Le CIO lance la procédure de candidature aux JO 2018 : une chance pour la France

Le Comité International Olympique a lancé le 31 juillet dernier la procédure de candidature pour les Jeux Olympiques d’Hiver 2018.

A ce jour, seules trois villes sont sur les rangs : Munich (Allemagne), Anneçy (France) et Pyongchang (Corée du Sud).
En mars dernier, le CNOSF (Comité Olympique français) avait attribué la candidature tricolore à la ville d’Anneçy, face à Nice, Grenoble et Pelvoux.

Le CIO a mis en place un calendrier échelonné jusqu’en 2011 :

15 octobre 2009 : Les Comités nationaux donnent le nom d’une candidature (exemple : le CNOSF a désigné Anneçy…)
12 – 28 février 2010 : Les villes candidates participent aux JO d’hiver de Vancouver et rencontrent les observateurs
15 mars 2010 : Le CIO recueille les lettres de garanties et les dossiers de candidatures
Mars – juin 2010 : Le CIO examine les dossiers
Fin juin 2010 : Le CIO désigne les villes candidates après un premier « barrage » en fonction des dossiers

A partir de ce moment là, les villes désignées par le CIO auront moins d’un an pour convaincre les membres de l’institution olympique.

11 janvier 2011 : Les villes remettent les dossiers et les garanties auprès du CIO
Février – mars 2011 : La Commission d’évaluation du CIO visite les villes souhaitant accueillir les Jeux 2018
Courant juin 2011 : La Commission rend un rapport comprenant un avis technique concernant les villes candidates. Cet avis ne donne aucune garantie, puisque les membres-votants du CIO sont libres de désigner A ou B.
Ce fut par exemple le cas en 2005 : la Commission d’évaluation présidée par Nawal El Moutawakil (championne olympique du 400m haies aux JO de Los Angeles 1984), avait rendu un avis très favorable à Paris 2012 devant Londres, Madrid, New York et Moscou. En juillet 2005, Londres fut élue Ville-Hôte des Jeux d’été 2012.
06 juillet 2011 : Réuni à Durban (Afrique du Sud) en session extraordinaire, le CIO désigne la ville organisatrice des XXIIIe Jeux d’Hiver.

La Candidature de la ville d’Anneçy (Haute-Savoie) peut être une chance pour le département Haut-Savoyard, pour la région Rhône-Alpes mais aussi pour la France.
La situation géographique est un atout majeur pour la candidature d’Anneçy, puisque cette zone des Alpes fut le berceau des premier Jeux Olympiques d’Hiver, avec Chamonix en 1924.
Autre atout-maître pour Anneçy ; les infrastructures. Plus de 70 % des infrastructures sportives sont déjà construites et servent régulièrement à l’organisation d’étapes de la Coupe du Monde de Ski. De plus, la capacité hôtellière de la région d’Anneçy est estimée à un million de lits.

La Candidature peut permettre la modernisation des axes de transports (routiers et ferroviaires) en région Rhônes-Alpes.
Une éventuelle victoire le 06 juillet 2011 représenterait un extraordinaire tremplin pour l’avenir de la région Rhônes-Alpes et des régions voisines de celle-ci, comme se fut le cas, en 1992 pour Albertville ou bien encore – exemple le plus représentatif – pour les Jeux d’été organisé à Barcelone, là-aussi en 1992. En « gagnant » près 20 ans (infrastructures, réseaux de communication et de transports…), Barcelone a su se hisser parmi les villes les plus dynamiques d’Europe, devenant la capitale économique espagnole.

Anneçy a un potentiel énorme – j’en reparlerai notamment courant septembre lors du premier Dossier Thématique que je vous proposerai, consacré aux JO d’été 2016 et aux enseignements pour la France – en matière touristique, sportive, sociale et économique – un potentiel qu’il faudra savoir exploiter de la meilleure manière, en retenant les leçons des précédentes candidatures françaises (Lille 2000, Paris 1992 – 2008 et 2012).

Les dates du dernier paragraphe correspondent aux candidatures :
– 1993 : Lille pour les JO d’été 2000, éliminée lors de la première phase
– 1986 : Paris pour les JO d’été 1992, arrivée deuxième des votes derrière Barcelone (23 contre 47)
– 2001 : Paris pour les JO d’été 2008, arrivée troisième derrière Pékin et Toronto (18 contre, respectivement 56 et 22)
– 2005 : Paris pour les JO d’été 2012, arrivé deuxième derrière Londres (50 voix contre 54 pour la capitale britannique)

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