Doyen mondial des Champions olympiques encore en vie, Charles Coste s’est éteint la semaine dernière à l’âge de 101 ans. Chacun garde en mémoire le souvenir de l’émouvante passation entre l’ancien cycliste et les deux derniers porteurs de la flamme au soir de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024.

L’image émouvante de sa transmission de la flamme à Teddy Riner et Marie-José Pérec, sous une pluie parisienne, lors de la Cérémonie d’ouverture, a marqué les esprits à travers le monde.
Son souvenir restera gravé dans nos mémoires. Nous adressions nos pensées les plus sincères à sa famille en cette période de deuil.
Par ces quelques mots, la Présidente du Comité International Olympique (CIO) a rendu hommage à Charles Coste qui, du haut de ses 101 ans, était devenu le doyen des Champions olympiques mondiaux.
Les Français et le monde avaient (re)découvert l’ancien cycliste, auréolé de la médaille d’or de la poursuite par équipes lors des Jeux de Londres 1948, au cours d’une série d’entretiens dans la presse en parallèle du Relais de la flamme olympique, mais encore davantage et de façon spectaculaire, durant la Cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024.
Au soir du 26 juillet 2024, il fut en effet convié à participer à l’ultime relais du flambeau olympique qui, après avoir descendu la scène du Trocadéro – porté successivement par Zinédine Zidane et Rafael Nadal – avait effectué une incroyable remontée de la Seine en compagnie de légendes du sport – Serena Williams, Nadia Comaneci, Rafael Nadal et Carl Lewis – pour arriver jusqu’en contrebas du Musée du Louvre, où Amélie Mauresmo avait alors pu entamer un dernier tour de piste en présence de médailles tricolores déambulant dans le Jardin des Tuileries.
A l’issue de cette parade, Laura Flessel s’était finalement mise à genoux pour confier la torche enflammée à Charles Coste, dans son fauteuil roulant et sous une pluie fine, avant qu’il ne passe le relais à Teddy Riner et Marie-José Pérec qui se dirigèrent ensuite vers l’anneau-flamme constituant la vaste olympique dans un instant poétique mémorable.
Ces images ont bien sûr fait le tour du monde, mais l’émotion suscitée par la présence de Charles Coste et l’évocation de son parcours et de sa carrière, a sans nul doute été l’une des plus belles de la quinzaine olympique et des Jeux parisiens dans leur ensemble.
Le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) lui a d’ailleurs rendu également hommage sur les réseaux sociaux :
Le doyen mondial des Champions olympiques avait disputé deux Tours de France, trois Tours d’Italie et sa plus belle victoire demeurait dans le Grand Prix des Nations 1949, face au géant italien Fausto Coppi.
Le 26 juillet 2024, lors de la Cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il avait été, en toute humilité, l’avant-dernier relayeur en transmettant le flambeau à Marie-José Pérec et Teddy Riner pour allumer la vasque des Tuileries.
Une image pleine d’émotion qui restera gravée dans la mémoire des Jeux olympiques pour l’éternité. Nos pensées accompagnent ses proches et la grande famille du cyclisme français et mondial.
Très ému à l’annonce de la disparition de l’ancien cycliste – à l’instar aussi de Teddy Riner et Marie-José Pérec – Tony Estanguet a quant à lui pris la plume sur son compte Instagram pour faire part de son souvenir et de son affection pour le natif de l’année olympique 1924 qu’il décora de la Légion d’Honneur en 2022 et à qui il avait encore rendu visite dans le courant du mois d’octobre :
Merci Charles Coste pour cette très belle rencontre et pour ton amitié. Nous perdons le doyen du sport français, le doyen mondial des Champions olympiques et un très grand Monsieur.
Ce fut un honneur de te remettre la Légion d’Honneur et de te proposer de porter la flamme pour la transmettre aux derniers relayeurs de Paris 2024.
Toutes mes condoléances à Yvette et toute la famille.
La Légion d’Honneur fut une quête pour celui qui ne pu des décennies durant prétendre à obtenir la prestigieuse récompense ; l’octroi de cette dernière aux Champions olympiques tricolores ne datant que de 1952, soit quatre ans après son sacre londonien.
Surtout, il espérait ces dernières années une reconnaissance comme pour honorer aussi ses trois compères de l’équipe de France cycliste de 1948 disparus avant lui.
Si le sport et la France ont tardé à le saluer à sa juste place, Charles Coste bénéficia finalement de l’appui du quotidien « Le Parisien » qui multiplia les contacts pour permettre l’accès à une reconnaissance si attendue.
Et l’histoire fut belle par la suite, même si le principal intéressé ne le savait pas encore.
Comme il le déclara d’ailleurs dans les colonnes du « Parisien » en janvier 2022 :
Je dois trouver une personnalité qui accepte de me la remettre, avoue-t-il. À mon âge, c’est beaucoup de tracas.
Si je pouvais choisir, j’aimerais bien que ce soit Tony Estanguet, le patron du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 qui me le remette. Ce serait un joli symbole. Je ne sais pas s’il me connaît. En tout cas, si on pouvait ne pas trop traîner pour trouver une date, ce serait bien.
Je suis patient mais à mon âge, il y a peut-être des limites...
En savoir plus sur Sport & Société
Subscribe to get the latest posts sent to your email.