Un an après les Jeux de Paris 2024, les anneaux olympiques ont été révélés au cœur du Parc Georges Valbon de La Courneuve. Une nouvelle marque de reconnaissance du Comité International Olympique (CIO) à l’égard du Département de la Seine-Saint-Denis qui fut un acteur-clé, tant lors de la candidature qu’au moment des préparatifs d’organisation de l’événement planétaire.
Après avoir contribué aux festivités des Jeux l’an passé, en étant alors le plus important live-site et lieu de célébration du pays, le Parc Georges Valbon a reçu, ce samedi 26 juillet 2025, la visite de la Présidente du Comité International Olympique (CIO).
Durant une partie de l’après-midi, sous un large ciel ensoleillé, Kirsty Coventry – accueilli sur place par Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis – a ainsi conduit une délégation composée notamment de son prédécesseur et désormais Président d’honneur du CIO, Thomas Bach, mais également de Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, qui, avant d’accéder au poste de Président de la Commission de Coordination des Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030, fut à la manœuvre pour la Commission olympique chargée de superviser les préparatifs de Paris 2024.
D’anciennes figures des Jeux de 2024 étaient également de la partie, à l’instar d’Étienne Thobois, Directeur Général du Comité d’Organisation, sans oublier aussi Marie Barsacq, actuelle Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et Amélie Oudéa-Castéra, ex-Ministre au moment des Jeux et désormais à la tête du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).
Après une incursion par le Terrain des Essences adjacent au Parc, et limitrophe du Village des Médias, qui a bénéficié d’importants travaux de dépollution et de re-végétalisation grâce aux Jeux, les officiels se sont dirigés dans le cœur du site francilien pour prendre part à des démonstrations sportives.
Kirsty Coventry et Stéphane Troussel se sont même essayés au très populaire concept de la Lucarne ; le Président du Département réussissant l’exploit de faire rentrer le ballon à son deuxième essai.
Par la suite, toute la délégation s’est enfoncée plus loin dans le Parc, longeant la grande-roue qui le surplombe, pour gagner la plage bordant le lac.
Il y a tout juste un an, le site avait été spécialement agrémenté d’un écran-géant disposé sur le lac, tandis qu’un impressionnant skyliner de 80 mètres de haut avait été disposé à l’endroit où se situe aujourd’hui la grande-roue, offrant alors une vue panoramique sur l’ensemble de la Seine-Saint-Denis et au-delà.
Des espaces de détente et de restauration, ainsi que des ateliers et des terrains sportifs avaient en outre été aménagés, comprenant notamment un mur d’escalade, un skate park et un terrain de basket 3×3.
Pour assurer l’exploitation de ce site durant les Jeux – avec le souci complémentaire de proposer un modèle de célébration éco-responsable, avec gestion des déchets, réduction de l’impact carbone, ou recours à l’économie circulaire – le Conseil Départemental avait choisi l’entreprise d’événementiel EVENTEAM, associée à WE LOVE GREEN et à KENEO.
Ce samedi 26 juillet 2025, exit l’écran géant et le skyliner.
En revanche, une imposante structure a été agencée, avec, sur un fond orange, les références à la date anniversaire de Paris 2024 et à l’initiative festive « Le bel été », proposée par le Département dans le cadre du Parc.
Tandis qu’un compte à rebours était égrainé, la structure a finalement laissé apparaître les anneaux olympiques, le tout agrémenté d’un dispositif pyrotechnique bleu-blanc-rouge, tel un écho à la présentation faite sur le Pont d’Austerlitz au soir de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, mais encore sur la Place de la Concorde lors de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques.
Au milieu de centaines d’habitants venus profiter du Parc et des multiples activités sportives, culturelles et récréatives proposées in situ, la délégation olympique dans son ensemble a dès lors pu mesurer la nostalgie des Jeux et l’empreinte encore bien présente de l’événement dans le Département.
Peu à peu, nombre d’enfants se sont d’ailleurs précipités près des célèbres anneaux pour prendre la pose devant leurs parents.
L’an passé, la Seine-Saint-Denis fut l’un des principaux lieux de déroulement des compétitions, le Département accueillant ainsi l’athlétisme au Stade de France et les épreuves de plongeon, de natation synchronisée et les matchs du tournoi préliminaire de water-polo au Centre Aquatique Olympique à Saint-Denis, de même que les phases préliminaires du tournoi de boxe et l’épreuve d’escrime du pentathlon moderne à Villepinte, sans oublier également l’escalade sur le site de Dugny-Le Bourget.
La Seine-Saint-Denis avait par ailleurs été le point de chute du Centre International de Radio-Télévision (CIRTV ou IBC), installé au Parc des Expositions du Bourget, et des lieux d’hébergement constitués du Village des Médias et du Village des Athlètes, ce dernier prenant place sur trois communes, à savoir Saint-Denis, Saint-Ouen, et l’Île-Saint-Denis.
Le Relais de la flamme olympique et celui de la flamme paralympique prirent eux-aussi le chemin de la Seine-Saint-Denis, le territoire accueillant en outre le départ du para-marathon au Parc Georges Valbon, les compétitions de para-athlétisme au Stade de France, le volleyball assis à Villepinte, et les épreuves de para-cyclisme sur route à Clichy-sous-Bois.
La venue des Jeux a dès lors permis d’insuffler une dynamique bienvenue pour l’un des Départements les plus défavorisés du pays ; la promesse de la candidature visant notamment à rehausser l’apprentissage et la pratique de la natation auprès du jeune public.
Sur ce point, l’héritage aquatique en Seine-Saint-Denis a été principalement marqué par la construction du Centre Aquatique Olympique qui, tel un symbole, fut in fine le seul équipement sportif pérenne nécessaire aux Jeux à avoir été décidé et construit.
La dépose des bassins temporaires – issus notamment de la Paris La Défense Arena – a aussi offert un gain d’infrastructures à la Seine-Saint-Denis, où d’autres installations sportives et ouvertes au public ont émergé au fil des préparatifs des Jeux.
Depuis, et même si la phase préparatoire des Jeux fut parfois chaotique, la Seine-Saint-Denis fait partie intégrante de la perception de l’héritage de Paris 2024, le territoire devenant même une source d’inspiration pour les futurs hôtes, que ce soit Los Angeles 2028 ou Brisbane 2032.
Signe supplémentaire de l’importance du Département dans la cartographie des Jeux, le Comité d’Organisation (COJO) avait choisi en cours de préparatifs de quitter ses bureaux devenus exigus du Boulevard Haussmann pour rejoindre l’immeuble PULSE entre Aubervilliers et Saint-Denis.
Un immeuble à présent occupé par les services centraux du Conseil Départemental.
En savoir plus sur Sport & Société
Subscribe to get the latest posts sent to your email.