Pour l’ultime week-end des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, la Ministre française des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative retourne en Italie où elle assistera notamment à la Cérémonie de clôture et à la passation du drapeau olympique à destination des Alpes françaises 2030. Il sera alors temps de se focaliser sur les chaotiques préparatifs de cette future édition.

Un dernier tour de piste avant de se concentrer sur la livraison d’une nouvelle échéance olympique et paralympique qui interviendra moins de six ans après celle – estivale – de Paris 2024.
Pour la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, ce week-end des 21 et 22 février 2026 aura de fait une résonance particulière alors que s’achève l’édition 2026 des Jeux Olympiques orchestrée en Italie selon un schéma territorial qui n’est pas sans rappeler l’ambition des Alpes françaises 2030.
Si Milan-Cortina 2026 a construit un concept reposant sur deux villes-phares – Milan et Cortina – et surtout trois Régions du nord de la péninsule, à savoir la Lombardie, le Trentin-Haut-Adige et enfin la Vénétie, les Alpes françaises 2030 planifient quant à elles une organisation des Jeux à cheval sur deux Régions – Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur – et quatre entités départementales que sont la Savoie, la Haute-Savoie, les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes.
Un défi logistique et des contraintes techniques en perspective, d’autant plus en considérant que le dossier tricolore ne dispose toujours pas d’une carte des sites clairement identifiée.
Aussi, le cas transalpin doit être riche d’enseignements pour permettre aux organisateurs français de prendre toute la mesure de la complexité d’un concept territorial éclaté. De surcroît, la tenue des Jeux de 2026 devait permettre auxdits organisateurs d’assister in situ au Programme des Observateurs du Comité International Olympique (CIO) propre aux Futurs Hôtes et aux candidats aux Jeux.
Ce double objectif a néanmoins été parasité ces dernières semaines par les tensions internes et une gouvernance des plus fragiles au sein du Comité d’Organisation (COJO) présidé par un Edgar Grospiron plus isolé que jamais et dont le maintien à la tête des Alpes françaises 2030 pourrait être une question de jours voire de semaines, après une série de départs et le débarquement du Directeur Général, Cyril Linette.

Dans ce contexte, et avant le passage de témoin de ce dimanche soir depuis les Arènes de Vérone, théâtre de la Cérémonie de clôture de Milan-Cortina 2026, le déplacement en Italie de Marina Ferrari se veut à la fois symbolique et stratégique, pour saluer les performances de la délégation française qui a récolté une moisson inédite de médailles pour des Jeux d’hiver et pour projeter l’Hexagone vers les Jeux de 2030.
Ce samedi, la Ministre enchaînera ainsi les rendez-vous milanais, avec d’abord une visite du Centre Principal de Presse (CPP) et du Centre International de Radio-Télévision (CIRTV), puis une visite du site de patinage de vitesse agencé au cœur du Parc des Expositions de la Fiera Milano pour assister aux finales en départ groupé de l’épreuve masculine, puis de l’épreuve féminine.
Dans l’après-midi, et avant de rejoindre le site du patinage artistique pour suivre le gala prévu dans la soirée, Marina Ferrari aura un temps d’échange avec les membres de la Commission de Coordination du CIO pour les Jeux de 2030, mais aussi avec les représentants du COJO et les membres du Bureau Exécutif des Alpes françaises 2030.
Cette séquence institutionnelle précédera d’ailleurs un rendez-vous crucial pour les organisateurs des Jeux d’hiver de 2030, à savoir le Bureau Exécutif convoqué pour ce dimanche 22 février dès 08h30.
Ledit rendez-vous constitue en effet l’un des temps-forts des jours à venir pour restructurer la gouvernance du COJO et tenter de repartir sur des bases saines dans l’intérêt de l’instance organisatrice et des préparatifs d’accueil de l’événement planétaire.
Après cette réunion dominicale consacrée à l’examen des recommandations de la mission d’accompagnement confiée à Étienne Thobois, ex-Directeur Général de Paris 2024, la Ministre française prendra part à la conférence de presse de clôture des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, avant de s’entretenir avec la Ministre britannique des Sports, Stephanie Peacock, et son homologue italien, Andrea Abodi.
La visite ministérielle de Marina Ferrari s’achèvera enfin aux Arènes de Vérone où elle assistera au dernier show de Milan-Cortina 2026 aux côtés du Premier Ministre, Sébastien Lecornu, pour aussi suivre la transmission du drapeau olympique entre les mains de Fabrice Pannekoucke et de Renaud Muselier, Présidents des Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

A la suite de cette clôture, le drapeau olympique fera son apparition dès lundi du côté d’Albertville (Savoie), dernière Ville Hôte des Jeux d’hiver en France, qui abritera le « Grand Retour » des athlètes tricolores dans l’écrin de la Halle Olympique et un son et lumière depuis le mât olympique adjacent.
Pour les Alpes françaises 2030, cette double séquence institutionnelle et festive interviendra peu avant l’audition du Président du COJO devant la Commission sénatoriale en charge de la Culture, de l’Éducation, de la Communication et du Sport, audition à laquelle prendra part également Pierre-Antoine Molina, Délégué Interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques (DIJOP).
Dans moins d’un moins, un nouveau Bureau Exécutif devra arrêter les modalités opérationnelles de mise en œuvre de la nouvelle organisation au sein du COJO.
Avec ou sans Edgar Grospiron aux manettes. Et avec ou sans Marina Ferrari dans le fauteuil de Ministre, cette dernière étant actuellement engagée dans la course aux élections municipales du côté d’Aix-les-Bains (Savoie).
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