Les Alpes françaises 2030 peaufinent une carte resserrée pour les sites paralympiques

Attendue pour les prochaines semaines, la carte des sites paralympiques des Jeux d’hiver de 2030 va connaître une évolution certaine par rapport au schéma présenté en phase de candidature et ce, afin de tenir compte des impératifs logistiques et des derniers bouleversements survenus avec le remplacement du pôle niçois.

Capture d’écran du clip vidéo des Alpes françaises 2030 « Millième, notre vision » (Crédits – Alpes françaises 2030)

Depuis l’an passé, le recentrage des épreuves paralympiques des Jeux des Alpes françaises 2030 apparaissait comme inéluctable afin de rendre le concept plus lisible et moins contraignant sur le plan de l’organisation.

Aussi, après une revue de projet ayant également intégré les enseignements tirés des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, les organisateurs de l’édition 2030 se préparent à révéler une carte profondément remaniée par rapport à ce qui fut présenté entre 2023, année de dépôt de la candidature, et 2024, année d’attribution des Jeux.

Le 29 juin prochain, le Conseil d’administration du Comité d’Organisation des Jeux (COJOP) entérinera les choix stratégiques de ladite carte, avant que celle-ci ne soit soumise à l’appréciation – et la validation – du Comité International Paralympique (IPC).

Le dévoilement complet devrait ensuite être opéré au cours de la première quinzaine du mois de juillet, soit quelques semaines après la présentation formelle de la carte des sites olympiques ; ces derniers devant aussi connaître des ajustements majeurs au gré des discussions menées entre les diverses parties prenantes.

Pour les Jeux Paralympiques en tout cas, la simplification du dispositif devrait se traduire par une réduction des clusters sportifs.

De quatre en phase de candidature, ils passeraient ainsi à trois. De surcroît, les Jeux Paralympiques des Alpes françaises 2030 ne se tiendraient plus que sur la seule Région Auvergne-Rhône-Alpes, reléguant la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur au rang de simple spectatrice, elle qui a déjà perdu le pôle de glace des Jeux Olympiques initialement positionné à Nice (Alpes-Maritimes).

Version de la carte des sites paralympiques des Alpes françaises 2030 présentée dans le cadre du Rapport de la Commission de Futur Hôte des Jeux d’hiver, le 12 juin 2024 (Crédits – IOC / Alpes françaises 2030)

Concrètement, le nouveau pôle lyonnais (Rhône) abriterait les para-sports de glace que sont le tournoi de para-hockey-sur-glace et le curling-fauteuil.

Selon les informations du quotidien régional « Le Dauphiné Libéré », les compétitions de para-ski alpin et de para-snowboard s’articuleraient désormais autour de Courchevel (Savoie), marquant une rupture nette avec les projections initiales, lorsque celles-ci avaient positionné les premières épreuves citées du côté de Méribel et les secondes du côté de Montgenèvre dans le cluster du briançonnais (Hautes-Alpes) qui s’apprête à quitter la piste paralympique.

Malgré l’intérêt exprimé par Tignes et le retour de Méribel à la table des discussions après l’avoir quitté l’an dernier, Courchevel devrait donc – sauf surprise – rafler la mise en plus d’être un pôle de référence attendu pour les Jeux Olympiques.

Enfin, le para-ski de fond et le para-biathlon éliraient domicile sur le site de La Clusaz en Haute-Savoie, alors que ces compétitions devaient jusqu’alors être implantées dans le même Département, mais au sein du site du Grand-Bornand.

Pour ces deux derniers sports, le choix de La Clusaz s’est imposé – notamment – eu égard à la différence d’altitude et de facto aux conditions d’enneigement pour la période du mois de mars où auront lieu les Jeux Paralympiques. En effet, situé au-delà des 1 420 mètres d’altitude, l’espace nordique des Confins offrirait de meilleures garanties que celui du Grand-Bornand (1 300 mètres).

Sur l’ensemble du dispositif qui s’annonce, l’élimination d’un cluster et le recentrage des épreuves sur la seule Région Auvergne-Rhône-Alpes devraient aussi s’accompagner d’une baisse du nombre de Village des Athlètes, sachant que la version initiale s’orientait sur quatre lieux d’hébergement pour les compétiteurs paralympiques.

Cette simplification globale doit par ailleurs permettre une plus grande fluidité en ce qui concerne les transports et ce, tant pour les déplacements des athlètes que pour la venue des futurs spectateurs qui pourraient être désireux de suivre plusieurs épreuves présentes sur différents clusters au cours d’une même journée ou tout du moins d’une même période calendaire.


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