Dans le cadre de la soirée de clôture des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, la Cérémonie de passation du drapeau aux cinq anneaux a permis de mettre en lumière la « nouvelle aube » qu’entendent suivre les Alpes françaises 2030. Un objectif qui s’inscrit tout autant dans l’accélération nécessaire des préparatifs que dans la volonté de sursaut face à la crise interne touchant l’instance organisatrice.

Les parties au projet des Alpes françaises 2030 avaient toutes coché la date du 22 février 2026 dans leur agenda respectif.
Des responsables du Comité d’Organisation des Jeux (COJO) en passant par la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et bien sûr par les Présidents des Régions Hôtes des Jeux de 2030, tous s’étaient ainsi donnés rendez-vous en Italie pour suivre le déroulement des Jeux de 2026 avant de prendre part à la passation du drapeau olympique entre les organisateurs italiens et français.
Aussi, à l’occasion de la Cérémonie de clôture des Jeux de Milan-Cortina 2026 et après les séquences artistiques et protocolaires marquantes du show nocturne disposé dans les spectaculaires Arènes de Vérone, les regards se sont tournés en direction de la scène centrale. Sur place, le drapeau aux cinq anneaux a été successivement porté par le Maire de Milan, Giuseppe Sala, et son homologue de Cortina d’Ampezzo, Gianluca Lorenzi, avant de passer entre les mains de la Présidente du Comité International Olympique (CIO), Kirsty Coventry, qui, elle-même, a transmis le témoin aux deux Présidents des Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Fabrice Pannekoucke pour la première et Renaud Muselier pour la seconde.
Dans un élan enthousiaste certain et affichant chacun un large sourire, les deux leaders régionaux ont dès lors pu brandir le drapeau olympique qui s’installera dès ce lundi 23 février 2026 dans les Alpes françaises, avec une soirée festive à Albertville (Savoie), dernière Ville Hôte des Jeux d’hiver dans l’Hexagone qui célébrera le « Grand Retour » des athlètes de la délégation françaises et donc du drapeau.

Conscients des défis qui attendent désormais les Alpes françaises 2030 – notamment sur la question de la gouvernance pour laquelle une restructuration est en marche sous le regard attentif de l’État et du CIO – les acteurs tricolores du dossier veulent aujourd’hui avancer pour atténuer les effets de la crise en cours et créer les conditions d’un rebond dans les semaines qui viennent.
Si un calendrier et une méthode ont été évoqués au sortir du Bureau Exécutif convoqué ce dimanche matin, lesdits acteurs souhaitent de fait se concentrer sur le franchissement des prochains marqueurs-clés de l’organisation des Jeux, comprenant la révélation de la carte des sites au mois d’avril 2026 et le dévoilement des emblèmes.
Avant cela, les Alpes françaises 2030 ont toutefois voulu symboliser l’entrée dans cette phase des préparatifs d’accueil de l’événement planétaire en proposant une séquence lyrique et spectaculaire ayant pour thème une nouvelle aube, tel un nouveau départ pour le COJO et pour les Jeux après l’édition transalpine.
Ainsi, après la transmission du drapeau olympique, une réorchestration de « La Marseillaise » par la mezzo-soprano Marine Chagnon, sous la direction artistique du compositeur Thomas Roussel s’est insérée au cœur d’une création artistique dont le récit a subtilement mis en lumière les paysages des Alpes françaises, entre le Mont-Blanc et le Haut-Pays niçois en bordure de la Méditerranée.
Au-delà de cette séquence imaginée pour symboliser la lumière de l’espoir, de l’unité et du renouveau qui se lève au-dessus des Alpes françaises, la scène italienne a aussi vu affluer 24 athlètes de la délégation tricolore comme pour lancer une invitation au monde à se réunir à nouveau dans quatre années autour des Jeux d’hiver.

Hasard ou non, les instruments de musique ayant composé la séquence musicale, la figuration d’un œil et son iris qui se déploie, de même que l’évocation du jour nouveau – et donc du soleil qui apparaît – ne sont pas sans rappeler une partie de la composition du passage de relais entre Tokyo 2020 et Paris 2024 dans le cadre duquel l’hymne national français avait déjà été réagencé, par Victor le Masne à l’époque, avec aussi la symbolique de la lumière du soleil alors capturée depuis la Station Spatiale Internationale par l’astronaute Thomas Pesquet.
Comme l’a en tout cas résumé Mathieu Sakkas, Directeur de la Marque et de l’Image des Alpes françaises 2030 :
Nous avons imaginé cette séquence comme un manifeste autour d’une nouvelle aube.
La lumière est notre fil narratif et relie l’art et le sport.
Cette passation marque notre première prise de parole dans un contexte inédit pour les Jeux d’hiver. Il symbolise à la fois l’entrée de notre projet sur la scène internationale et le retour des Jeux en France, dans le sillage de Paris 2024.
L’expression était à la fois forte et humble : forte par l’ambition artistique, humble par l’inscription dans une logique de transmission.
Pour leur part, les Présidents de Régions ont témoigné de leur joie à recevoir le drapeau olympique et à prendre le relais de Milan-Cortina 2026, sachant que les JO 2030 ont été pensés dans un jeu d’équilibre entre les deux entités régionales et les quatre clusters sportifs qui caractérisent à ce jour le projet.
Ainsi que l’ont affirmé de concert Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier :
Recevoir ce drapeau est pour nos Régions un immense honneur et aussi une immense responsabilité. Les Jeux sont plus grands que nous.
Le confier aux Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, c’est le confier à des territoires uniques en Europe, où les plus hauts sommets côtoient la mer. Ces Jeux des Alpes françaises seront une fierté collective. Une fierté pour nos deux Régions unies dans un même élan. Une fierté pour nos habitants, nos territoires de montagne, nos stations, nos vallées.
Bienvenue dans ce nouveau chapitre pour les Alpes françaises – ambitieux, existant, collectif.
