Lors de sa présentation devant les membres du Comité International Olympique (CIO) réunie dans le cadre de la 145ème Session à Milan (Italie), la délégation de Los Angeles 2028 a évoqué les derniers développements des préparatifs, soulignant notamment les chiffres-clés sur le plan commercial et en ce qui concerne l’engouement des futurs spectateurs pour le retour des Jeux sur le sol américain.

La 145ème Session du CIO est actuellement réunie au cœur de la capitale lombarde en marge de l’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver, ce vendredi 06 février.
L’occasion pour les membres de l’institution d’entendre les dirigeants des Comités d’Organisation des futures éditions, parmi lesquels ceux de Los Angeles 2028 avec à la manœuvre Casey Wasserman, Président de la structure organisatrice des JO 2028, et le concours notamment de Gene Sykes, ancien Directeur Général de la candidature californienne que « Sport & Société » avait pu interviewer en octobre 2017, désormais patron du Comité Olympique et Paralympique des États-Unis (USOPC).
Devant l’assemblée olympique installée dans l’enceinte du Parc des Exposition Allianz MICo, la délégation a ainsi effectué un point d’étape des préparatifs engagés depuis 2017, année d’attribution des Jeux à Los Angeles et sa région.
Aussi, alors que 2025 a permis à LA 2028 de peaufiner la carte de ses sites olympiques et paralympiques en confirmant des installations de classe mondiale et en intégrant des espaces emblématiques pour des aménagements temporaires, les organisateurs ont détaillé aujourd’hui la liste des stades appelés à recevoir les matchs des tournois de football féminin et masculin.
Des matchs qui éliront domicile dans sept stades, dont le mythique Rose Bowl Stadium, théâtre des demi-finales et des finales – masculine le 28 juillet 2028 et féminine le 29 juillet 2028 – après avoir été un écrin de prestige lors des Jeux de 1932 pour le cyclisme sur piste, et de 1984 pour le football, déjà. Une performance qui inscrit l’enceinte de Pasadena au rang des deux seuls stades au monde à avoir eu l’honneur des Jeux à trois reprises, à l’instar du Los Angeles Memorial Coliseum.
Au-delà de la sectorisation des épreuves – dont le calendrier a été dévoilé en novembre dernier – les organisateurs des JO 2028 ont par ailleurs abordé la question de la billetterie, sachant que la phase d’inscription pour le tirage au sort a été enclenchée le 14 janvier dernier pour une clôture programmée au 18 mars 2026.
L’occasion pour LA 2028 de rappeler un chiffre sans appel : en 24h seulement, 1,5 million de personnes issus de 175 pays à travers le monde se sont inscrites sur la plateforme officielle, témoignant si besoin d’un engouement singulier pour un rendez-vous planétaire qui marquera l’histoire à plus d’un titre.
Dans le même esprit d’une attente populaire certaine malgré les craintes liées à la politique migratoire et à la délivrance des visas par les États-Unis et l’Administration Trump, le Comité d’Organisation a aussi pu avancer une autre donnée intéressante pour les mois à venir.
Après avoir esquissé à l’automne 2025 les contours d’un inédit Programme des Volontaires bicéphale, LA 2028 a de fait pu se satisfaire de l’intérêt exprimé à ce stade par plus de 180 000 personnes, dont 40 000 rien que dans la région de Los Angeles où de premières initiatives citoyennes ont récemment été lancées.
Ailleurs dans le monde, l’enthousiasme de pouvoir prétendre à rejoindre la communauté des Volontaires des prochains Jeux d’été a été remarqué du côté de la France – dernière Hôte de l’événement estival avec l’édition réussie de Paris 2024 – mais également de la Chine, du Canada, du Mexique, et du Royaume-Uni pour ne citer que les principaux pays.
Des chiffres qui devraient encore s’accroître dans les mois à venir et qui pourraient atteindre voire dépasser le seuil enregistré par les organisateurs des JO 2024.
Outre ces éléments factuels, LA 2028 a aussi profité de sa présence à la tribune olympique pour évoquer les avancées notables au sein même de l’instance organisatrice de l’édition 2028.
Ainsi, la délégation américaine a fait savoir que les équipes de LA 2028 comptabilisaient à ce jour plus de 600 collaborateurs, un chiffre qui devrait avoisiner le millier de salariés d’ici à la fin de l’année 2026, marquant de facto une nouvelle montée en puissance avant d’aborder les deux ultimes années préparatoires à la livraison de la manifestation sportive.
Ladite délégation a aussi mentionné avec fierté la dynamique entourant le Programme des Partenaires.
Car après avoir réussi à sécuriser 35% de l’objectif de sponsoring dès le mois de juillet 2023, LA 2028 a par la suite enregistré des contrats pour un montant global supérieur à la totalité des revenus comptabilisés par Paris 2024 et chiffré à l’époque à 1,238 milliard d’euros, avant d’atteindre 60% de son objectif à la fin du printemps 2025.
Cet élan continu s’est ensuite concrétisé par le franchissement du seuil symbolique des 2 milliards de dollars de revenus issus du sponsoring, sachant que LA 2028 table sur une manne financière de l’ordre de 2,5 milliards de dollars, soit un montant équivalent à l’objectif propre à l’USOPC.
Désormais, LA 2028 peut poursuivre sa marche en avant avec une évidente confiance quant à sa capacité à glaner de nouveaux partenariats, surtout en considérant les perspectives offertes par l’accord révolutionnaire conclu avec le CIO en ce qui concerne le naming des enceintes olympiques.
Si habituellement, lesdites enceintes mobilisées dans les Villes Hôtes ne peuvent afficher l’identité des marques ayant donné leur dénomination à ces équipements, les Jeux de 2028 apporteront un nouveau cadre, les sites sportifs pouvant en effet conserver leur naming respectif.
Cette autorisation exceptionnelle est bien sûr de nature à apporter de nouveaux revenus dans les caisses du Comité d’Organisation de Los Angeles 2028 qui, plus que jamais, montre sa détermination à livrer des Jeux d’une nouvelle ère sur la scène olympique.
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