Le choix de l’hôte des épreuves de patinage de vitesse des Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030 devrait intervenir avant la fin de l’année 2025, les organisateurs étant actuellement focalisé sur deux options et des discussions avec les acteurs européens concernés : Heerenveen (Pays-Bas) et Turin (Italie).

Dès la phase de candidature, les parties prenantes au projet des Alpes françaises 2030 avaient fait savoir que l’Anneau de vitesse serait probablement choisi au sein d’un pays européen et ce, afin d’éviter l’aménagement d’un site temporaire ou la construction – possiblement onéreuse – d’une installation qui aurait certainement cherché son public après les Jeux.
En septembre 2023, le Comité de Candidature avait ainsi émis l’hypothèse de la sollicitation d’un acteur expérimenté et disposant déjà d’une infrastructure opérationnelle et en capacité de recevoir les compétitions dans le cadre des Jeux de 2030.
Or, près d’un an après l’attribution des Jeux, le choix des Alpes françaises 2030 demeure pour l’heure en ballottage.
Des discussions se poursuivent et l’annonce du point de chute du patinage de vitesse devrait intervenir d’ici l’automne 2025 comme l’a indiqué Edgar Grospiron, Président du Comité d’Organisation des Jeux (COJO), en marge du Congrès de la Fédération Française de Ski (FFS) qui s’est déroulé vendredi 04 juillet à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Si l’Allemagne fut un temps envisagée, il semble aujourd’hui acquis que la décision se portera soit sur les Pays-Bas, avec Heerenveen, soit sur l’Italie, avec Turin.
L’option néerlandaise offre aux organisateurs l’expertise locale d’un anneau régulièrement mobilisé lors de rendez-vous internationaux autour du patinage de vitesse.
Doté de 12 500 places, le Thialf – apprécié des compétiteurs – est une véritable institution. D’abord patinoire ouverte sur l’extérieur à sa construction en 1967, il devient une enceinte couverte dans les années 1980 à l’occasion d’un grand chantier de modernisation.
Malgré ses atouts, l’anneau de vitesse de Heerenveen pourrait souffrir de son éloignement certain avec les Alpes françaises, dont le projet est lieu même caractérisé par un éclatement des clusters au sein des deux Régions Hôtes des JO 2030.
Plus proche géographiquement, l’option italienne offrirait également une certaine dose d’expérience, puisque l’Oval Lingotto de Turin n’est autre que le site des épreuves de patinage de vitesse des Jeux d’hiver de 2006.
Pouvant accueillir jusqu’à 8 500 spectateurs, l’arène de 20 000 m² sans poteau est intégrée au Parc des Expositions du Lingotto Fiere, lui assurant une visibilité optimale et l’organisation régulière d’événements variés.
Pour l’enceinte turinoise, une participation aux Jeux d’hiver de 2030 apparaîtrait comme une évidente revanche, la cité du Piémont ayant été écartée du dispositif des Jeux de Milan-Cortina 2026 en raison de tensions politiques persistantes entre acteurs régionaux, au profit d’une installation temporaire disposée dans le Parc des Expositions de la Fiera Milano à Milan.
Lors de sa dernière candidature hivernale, la France avait fait le choix de proposer la construction d’une patinoire pérenne.
Imaginé au sein du cluster d’Annecy, dans le même secteur qu’une Halle de curling temporaire, l’Anneau de vitesse avait été présenté comme une arène moderne de 8 000 places, moyennant un investissement de l’ordre de 127,6 millions d’euros (valeur 2010), soit 117 millions à la charge des pouvoirs publics et 10,6 millions d’euros à la charge du Comité d’Organisation des Jeux.
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