontaires pour Boston

A mois de deux mois du dépôt officiel des candidatures au siège du Comité International Olympique (CIO), la candidature de Boston (États-Unis) vient de s’engager dans un contre-la-montre déterminant pour la suite de son projet.

Comme le révèle ainsi CBS Boston cette semaine, le Comité de Candidature a décidé de mobiliser 4 000 volontaires afin de promouvoir le projet remanié de la principale ville du Massachusetts. Ces volontaires ont d’ores et déjà commencé un intense travail sur le terrain, en distribuant des flyers d’information et des bracelets aux couleurs de la candidature.

(Crédits - Boston 2024)

(Crédits – Boston 2024)

Il faut dire que le temps presse pour Boston 2024. Alors que la candidature a récemment présenté un projet repensé et chiffré et obtenu dans la foulée, le soutien du Comité Olympique des États-Unis (USOC), les sondages demeurent critiques, confirmant une tendance de plusieurs mois.

Or, dans l’optique du dépôt officiel de la candidature, le 15 septembre 2015, l’USOC espère parvenir à inverser cette tendance dans les plus brefs délais.

Comme l’avait ainsi affirmé Larry Probst, Président de l’institution olympique américaine, « plutôt que des chiffres précis, nous voulons obtenir des résultats positifs et le plus tôt sera le mieux.

Il faudrait que l’on soit à 50% de soutien rapidement et que l’on soit à 60% en 2017, au moment où le Comité International Olympique (CIO) désignera la Ville Organisatrice des JO 2024″.

Le Comité de Candidature de Boston 2024 avait déjà mobilisé des dizaines de volontaires en marge du Marathon de Boston, événement majeur pour la région (Crédits - Boston 2024)

Le Comité de Candidature de Boston 2024 avait déjà mobilisé des dizaines de volontaires en marge du Marathon de Boston, événement majeur pour la région (Crédits – Boston 2024)

Pour l’heure, ces chiffres sont loin d’être acquis.

En effet, la dernière enquête d’opinion a démontré une défiance de l’ordre de 50% à l’échelle de l’État du Massachusetts, tandis que seuls 42% des citoyens se déclarent favorable à Boston 2024. Cette défiance populaire est par ailleurs constatée à l’échelle de la métropole (53 – 40) mais aussi de la ville intra-muros (48 – 44).

Page d'accueil du nouveau site de la candidature (Crédits - Capture d'écran Sport & Société)

Page d’accueil du nouveau site de la candidature (Crédits – Capture d’écran Sport & Société)

La stratégie mise en œuvre par le Comité de Candidature coïncide en tous cas avec le lancement d’une nouvelle version du site internet de Boston 2024, le troisième en l’espace de quelques mois, si l’on tient en compte la version créée par le Comité Préparatoire, courant 2013.

Plus accessible, ce site met en avant le contenu graphique, des vidéos promotionnelles et des chiffres-clés du projet 2.0.

La nouvelle version du site met également en valeur les pages Facebook, Twitter, Instagram et YouTube de la candidature. Car si la campagne doit être menée sur le terrain et dans les différents quartiers de Boston et de sa périphérie, elle doit aussi se faire sur les réseaux sociaux dont l’importance ne cesse de croître pour les candidatures olympiques.

Boston 2024 semble enfin avoir pris conscience de cet élément.

Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

JO 2024 : Malgré un projet repensé, 53% des citoyens s’opposent à la candidature de Boston

Malgré la présentation d’un projet repensé et chiffré, la candidature olympique de Boston 2024 ne semble toujours pas être en mesure de convaincre la population locale du Massachusetts.

Visuel de la Matthews Arena prévue pour accueillir les épreuves d'haltérophilie (Crédits - Boston 2024)

Visuel de la Matthews Arena prévue pour accueillir les épreuves d’haltérophilie (Crédits – Boston 2024)

Selon un premier sondage* réalisé depuis la présentation officielle du projet, 53% des citoyens de l’État du Massachusetts se déclarent opposés à la candidature tandis que 37% se montrent favorables à l’ambition olympique de Boston.

Ces données démontrent une fois de plus la forte opposition des citoyens. Cette opposition est même en augmentation sensible si l’on compare cette enquête au dernier sondage mensuel WBUR (49%).

Mais au-delà de ces chiffres, le sondage confirme une tendance constatée depuis plusieurs mois, à savoir le fait que les citoyens ne veulent pas financer l’organisation des Jeux (plus de 65%), ni même des travaux pour permettre la tenue de ces derniers (50% contre 43%).

Les prochaines semaines seront particulièrement délicates pour la candidature de Boston. La saison estivale n’aidant pas forcément à la mobilisation populaire, le Comité de Boston 2024 et le Comité Olympique des États-Unis (USOC) vont donc devoir redoubler d’efforts d’ici la mi-septembre.

Récemment, le Président de l’USOC, Larry Probst, déclarait d’ailleurs que « plutôt que des chiffres précis, nous voulons obtenir des résultats positifs et le plus tôt sera le mieux.

Il faudrait que l’on soit à 50% de soutien rapidement et que l’on soit à 60% en 2017, au moment où le Comité International Olympique (CIO) désignera la Ville Organisatrice des JO 2024″.

Force est de constater que Boston est aujourd’hui loin du compte et ce, d’autant plus si l’on considère la mise en œuvre prochaine d’un référendum pour le mois de novembre 2016. Un obstacle supplémentaire qu’il faudra impérativement surmonter afin de ne pas dériver sans possibilité de retour.

* Sondage réalisé pour le compte du Massachusetts Citizens for Jobs par Gravis Marketing auprès de 512 personnes du 02 au 03 juillet 2015. Marge d’erreur de plus ou moins 4 points.

JO 2024 : L’USOC réitère sa confiance dans la candidature de Boston

Après avoir présenté son projet remanié et chiffré, le Comité de Candidature de Boston 2024 a présenté les détails de son offre devant le Comité Olympique des États-Unis (USOC).

L’institution qui a sélectionné la ville du Massachusetts en janvier dernier, souhaitait ainsi prendre connaissance du projet olympique repensé et souhaitait surtout réitérer une fois de plus un soutien total à la candidature et ce, alors que des rumeurs faisaient récemment état d’un plan B afin de remplacer Boston dans la course olympique.

A l’issue de la réunion entre les différentes parties prenantes, l’USOC a donc confirmé son choix initial et a même insister sur le fait qu’il n’existe pas de solution alternative crédible.

Scott Blackmun, lors de l'officialisation de la candidature de Boston, en janvier 2015 (Crédits - Boston 2024)

Scott Blackmun, lors de l’officialisation de la candidature de Boston, en janvier 2015 (Crédits – Boston 2024)

« Nous sommes exclusivement concentrés sur Boston.

Nous n’avons pas discuté avec Los Angeles, Washington (DC) ou San Francisco pour savoir s’ils pourraient être prêts.

Boston est notre partenaire » a ainsi affirmé Scott Blackmun, Directeur Général de l’institution de Colorado Springs (Colorado).

Selon le responsable américain, le principal défi qui se profile à l’horizon de Boston 2024 demeure bien entendu celui du soutien populaire.

Avec des sondages constants – 39% des citoyens soutiennent le projet selon une enquête WBUR de juin 2015 – la candidature olympique de Boston manque de souffle et se doit donc de reprendre rapidement la main avant de pouvoir entrer sur la scène internationale, face à des candidatures jusqu’à présent populaires, comme Hambourg (Allemagne) ou Paris (France).

« En ce moment, nous ne discutons pas de la possibilité de ne pas présenter de candidature.

Nous parlons des moyens pour augmenter le niveau de soutien public à l’égard de la candidature de Boston. Comment pouvons-nous œuvrer afin que les citoyens aient un regard juste sur la proposition ? Comment faire pour montrer que ce projet est le meilleur intérêt pour Boston ?

Voilà les éléments sur lesquels nous nous concentrons aujourd’hui » a déclaré Scott Blackmun.

Larry Probst, lors de la présentation officielle de la candidature de Boston, en janvier dernier (Crédits - Boston 2024)

Larry Probst, lors de la présentation officielle de la candidature de Boston, en janvier dernier (Crédits – Boston 2024)

Président de l’USOC, Larry Probst a également affirmé son attachement à la candidature de Boston et son souhait de voir un sursaut populaire au cours des prochains mois.

Selon lui, « plutôt que des chiffres précis, nous voulons obtenir des résultats positifs et le plus tôt sera le mieux.

Il faudrait que l’on soit à 50% de soutien rapidement et que l’on soit à 60% en 2017, au moment où le Comité International Olympique (CIO) désignera la Ville Organisatrice des JO 2024.

Évidemment, aucun d’entre nous n’est satisfait des chiffres actuels, mais rappelons nous qu’il s’agit d’un processus de deux ans. Londres était à un niveau similaire de soutien huit à neuf ans avant d’accueillir les JO 2012″.

En prenant l’exemple de la candidature de Londres 2012, le patron du Comité Américain a judicieusement démontré qu’un projet débutant avec un soutien négatif peut malgré tout inverser la tendance et remporter la course.

A l’époque, la capitale britannique était en effet distancée par Paris mais également par Madrid avant de revenir sur le devant de la scène dans les derniers mois de campagne, avec la venue notamment de Sebastian Coe.

Dans le cas de Boston, deux éléments pourraient jouer en faveur de la candidature. D’une part, la personnalité de Steve Pagliuca, nouveau patron du Comité de Candidature et d’autre part, l’influence reconnue de NBC, diffuseur américain des Jeux Olympiques jusqu’en 2032.