Paris 2024 : La vasque olympique de retour aux Tuileries jusqu’en 2028

A l’instar des anneaux olympiques qui regagneront prochainement la Tour Eiffel, la vasque des Jeux de Paris 2024 retrouvera dès l’été 2025 son écrin du Jardin des Tuileries et ce, jusqu’aux Jeux de Los Angeles 2028.

(Crédits – Paris 2024 / Firas Althoukhi)

Parmi les symboles des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, l’anneau-flamme constituant la monumentale vasque a sans nul doute été l’un des plus appréciés et des plus photographiés par les dizaines de milliers de visiteurs chaque jour – et chaque soir – en déplacement au plus près de la structure agencée dans le Jardin des Tuileries au cours de l’été passé.

Aussi, ces derniers mois, la question demeurait en suspens de savoir quel serait le devenir de cette œuvre réalisée par le designer Mathieu Lehanneur.

Depuis la clôture des Jeux de 2024, plusieurs options avaient ainsi été avancées, comprenant un remontage de la structure in situ ou une exposition dans un autre lieu en Région Île-de-France, divers candidats ayant notamment exprimé un intérêt pour recevoir la vasque.

In fine, la décision a été prise de remonter l’imposante structure de 30 mètres de hauteur pour un anneau-flamme de 7 mètres de diamètre à l’endroit même où elle a connu le succès au cours des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Du 21 juin – date de célébration de la Fête de la Musique et avant-veille de la Journée Olympique – jusqu’au 14 septembre inclus – date de la Fête du Sport voulue par le Président de la République dans la foulée de la réussite des JO 2024 – la vasque de Paris 2024 sera visible chaque été jusqu’à l’édition des Jeux de Los Angeles 2028 et s’élèvera à nouveau à la nuit tombée à 60 mètres d’altitude dans le ciel de la « Ville Lumière ».

Tandis que le coût de la réinstallation de l’ouvrage nécessitera une enveloppe d’environ 2,5 millions d’euros pour partie financée par l’excédent du budget d’organisation de Paris 2024, le remontage à venir a été rendu possible en concertation avec les services et les acteurs concernés, comprenant la Maire de Paris, Anne Hidalgo, le Chef de l’État, Emmanuel Macron, et la Ministre de la Culture, Rachida Dati.

Mais surtout, il a fallu obtenir l’accord du Comité International Olympique (CIO) et une adaptation de facto de la Règle 54 de la Charte olympique.

Ainsi, l’institution de Lausanne (Suisse) a expressément autorisé le projet parisien, avec toutefois deux conditions, à savoir le fait que le dispositif ne puisse être présenté comme une « flamme olympique », cette appellation restant attachée à la période de la tenue effective des Jeux, et que la lumière émanant de l’anneau sous la montgolfière soit de couleur blanche et non jaune comme durant les Jeux de 2024, là encore dans un souci de ne pas donner l’impression d’une flamme.

Avec le réagencement prochain de la vasque olympique et le ré-enclenchement du système 100% électrique s’appuyant sur 40 projecteurs LED et 200 buses de brumisation haute pression, Paris s’inscrira dans la lignée de quelques-unes des précédentes Villes Hôtes des Jeux qui, tout en ayant conservé leur propre vasque, sont autorisées à titre exceptionnel à rallumer le flambeau lors d’occasions particulières.

Ces dernières années, ce fut notamment le cas pour Salt Lake City (Utah, États-Unis), désignée pour accueillir les Jeux d’hiver en 2034 après avoir déjà orchestré l’événement planétaire en 2002.

Vue des anneaux olympiques installés sur le Pont d’Iéna, face à la Tour Eiffel, en janvier 2025 (Crédits – Sport & Société)

La vasque de Paris 2024 ne sera pas le seul ouvrage à retrouver une place de choix, un an après les célébrations olympiques et paralympiques.

En effet, dès cette année 2025, les anneaux olympiques devraient reprendre position entre le premier et le deuxième étage de la Tour Eiffel et ce, au moyen d’une structure plus légère que celle disposée l’année dernière sur l’emblématique monument. Pour l’heure, une réplique plus petite des anneaux se trouve exposée sur le Pont d’Iéna sur lequel la circulation automobile a été largement limitée selon un désir de la Ville de Paris.

Outre les anneaux, les agitos paralympiques ont quant à eux d’ores et déjà trouvé un nouveau point de chute.

Après avoir été hissés au sommet de l’Arc de Triomphe pour accompagner la tenue des premiers Jeux Paralympiques d’été organisés en France, le symbole paralympique a rejoint le parvis du Pôle de Référence Inclusif Sportif Métropolitain (PRISME) dont l’inauguration a d’ailleurs eu lieu cette semaine à Bobigny (Seine-Saint-Denis).


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