Après Carson et Long Beach, la Ville de Santa Monica (Californie, États-Unis) s’apprête à son tour à se prononcer sur l’intégration ou non au sein du dispositif d’organisation des Jeux d’été de Los Angeles 2028. Ce mardi 08 octobre 2024, le Conseil Municipal de la cité côtière doit en effet examiner un rapport relatif à l’impact financier de l’accueil probable du tournoi de beach-volley.

Sauf coup de théâtre, Santa Monica fera partie de la cartographie des JO 2028.
Comme cela est envisagé depuis les prémices de la candidature américaine, la ville limitrophe de Los Angeles devrait s’engager plus encore dans les discussions avec les organisateurs de l’événement planétaire en vue d’établir sur sa mythique plage les matchs du tournoi olympique de beach-volley.
Avant la conclusion d’un accord formel tel que ceux signés entre LA 2028 et les Villes de Carson et Long Beach au cours du printemps 2024, les élus locaux devront néanmoins examiner un rapport commandé auprès du cabinet de consultants HR&A Advisors concernant l’impact financier de l’accueil in situ d’une manifestation d’envergure mondiale, générant un afflux de spectateurs et une visibilité aux quatre coins de la planète.
De fait, ledit rapport sera exposé aux élus lors de la prochaine réunion du Conseil Municipal prévue ce mardi 08 octobre 2024.
L’étude de 36 pages souligne notamment le fait que l’accueil des matchs de beach-volley pourrait générer un coût de 15,54 millions de dollars (14,16 millions d’euros) sur les finances locales, la Ville devant alors fournir un surplus de forces de l’ordre, tout en garantissant les conditions de circulation autour du site des compétitions, ou encore la bonne collecte des déchets. Ce coût pourrait toutefois être contrebalancé pour partie à hauteur de 14,09 millions de dollars (12,83 millions d’euros) via des recettes fiscales et le paiement locatif par le Comité d’Organisation des JO 2028. Ce dernier aura notamment à prendre à sa charge les frais de location de la plage pour 2,5 millions de dollars (2,28 millions d’euros), mais encore les frais liés à la privatisation temporaire des parkings adjacents – jusqu’à 800 places impactées au moment des Jeux – pour 2,4 millions de dollars (2,19 millions d’euros).
In fine, la Ville de Santa Monica se retrouverait face à une perte nette estimée aujourd’hui à 1,45 million de dollars (1,32 million d’euros).
Une perte à mettre en perspective avec l’image de carte postale que renverrait l’organisation d’épreuves olympiques et qui se traduirait possiblement par un regain d’intérêt touristique dans les années à venir et ce, même si la localité californienne bénéficie déjà d’un attrait majeur.
D’ailleurs, la même étude fait la projection des dépenses de visiteurs qui seraient amenés à se rendre à Santa Monica durant les Jeux. En cas d’accueil du tournoi précité, lesdites dépenses pourraient s’élever à 112,3 millions de dollars (102,3 millions d’euros), contre 95,4 millions (86,9 millions d’euros) dans le cas où la Ville de Santa Monica décidait de ne pas prendre part à l’organisation des Jeux.
Au-delà de la question financière, Santa Monica entend aussi discuter avec les organisateurs des Jeux de la possibilité de maintenir l’ouverture de la célèbre jetée pour les promeneurs, mais également de la remise en état de la plage, les infrastructures prévues pour les Jeux étant de toute façon planifiées pour être démontées à l’issue de l’événement.
Aussi, la Ville et le Comité d’Organisation devraient à n’en pas douter parvenir à un accord financier convenable pour chacune des parties, LA 2028 étant désireux de profiter d’un cadre spectaculaire pour orchestrer un sport ayant fait ses débuts à Santa Monica au début du XXe siècle avant de gagner le monde et d’intégrer le programme sportif des Jeux Olympiques à partir de 1996 après avoir été sport de démonstration lors des Jeux de Barcelone 1992.
Comme l’a en tout cas exposé David White, Directeur Municipal de Santa Monica :
Santa Monica est une destination emblématique connue dans le monde entier. Et en tant que berceau du beach-volley, il n’y a pas de meilleur endroit pour accueillir la compétition des Jeux Olympiques d’été de 2028.
L’équipe municipale a travaillé dur pour négocier un accord qui fonctionne pour Santa Monica, et la session d’étude est une occasion cruciale pour le Conseil Municipal et le public de donner un avis sur ce qui est le mieux pour notre communauté.
Si la Ville de Santa Monica se prononce ce mois-ci en faveur d’une participation aux Jeux, trois autres accords devraient encore être entérinés avec LA 2028, portant en particulier sur les modalités d’organisation et les détails opérationnels.
Durant la phase de candidature, pour 2024 puis pour 2028, Santa Monica a systématiquement figuré au sein du dispositif prévisionnel pour l’accueil des Jeux, montrant si besoin l’attachement des porteurs du projet à ce secteur emblématique de la côte ouest américaine.
Outre le beach-volley – qui est resté positionné sur place – la mythique plage donnant sur l’océan Pacifique avait aussi été envisagée un temps pour les épreuves de triathlon et de natation en eau libre, avant que ces dernières ne soient déplacées plus au sud du côté de Long Beach.
Pour le tournoi olympique de beach-volley, les porteurs de la candidature avaient dès le départ projeté l’aménagement d’une enceinte temporaire principale de 12 000 places, sachant que la tenue des matchs pourrait conduire à la venue de 450 000 spectateurs sur toute la durée des Jeux et ce, sans compter le flux de visiteurs supplémentaires dans la ville.
En parallèle de ce site sportif destiné à recevoir le tournoi olympique, sept autres structures furent envisagées, à savoir deux terrains d’échauffement et cinq terrains d’entraînement, l’ensemble du dispositif représentant un coût de 23,4 millions de dollars à la charge du Comité d’Organisation (valeur 2016).
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