A Colombes (Hauts-de-Seine), la métamorphose du Stade Yves-du-Manoir est à la hauteur de l’histoire du site qui, 100 ans après les Jeux de 1924, va prendre part aux célébrations des Jeux de Paris 2024 en accueillant le tournoi olympique de hockey-sur-gazon.

Enceinte majeure du sport français, le Stade Yves-du-Manoir est aujourd’hui tourné en direction des Jeux de 2024 et ce, après avoir connu deux ans d’un chantier d’envergure destiné à rénover la tribune historique et à doter le site vaste de 18 hectares de nouveaux terrains et de bâtiments flambants neufs.
A l’issue de ces travaux importants, l’emblématique stade de Colombes a été livré à la mi-décembre au Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, avant que ce dernier ne confie temporairement l’ouvrage au Comité d’Organisation des Jeux (COJO) de Paris 2024 au cours du printemps à venir.
Une cérémonie officielle a en ce sens été opérée, lundi 18 décembre 2023, avec une remise symbolique des clés entre le Président du directoire du groupe Léon Grosse, porteur du projet de reconstruction, Lionel Christolomme, et le Président du Conseil Départemental, Georges Siffredi, avec aussi le concours du Directeur Exécutif des Opérations de Paris 2024, Édouard Donnelly.
Ainsi que l’a souligné le Président des Hauts-de-Seine, acteur institutionnel engagé aux côtés des porteurs du projet olympique et paralympique :
Nous sommes le premier équipement olympique à être livré, en temps et en heure et même avec un peu d’avance.
Les Jeux ont été l’occasion de renouveler totalement le stade et de faire renaître ce site mythique qui, cent ans après avoir accueilli les Jeux de 1924, s’apprête à recevoir les épreuves de hockey-sur-gazon.
Au cours des mois passés, les opérations ont d’abord consisté en une remise à niveau globale de la charpente et des gradins de la tribune historique du Stade Yves-du-Manoir qui a dès lors pu retrouver l’éclat et la couleur de ses débuts.
Face à ladite tribune, un terrain synthétique de hockey-sur-gazon a été disposé avant que des aménagements temporaires ne soient engagés d’ici la fin du printemps 2024 afin de permettre de constituer la jauge nécessaire à l’accueil des Jeux.
Concrètement, en sus des 6 000 places de la tribune historique, les organisateurs de Paris 2024 vont disposer des tribunes temporaires de 3 500 places, offrant de facto une capacité de 9 500 places pour cette seule enceinte.
A quelques encablures de là, les travaux réalisés par un groupement piloté par l’entreprise Léon Grosse – déjà active sur le Stade Jean Bouin à Paris (16e arrondissement) – avec l’appui des cabinets Celnikier & Grabli Architectes et Olgga Architectes, ainsi que des bureaux d’études Verdi, Éléments Ingénieries et Techni’cité, sans oublier Muriel Consigny Paysages, Boa Concepteurs Lumières et l’entreprise de maintenance CRAM, ont ensuite été l’occasion de faire sortir de terre de nouveaux équipements.
A cet égard, deux bâtiments de 4 000 m² au total ont été conçus avec une utilisation maximisée du bois, sachant que l’ensemble du chantier devait tenir compte des exigences environnementales fixées tout à la fois par le Conseil Départemental et par Paris 2024, à savoir notamment 50% de constructions bois minimum avec un bois 100% labellisé, 50% de l’électricité produite in situ, via l’installation de panneaux photovoltaïques, la couverture à 50% des consommations chaud / froid par le recours aux énergies renouvelables, mais encore la collecte des eaux pluviales dans des bassins adjacents, le site étant soumis au risque inondation.
Ceinturé de deux terrains de hockey-sur-gazon, l’un destiné à la compétition, l’autre aux entraînements, le bâtiment A – qui se caractérise par sa silhouette longiligne bardée de panneaux de bois sur lesquels s’affiche en grand le nom Stade Départemental Yves-du-Manoir – va devenir l’écrin de la Fédération Française de Hockey qui y établira en son sein le Centre National d’Entraînement.
Au moment des Jeux, face à la tribune de 1 000 places, des sièges temporaires au nombre de 3 000 permettront de porter la capacité du site à 4 000 places.
Aussi, en cumulant la jauge du site historique et celle de ce nouveau bâtiment, la capacité du site de Colombes sera de 13 500 places durant le tournoi olympique qui devrait voir l’afflux de 300 000 spectateurs autour des 24 équipes féminines et masculines et des 400 compétiteurs attendus.
Outre ce nouvel ensemble, le bâtiment B offre quant à lui la possibilité aux clubs et aux associations de Colombes d’utiliser une tribune de 300 places, des vestiaires, des bureaux et autres salles de réunion.
Au-delà des deux nouveaux bâtiments, le site de Colombes dispose désormais d’une piste d’athlétisme flambant neuve, d’agrès, de quatre terrains de football et de trois terrains de rugby, tous synthétiques dans un souci de préservation et de gestion des ressources en eau.
En incluant la rénovation de la tribune historique, le réaménagement en profondeur du Stade Yves-du-Manoir aura nécessité un investissement de l’ordre de 101 millions d’euros.
Sur cette enveloppe – qui a été revue à la hausse par rapport aux estimations initiales – le Conseil Départemental aura été le principal contributeur, avec un apport conséquent de 87,4 millions, tandis que la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) aura de son côté injecté quelques 13,6 millions d’euros, avec notamment une participation du Conseil Régional d’Île-de-France pour 5 millions d’euros.
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