JO 2040 : Le DOSB attentif à la situation politique et institutionnelle

Tandis que l’effondrement de la coalition gouvernementale en poste Outre-Rhin pourrait entraîner des élections législatives anticipées, la Confédération Allemande des Sports Olympiques (DOSB) reste concentrée sur ses objectifs, que sont principalement la promotion d’une grande loi en faveur du sport de haut niveau et la préparation d’une candidature aux Jeux d’été de 2040.

Pupitre de l’Assemblée Générale du Comité Olympique d’Allemagne (Crédits – DOSB)

L’Allemagne est entrée dans une période de turbulences.

Composée jusqu’alors du Parti Social-Démocrate (SDP) du Chancelier, Olaf Scholz, du Parti Libéral-Démocrate (FDP) et des Verts, la coalition gouvernementale a en effet volé en éclats cette semaine suite au limogeage du Ministre des Finances, Christian Lindner, qui se trouve être la figure de proue du FDP.

Cette situation rebat les cartes politiques et les équilibres, avec la perspective plus que probable d’un scrutin législatif anticipé. Or, si un tel scrutin devait être convoqué, l’Union Chrétienne-Démocrate (CDU) pourrait revenir au pouvoir avec ses alliés à en croire les sondages actuels plaçant le parti de l’ancienne Chancelière, Angela Merkel, à 33% d’opinions favorables.

Conscient de cette possibilité, le DOSB entend bien faire entendre sa voix pour défendre la place du sport dans les politiques publiques allemandes et ce, alors que le pays se tourne en direction d’une candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2040.

Dans une déclaration publiée le 08 novembre 2024 sur son site officiel, le DOSB estime ainsi que :

Pour le sport, la fin de la coalition au niveau fédéral signifie que le projet de politique sportive de la législature actuelle, à savoir la création d’une loi sur la promotion du sport, ne pourra être conclu, car il ne sera pas présenté devant le Parlement.

Notre objectif sera maintenant de rechercher les conditions pour permettre l’adoption prochaine d’une telle loi avec un nouveau gouvernement fédéral.

Cela inclut également la création d’une Agence sportive indépendante pour le haut niveau et la gestion du sport de haut niveau pour réaliser le changement de paradigme souhaité et assurer ainsi la réussite pour nos athlètes et notre pays dans les compétitions sportives à moyen et long terme.

Au-delà de ce constat et de la détermination à accompagner les travaux de la future coalition, le DOSB souhaite que les turbulences institutionnelles n’affaiblissent pas la préparation des athlètes allemands en vue des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, notamment à l’aune de l’engagement financier pour le sport alors que le budget 2025 doit en théorie être acté dans les jours à venir.

L’instance olympique allemande espère en outre pouvoir compter sur l’appui des principales formations politiques du pays pour poursuivre sa réflexion en vue d’une candidature pour les Jeux d’été de 2040.

Sur ce point, et comme l’énonce le communiqué du DOSB :

Notre grand plan pour amener les Jeux Olympiques et Paralympiques en Allemagne bénéficie du soutien des partis, et nous sommes donc convaincus que nous pourrons obtenir l’appui du nouveau gouvernement fédéral.

Le Chancelier fédéral allemand, Olaf Scholz, avec des athlètes réunis à la German House dans le cadre des Jeux Olympiques de Paris 2024, vendredi 09 août 2024 (Crédits – DOSB)

Cet été, l’option d’une nouvelle candidature estivale Outre-Rhin – après les échecs de Berlin 2000, Leipzig 2012 et plus récemment Hambourg 2024 – avait pris corps avec l’engagement du gouvernement conduit par Olaf Scholz.

Depuis la German House aménagée dans le cadre des Jeux de Paris 2024, la Ministre fédérale allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, avait ainsi signé une déclaration commune avec le DOSB pour soutenir et encourager l’émergence d’une candidature pour l’édition 2040.

Marquant la volonté des autorités fédérales d’éviter la moindre polémique en écartant un projet pour 2036 – qui aurait fait écho au centenaire des Jeux de Berlin 1936 – au profit d’une candidature visant à installer les conditions de célébration du cinquantième anniversaire de la Réunification allemande, cette orientation avait été confortée peu après par le déplacement en France du Chancelier.

Olaf Scholz avait d’ailleurs profité de sa venue à Paris pour faire de l’édition tricolore un modèle d’inspiration en vue d’un futur projet susceptible de prendre forme à travers plusieurs villes du pays, parmi lesquelles la capitale fédérale, Berlin.

L’appui gouvernemental s’était aussi traduit par l’octroi d’une enveloppe de 6,95 millions d’euros entre 2024 et 2027 pour mener à bien les études de faisabilité et mettre en œuvre une stratégie globale afin d’identifier les potentiels sites destinés à recevoir l’événement planétaire.


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