JO 2024 : Le retrait de Budapest est acté

Si aucun communiqué officiel n’a pour l’instant été publié par le Comité de Candidature de Budapest 2024, les autorités hongroises ont acté ce mercredi soir – comme c’était prévisible depuis la fin de semaine dernière – le retrait de la course à l’organisation des Jeux.

Contacté par « Sport & Société », le Comité de Candidature n’a souhaité faire aucun commentaire, précisant néanmoins qu’une communication interviendrait prochainement par l’intermédiaire du Comité Olympique de Hongrie (HOC).

Le logo de la candidature a été repensé ce mercredi soir et apparaît désormais sur fond noir (Crédits - Budapest 2024)

De manière symbolique, le logo de la candidature a été repensé ce mercredi soir et apparaît désormais sur fond noir (Crédits – Budapest 2024)

Ce retrait de Budapest apparaissait inéluctable après le pari réussi du mouvement contestataire « Momentum Mozgalom ». Ce dernier était parvenu entre mi-janvier et mi-février a collecté un nombre suffisant de signatures pour contraindre la Ville de Budapest à mettre en œuvre un référendum.

Bien que les signatures auraient mérité une vérification par la Commission électorale avant l’organisation d’un tel scrutin populaire, le nombre de documents collectés – plus de 266 000 signatures alors que la loi en exigeait 138 000 – fut suffisant pour faire vaciller la candidature de la capitale hongroise.

Plutôt que de risquer un camouflet face aux électeurs, le Premier Ministre Viktor Orbán et la Municipalité ont préféré mettre un terme à l’aventure olympique et paralympique, quelques mois seulement avant le scrutin olympique de Lima (Pérou), et avant les élections législatives de 2018 qui représente une échéance majeure pour la majorité gouvernementale actuelle.

Mais si le retrait de Budapest est évidemment un fiasco pour les autorités hongroises, il constitue surtout un terrible aveu d’échec pour le Comité International Olympique (CIO) et son Président, Thomas Bach.

Ce dernier avait fait de la réforme de l’Agenda 2020 le pilier de sa campagne pour la présidence de l’institution en septembre 2013. Depuis, il avait œuvré à mettre en place les 40 Recommandations de l’Agenda parmi lesquelles plusieurs mesures pour rendre le modèle olympique plus vertueux, grâce notamment à une réduction des coûts pour les candidatures.

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l'Agenda 2020, en décembre 2015 (Crédits - CIO / Ian Jones)

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l’Agenda 2020, en décembre 2015 (Crédits – CIO / Ian Jones)

Néanmoins, la communication du CIO a sans nul doute été insuffisante pour rassurer les Villes Candidates et plus encore, l’opinion publique.

De plus en plus soucieux de contrôler les grands projets qui engagent les deniers publics, les citoyens sont devenus de redoutables freins pour les candidatures aux Jeux et ce, alors même qu’ils devraient en être des porteurs.

Le retrait il y a peu de la candidature des Grisons (Suisse) pour l’investiture helvète pour 2026 n’en est que l’une des illustrations les plus évidentes, sans compter aussi l’abandon de Hambourg (Allemagne) pour 2024.

Désormais, la course olympique se jouera en présence de seulement deux Villes Candidates – alors qu’elles étaient cinq sur la ligne de départ le 15 septembre 2015 -, une situation inédite dans le cadre de l’attribution des Jeux d’été, depuis le milieu des années 1980 avec l’unique candidature de Los Angeles pour 1984 et le duel Séoul / Nagoya pour 1988.

Quoiqu’il en soit, les prochaines semaines s’annoncent tumultueuses pour le CIO.

Thomas Bach avait récemment évoqué la possibilité d’effectuer un double vote le 13 septembre prochain, à savoir l’élection de la Ville Hôte de 2024 et l’élection de la Ville Organisatrice de 2028.

Mais cette perspective – qui se résumerait de fait à l’attribution d’une édition à Los Angeles et d’une autre à Paris – rencontre cependant la contestation de plusieurs membres de l’institution de Lausanne (Suisse), notamment au sein de la Commission exécutive.

Le modèle olympique devra en tous cas être remanié pour espérer attirer à nouveau les Villes Candidates et renouer ainsi avec une certaine attractivité. Le temps sera court ; l’année 2019 étant marquée logiquement par le lancement de la procédure pour les Jeux d’hiver de 2026.

JO 2024 : Los Angeles en tête des villes les plus congestionnées au monde selon une étude

Le contenu de l’étude ne devrait sans doute pas satisfaire les porteurs de la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024.

Relayée hier par le « Los Angeles Times », l’étude de la Fondation INRIX a été menée dans 1 064 villes de 38 pays à travers le monde. Élément important à noter toutefois, la Chine et l’Inde n’ont pas été comptabilisés et ce, alors que les déplacements automobiles y sont particulièrement élevés chaque année.

INRIX révèle que la « Cité des Anges » est la ville la plus congestionnée au monde du fait de la densité des déplacements et du nombre d’heures passées dans les embouteillages.

(Crédits - Luis Sinco / Los Angeles Times)

(Crédits – Luis Sinco / Los Angeles Times)

Ainsi, pour l’année 2016, les automobilistes de la ville de Californie ont enregistré une moyenne de 104 heures, soit davantage que ceux de Moscou (Russie) qui pointaient à 91 heures et que ceux de New York à 89 heures.

Autre donnée importante, et non des moindres : les dépenses engendrées par ces embouteillages ont représenté une moyenne annuelle de 2 408 dollars (2 289 euros) par automobiliste de Los Angeles et de de 300 milliards de dollars (285,27 milliards d’euros) à l’échelle des États-Unis.

Le top 10 est complété par les villes de San Francisco, Bogota (Colombie), Sao Paulo (Brésil), Londres (Royaume-Uni), Atlanta, Paris (France) et Miami.

(Crédits - INRIX)

(Crédits – INRIX)

Dans l’optique des Jeux d’été de 2024, Los Angeles entend faciliter les déplacements grâce à l’aménagement de nouveaux axes pour le métro notamment, et à la modernisation des équipements existants. Cependant, seule une partie des deux plans massifs adoptés par les autorités – de 88 milliards et de plus de 120 milliards de dollars – sera appliquée d’ici l’événement planétaire.

La problématique des transports promet donc d’être délicate à gérer pour Los Angeles qui espère des flux de 2 millions de visiteurs américains et de 1,2 million de visiteurs étrangers.

Bien sûr, l’aéroport international de Los Angeles sera en mesure de gérer ces allers et retours, mais le réseau des transports en commun pourrait être mis à rude épreuve et ce, à l’instar de la récente mobilisation de la Marche des Femmes.

Les réseaux sociaux s’étaient alors fait l’écho des messages d’information diffusés par les autorités pour aiguiller les voyageurs en direction d’axes secondaires.

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits - Paris 2024)

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits – Paris 2024)

Également présente dans le classement de l’étude INRIX – 9ème contre 15ème en 2015 avec une moyenne de 65 heures – Paris a aussi pris des engagements fermes pour permettre des déplacements homogènes dans le cas où la « Ville Lumière » serait élue Ville Hôte des Jeux.

Que ce soit dans le cadre de sa vidéo promotionnelle ou sur ces différents supports techniques, Paris 2024 martèle ainsi son souhait de permettre 100% des déplacements via les transports en commun, avec en particulier la promesse qu’aucun spectateur des Jeux ne sera à plus de 400 mètres d’une station de métro.

En octobre 2016, en marge de la visite à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, la Présidente de la Région Île-de-France avait d’ailleurs vanté les mérites du réseau des transports.

« Nous allons profondément rénover les transports, et avec les nouvelles lignes du Grand Paris Express, nous aurons le réseau de transport non seulement le plus performant, mais aussi le plus propre du monde.

C’est très important » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

Dans les deux cas – que ce soit Los Angeles ou Paris – l’organisation des Jeux devra tenter de faire oublier les déboires rencontrées lors des Jeux de Rio 2016, des Jeux où spectateurs et journalistes ont eu bien du mal à rallier les différents sites.

Il faut dire que le plan de Rio 2016 avait été conçu autour de pôles sportifs relativement éloignés les uns des autres.

JO 2024 : Budapest pourrait retirer sa candidature dès la semaine prochaine

Et si la Ville de Budapest renonçait à l’organisation d’un référendum concernant sa candidature olympique et paralympique ?

L’option semble en tous cas sur la table après les échanges tenus en fin de semaine entre le Maire de la capitale hongroise et le Premier Ministre.

Istvan Tarlós a en effet engagé des discutions avec les autorités gouvernementales et devrait à nouveau les consulter en début de semaine prochaine. Le Gouvernement devrait ensuite se réunir, tout comme le Conseil Municipal qui pourrait dès lors être amené à se prononcer sur un éventuel retrait de la candidature de Budapest.

Visuel du Stade Olympique (Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

Visuel du Stade Olympique (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Bien que le projet de Budapest 2024 ait été au cœur de la campagne pour l’organisation d’un référendum, cette dernière a aussi suscité la mobilisation des opposants au Premier Ministre de la Hongrie.

Si un retrait devait intervenir mercredi 22 février, cela permettrait aux autorités locales d’éviter la tenue d’une consultation populaire plus que périlleuse, mais surtout, cela permettrait au Gouvernement de Viktor Orbán de contourner un probable fiasco à quelques mois des élections législatives de 2018.

Quoiqu’il en soit, la perspective d’un retrait semble aujourd’hui quasi-inéluctable, ce qui conduirait le Comité International Olympique (CIO) à devoir choisir – le 13 septembre prochain – entre deux Villes Candidates (Paris et Los Angeles).

Le Comité de Candidature a d’ailleurs annoncé ce samedi la suspension des contrats et ce, après plusieurs jours de flottement au cours desquels aucune initiative promotionnelle n’a été lancée sur Internet ou sur le terrain alors même que les Villes Candidates ont la possibilité de défendre leur projet respectif à l’échelle internationale depuis le 03 février.

« Au cours des dernières semaines, le projet de candidature est devenu un débat national.

L’unité politique en soutien à la candidature olympique hongroise s’est brisée. Si cette unité n’est pas rétablie dans un court laps de temps, Budapest n’aura aucune chance de battre deux des plus grandes villes que sont Paris et Los Angeles.

Jusqu’à ce que cette unité soit restaurée derrière la candidature de Budapest 2024, nous prenons la décision de suspendre les contrats, de ne pas émettre de nouvelles commandes et de ne pas utiliser le budget qu’il nous reste » a ainsi fait savoir la candidature hongroise dans un communiqué.

Pour le CIO, un nouvel abandon d’une Ville Candidate sonnerait comme un indéniable échec de sa stratégie de renouveau portée par l’Agenda 2020.

Avec seulement deux candidatures en lice pour les Jeux Olympiques d’été, l’institution de Lausanne (Suisse) se retrouverait confrontée à une crise sans précédent depuis les années 1980 lorsque Los Angeles fut seule en course pour l’accueil des Jeux de 1984 et lorsque deux villes furent sur les rangs pour les Jeux de 1988, Séoul (Corée du Sud) finalement élue, et Nagoya (Japon).

Pour les Jeux d’hiver, une telle situation s’était présentée il y a seulement deux ans, au moment où Almaty (Kazakhstan) et Pékin (Chine) s’étaient retrouvées dans un duel inattendue après les retraits des Grisons (Suisse), de Cracovie (Pologne), de Munich (Allemagne), d’Oslo (Norvège), de Stockholm (Suède) et de Lviv (Ukraine).

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits - Budapest 2024)

Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature (Crédits – Budapest 2024)

Budapest comptait s’inspirer de Villes Hôtes passées pour concevoir un nouveau modèle olympique, loin des extravagances de certaines éditions récentes.

Dans une interview exclusive accordée à « Sport & Société » en octobre 2016, le Président du Comité de Candidature avait d’ailleurs précisé cette ambition.

« Les Jeux Olympiques de Budapest seront l’occasion pour le Mouvement Olympique de se réengager avec des villes de taille moyenne, et de créer des opportunités à travers le monde.

Anvers, Amsterdam, Barcelone, Stockholm et Helsinki – villes semblables à Budapest – ont toutes accueilli les Jeux Olympiques avec un énorme succès.

Le plan de Budapest 2024 réintroduit ce modèle rafraîchissant de compacité, de Jeux intimes et intégrés dans la ville, et permettant l’accélération des projets existants.

Accueillir les Jeux Olympiques à Budapest permettra de restaurer l’héritage de ces Villes Olympiques moyennes » avait notamment affirmé Balázs Fürjes.

Cette ambition avait par la suite été mentionnée devant l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) réunie mi-novembre à Doha (Qatar).

La candidature de Budapest 2024 avait alors martelé un message clair : Budapest est la bonne ville, au bon moment.

Pékin 2022 : Nouveaux échanges autour de l’expertise française dans le domaine de la montagne

En août 2015, en marge des Championnats du Monde d’athlétisme de Pékin, le Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, s’était rendu dans la région de Zhangjiakou (Chine).

Accompagné de Guy Drut, membre français du Comité International Olympique (CIO), Patrick Kanner avait alors visité les sites prévus pour l’accueil des compétitions de neige des Jeux d’hiver de 2022, et avait également rencontré divers interlocuteurs afin de promouvoir l’expertise française dans le domaine de l’aménagement de montagne.

Dans la foulée de ce déplacement – auquel avait aussi participé Thierry Braillard, Secrétaire d’État aux Sports -, la société « ENGIE » avait conclu deux partenariats avec « China Huaneng » concernant le développement de la filière GNL et avec « Beijing Enterprise » pour la recherche autour de la gestion énergétique dans le cadre des Jeux de Pékin 2022.

Cette semaine, un nouveau déplacement a été programmé pour Patrick Kanner.

(Crédits - Patrick Kanner / Page Twitter)

(Crédits – Patrick Kanner / Page Twitter)

Du 15 au 17 février, le Ministre a ainsi prévu plusieurs visites, rencontres et prises de parole autour de la filière sportive et des partenariats avec la Chine dans le domaine des grands événements.

Mercredi, Patrick Kanner se rendra sur les Salons professionnels ISPO et ALPITEC avant de visiter l’Université des Sports de Pékin où il signera des accords de coopération avec l’École Nationale des Sports de Montagne (ENSM) et l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP).

Le lendemain, le Ministre inaugurera le Bureau de représentation de la Fédération Française de Football et de la Ligue de Football Professionnel à Pékin, puis il signera un nouveau accord de coopération concernant cette fois-ci un partenariat entre la Fédération Française d’Équitation (FFE) et l’Université du Commerce de Wuhan.

La journée de jeudi sera par ailleurs ponctué par une réception sur le thème « France-Chine, terres de grands événements sportifs » au cours de laquelle des prises de parole ont été programmées, de même que la projection du film promotionnel de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Vendredi 17 février enfin, Patrick Kanner a prévu de s’entretenir avec le Vice-Président exécutif du Comité d’Organisation des Jeux de Pékin 2022, et de présenter à ce dernier les entreprises françaises de la délégation. Un entretien avec Gou Zhongwen, Administrateur Général des Sports – équivalent du Président du Comité National Olympique -, est également à l’ordre du jour, de même qu’un dîner avec les tours opérateurs sur le tourisme sportif en France.

Mais si ce déplacement de plusieurs jours revêt un caractère d’importance au regard des enjeux – liés tout à la fois à l’organisation des Jeux de Pékin 2022 et à la candidature de Paris 2024 – il en sera de même avec la venue en Chine de Laurent Wauquiez.

(Crédits - Laurent Wauquiez / Page Twitter)

(Crédits – Laurent Wauquiez / Page Twitter)

Le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sera en effet lui-aussi présent dans l’Empire du Milieu afin de promouvoir l’expertise tricolore dans les industries de montagne.

A la tête d’une délégation d’une cinquantaine de chefs d’entreprise, d’universitaires et de représentants des forces vives de la Région, Laurent Wauquiez a prévu de rencontrer le Maire de Shanghai pour célébrer les 30 ans de la coopération entre Auvergne-Rhône-Alpes et la ville la plus peuplée de Chine. Un nouveau partenariat viendra d’ailleurs renforcer cette coopération.

Laurent Wauquiez entend aussi profiter de son déplacement – le premier du genre en Chine depuis son élection en 2015 – pour valoriser le territoire régional auprès d’investisseurs et de tours opérateurs chinois, en particulier en ce qui concerne la gastronomie, la viticulture et le patrimoine naturel avec bien sûr le Mont-Blanc et les volcans d’Auvergne.

En complément de ces diverses rencontres, la perspective des Jeux d’hiver de 2022 ne sera pas négligée, loin de là.

En effet, l’ancien Ministre du Gouvernement de François Fillon (2007-2012) se rendra en compagnie de Patrick Kanner sur les salons ISPO et Alpitec mercredi 15 février, mais il participera surtout à la signature d’un accord de coopération entre Chamonix-Mont-Blanc et le district de Yanqinq – l’un des pôles sélectionnés pour les JO 2022 – près de la Grande Muraille de Chine.

Jeudi, Laurent Wauquiez se rendra dans la station de ski de Thaiwoo où il assistera à la signature de nouveaux partenariats stratégiques entre la « Compagnie des Alpes »déjà présente en Russie avec la dynamique des Jeux de Sotchi 2014 -, le « Club Med », « POMA » et les interlocuteurs chinois de ces entreprises.

Enfin, le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’entretiendra avec le Maire de Pékin, vendredi, avant de prendre part à une soirée organisée à l’Ambassade de France et notamment consacrée aux Jeux de Pékin 2022.

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Les différents échanges et visites des responsables politiques français en Chine interviennent en tous cas au moment où le Comité Olympique Chinois et Swiss Olympic ont conclu une coopération stratégique.

Conscient du poids grandissant de la Chine dans le domaine du sport et notamment des sports d’hiver, le Comité Olympique helvète a ainsi acté des échanges bilatéraux pour assurer la construction de complexes sportifs et l’utilisation de sites d’entraînement, ainsi qu’un transfert de connaissances à destination des régions chinoises.

Ces dernières proposent en effet un potentiel sans équivalent en ce qui concerne l’accès aux sports d’hiver.

Dans le cadre de sa candidature aux JO 2022, Pékin avait notamment exprimé son souhait d’ouvrir les pistes de ski à 300 millions de Chinois.

En engageant des accords avec des pays et des entreprises spécialisés, la Chine veut donc accélérer ce développement et surtout en assurer la pérennité.

Au-delà des accords commerciaux et stratégiques, c’est aussi une campagne de promotion qui se fait jour dans l’Empire du Milieu ; pour Paris 2024 côté français et pour la probable candidature de Sion 2026 côté suisse.

JO 2026 : Les Grisons quittent la course à l’investiture helvète

Sans réelle surprise, les citoyens du Canton des Grisons (Suisse) ont une fois encore exprimé leur refus de financer une candidature et un projet à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver.

Appelés ce dimanche à se prononcer sur l’apport d’une enveloppe budgétaire de 9 millions de francs suisses pour la phase de candidature, les citoyens ont ainsi répondu par la négative à 60%, soit un chiffre plus élevé encore que lors de la votation de mars 2013 relative à la candidature aux JO 2022.

(Crédits - Olympia Graubünden)

(Crédits – Olympia Graubünden)

Ce refus populaire entraîne par conséquent le retrait de la candidature des Grisons de la course à l’investiture de Swiss Olympic, laissant de fait le projet de Sion seul en lice.

Ce dernier a d’ailleurs rapidement publié un communiqué pour réagir à ce scrutin et donc à ce retrait.

« Avant tout, nos pensées vont à nos collègues grisons que nous côtoyons depuis une année et qui ont produit un gros travail et pour qui ce résultat constitue certainement une énorme déception.

La population grisonne s’était déjà exprimée négativement il y a seulement quatre ans et cette décision précédente a sans doute pesé lourd dans le résultat d’aujourd’hui. Il se confirme aussi qu’il est difficile de faire reposer le poids des Jeux sur un seul Canton.

Au vu de ce résultat et au cas où nous sommes désignés en qualité de candidature suisse, nous mesurons l’importance de parler à la population en toute transparence pour la convaincre du bien-fondé de proposer des Jeux à taille humaine, exploitant des infrastructures existantes et s’appuyant sur la force de quatre Cantons réunis autour de la Ville de Sion.

Nous comptons également sur l’enthousiasme contagieux des Valaisans qui ont toujours soutenu les projets olympiques pour appuyer notre démarche.

Dans l’immédiat, notre priorité reste de convaincre Swiss Olympic et la Suisse toute entière de l’intérêt d’une candidature aux Jeux Olympiques. Un projet comme le nôtre dispose de réelles chances de succès au niveau international grâce à un calendrier opportun et aux mérites du dossier » a fait savoir Jean-Philippe Rochat, Président de Sion 2026.

Les porteurs de la candidature de Sion 2026 lors de la présentation du projet, le 20 janvier 2017 (Crédits - Sion 2026)

Les porteurs de la candidature de Sion 2026 lors de la présentation du projet, le 20 janvier 2017 (Crédits – Sion 2026)

Désormais, la candidature de Sion et des territoires associés va suivre avec attention la suite du processus engagé par l’institution olympique helvète.

Cette dernière publiera un Rapport le 1er mars sur la base des informations recueillies par la taskforce, avant que le Conseil exécutif de l’institution ne s’exprime dans le cadre d’un vote formel le 07 mars. Si ledit Conseil donne une suite favorable – ce qui semble être en projet – à la candidature de Sion 2026, celle-ci devra encore être examinée pour ratification par le Parlement du Sport réunie en Assemblée extraordinaire le 11 avril.

A compter de cette date, le projet olympique et paralympique sera étudié par le Groupe de travail interdépartemental instauré par le Conseil Fédéral de la Suisse et placé sous l’égide de l’Office Fédéral du Sport.

Ce Groupe permettra ainsi à la candidature de préciser ses fondamentaux et de consolider d’éventuels aspects et ce, afin de garantir l’appui constant des autorités politiques fédérales.

JO 2024 : Les Villes Candidates entrent dans la dernière ligne droite

Ce vendredi 03 février, le Comité International Olympique (CIO) a réceptionné à Lausanne (Suisse) le troisième volet du dossier technique des Villes Candidates à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Avec ce nouvel apport – après ceux du 17 février 2016 puis du 07 octobre 2016 – l’institution olympique et ses membres disposent à présents de l’intégralité de la vision des JO de Los Angeles (États-Unis), Budapest (Hongrie) et Paris (France).

(Crédits - CIO)

(Crédits – CIO)

Pour les trois Villes Candidates encore en lice – elles étaient cinq le 15 septembre 2015 au lancement de la procédure de candidature par le CIO – l’étape la plus importante débute aujourd’hui.

En effet, conformément aux nouvelles règles édictées par le CIO au travers de son Agenda 2020, les Villes Candidates peuvent dès à présent effectuer leur campagne de promotion à l’échelle internationale. Cette possibilité était jusqu’alors écartée, les Villes devant se concentrer sur l’élaboration de leur projet et sur le dialogue et la concertation à l’échelle nationale.

« Avec la remise de la troisième partie du dossier de candidature, nous sommes désormais en mesure d’évaluer chaque projet dans son intégralité.

Depuis le lancement de la procédure de candidature, nous n’avons jamais cessé d’échanger avec les Villes et avons réellement pu voir leurs projets olympiques prendre forme.

L’enthousiasme continue de grandir alors que nous amorçons la dernière ligne droite de la compétition. Nous avons tous appris et tiré parti de la nouvelle philosophie mise en avant par l’Agenda Olympique 2020, et personnellement, je me réjouis de me rendre au printemps dans chacune de ces trois Villes » a fait savoir Frank Fredericks, Président de la Commission d’évaluation pour les JO 2024.

(Crédits - CIO)

(Crédits – CIO)

Los Angeles sera la première des Villes Candidates à recevoir la Commission (23 au 25 avril), avant Budapest (10 au 12 mai) et enfin Paris (14 au 16 mai).

Dans les trois cas, le CIO prendra en charge les différents coûts – notamment ceux relatifs à la tenue des réunions de travail et à l’hébergement des membres de la Commission – et ce, alors que les Villes Candidates supportaient la majeure partie de ces derniers lors des précédentes candidatures.

Cet apport important de l’Agenda 2020 – qui se couple avec la publication des dossiers techniques uniquement en format électronique – permet dès lors d’envisager une réduction des coûts liés à la phase de candidature.

Des ajustements devront cependant être réalisés pour les prochaines échéances, l’Agenda 2020 n’ayant pas eu la pleine portée espérée par le CIO, avec le retrait de deux villes – trois si l’on englobe Boston – en l’espace de deux années.

Alors qu’auparavant les Villes Candidates devaient débourser 650 000 dollars au titre des droits de candidature, ce montant a été abaissé avec la nouvelle procédure.

A présent, ce sont 250 000 dollars qui sont exigés par le CIO aux Villes Candidates, une somme répartie de la manière suivante : un premier versement de 50 000 dollars en octobre 2015 ; un second versement de 50 000 dollars en juillet 2016 ; et un troisième versement d’un total de 150 000 dollars effectué en janvier 2017.

Frank Fredericks en octobre 2009 (Crédits - IOC Flickr / R. Juilliart)

Frank Fredericks en octobre 2009 (Crédits – IOC Flickr / R. Juilliart)

Après la visite et l’inspection des sites par la Commission d’évaluation – qui sera précédée par une présentation sommaire des Villes lors de la Convention SportAccord, le 04 avril -, cette dernière tiendra une réunion d’information auprès des Villes Candidates, des membres du CIO et des Fédérations Internationales des sports olympiques d’été.

Cette réunion aura lieu à Lausanne du 11 au 12 juillet 2017 et précédera de deux mois à peine l’élection de la Ville Organisatrice des JO 2024, le 13 septembre à Lima (Pérou).

Les Villes Candidates auront dès lors quelques semaines pour peaufiner l’ultime présentation – dont les contours logistiques ont été inaugurés par les Villes Candidates aux JO 2022 avec notamment une nouvelle scénographie – qui pourra être déterminante afin de capter l’attention des derniers indécis.

Vue de la Salle de Présentation et d'Annonce (Crédits - CIO / Ubald Rutar)

Vue de la Salle de Présentation et d’Annonce (Crédits – CIO / Ubald Rutar)

Bien sûr, la règle relative au scrutin ne changera pas par rapport aux éditions passées.

Ainsi, le Président du CIO ne participera pas au scrutin olympique, tout comme les membres affiliés aux Comités Nationaux Olympiques (CNO) dont une Ville est candidate.

Autrement dit, les trois membres américains – Larry Probst, Angela Ruggiero et Anita DeFrantz -, les deux membres hongrois – Pal Schmitt et Daniel Gyurta – et les deux membres français – Guy Drut et Tony Estanguet – ne seront pas autorisés à voter tant que la Ville Candidate dont ils sont proches est encore en course.

L’élection devrait être rapide, avec selon toute vraisemblance deux tours de scrutin.

Une égalité entre deux des Villes Candidates conduirait néanmoins à la tenue d’un tour intermédiaire ; ce fut le cas en 2013 pour les JO 2020 entre Madrid (Espagne) et Istanbul (Turquie).

Le retrait de l’une des Villes Candidates avant la date fatidique du 13 septembre serait de nature à réduire à un seul tour de scrutin le déroulement de l’élection, deux candidatures restant alors en lice.

La perspective d’un référendum à l’issue incertaine du côté de Budapest pose d’ores et déjà les bases de cette éventualité.

JO 2024 : Face à la politique migratoire de Donald Trump, l’USOC se veut rassurant

La réaction était attendue. Elle est intervenue ce lundi soir.

Par l’intermédiaire de son Président – par ailleurs membre du Comité International Olympique (CIO), Larry Probst, et de son Directeur Général, Scott Blackmun, le Comité Olympique des États-Unis (USOC) a publié une déclaration officielle dans laquelle il évoque le Décret de Donald Trump relatif à l’immigration.

Sujet à polémiques et à manifestations aux quatre coins des États-Unis – notamment à Los Angeles (Californie) – ce Décret prive temporairement l’entrée sur le sol américain des ressortissants de sept pays.

(Crédits - USOC)

(Crédits – USOC)

« Nous avons reçu un certain nombre de demandes de renseignements au sujet du Décret émis par le Président Trump vendredi. Comme les États-Unis, le Mouvement Olympique a été fondé sur des principes de diversité, d’inclusion, d’opportunité et de dépassement de l’adversité.

En qualité de représentant du Mouvement Olympique aux États-Unis, nous adoptions ces valeurs.

Nous reconnaissons également la tâche difficile qui consiste à assurer la sécurité d’une Nation. Nous espérons sincèrement que l’ordre exécutif mis en œuvre récemment reconnaîtra de façon appropriée les valeurs sur lesquelles notre Nation et le Mouvement Olympique ont été fondés.

Nous avons spécifiquement été interrogés sur l’impact que le Décret présidentiel pourrait avoir sur les athlètes et les officiels venant aux États-Unis pour participer et assister à des compétitions.

Reconnaissant le pouvoir extraordinaire du sport pour rassembler les gens dans une célébration pacifique de l’amitié, de l’excellence et du respect, le Gouvernement Fédéral nous a informés aujourd’hui qu’il travaillera avec nous pour que les athlètes et les officiels de tous les pays puissent accéder aux États-Unis afin de se rendre à des compétitions internationales » ont ainsi affirmé et précisé les deux responsables sportifs américains.

Par cette déclaration, ces derniers souhaitent au plus tôt éteindre les polémiques naissantes autour des Décrets présidentiels de Donald Trump – tout en restant dans un discours convenu – et ce, alors que Los Angeles ambitionne de devenir Ville Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 et que les États-Unis sont en passe d’accueillir des événements sportifs majeurs, comme les Mondiaux d’athlétisme à Eugène (Oregon) en 2021.

Quoiqu’il en soit, les prochaines semaines seront déterminantes pour la candidature olympique et paralympique, d’autant plus si le Maire de Los Angeles confirme son positionnement parmi les leaders politiques de la fronde au Président Trump.

Au-delà de son soutien à la candidature de LA 2024, Eric Garcetti n’oublie pas les fondements politiques qui sont les siens, lui qui est actuellement candidat à sa propre succession, et qui pourrait éventuellement être intéressé par le poste de Gouverneur de Californie en 2018, avant peut-être, de se lancer dans la course à l’investiture du Parti Démocrate pour la Présidentielle de 2020.

Autant d’échéances certaines ou potentielles qui jalonneront les mois à venir dans la « Cité des Anges ».

Plus que jamais, la candidature de Los Angeles 2024 se retrouve au cœur de considérations politiques, qu’elle n’avait sans doute pas imaginé il y a encore six mois.

Les principales figures de la candidature – Eric Garcetti et Casey Wasserman, son Président – sont en effet des proches de la candidate Démocrate battue par Donald Trump lors de l’élection présidentielle 2016, Hillary Clinton.

Les deux hommes forts de la candidature de LA 2024 auraient dès lors souhaité travailler avec l’ex-First Lady plutôt qu’avec le détonnant – et déroutant – leader Républicain.

JO 2024 : Dix mesures pour faciliter l’accès à la pratique sportive de 275 000 jeunes parisiens

Ce mardi 21 février – depuis la Cité Scolaire François Villon (XIVème arrondissement) – la Ville de Paris, l’Académie de Paris, et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) ont dévoilé les mesures qu’ils entendent mettre en place dans le cadre de la Convention adoptée au début du mois.

Ces mesures se veulent une application concrète d’engagements éducatifs dans le cadre de la candidature olympique et paralympique de Paris 2024, une candidature qui a déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de se rendre dans des établissement scolaires en France mais aussi à l’étranger.

Ce fut notamment le cas en novembre 2016 en marge de la présentation du projet français devant l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) alors réunie à Doha (Qatar).

A chaque fois, la candidature tricolore attache une importance particulière à mobiliser des sportifs de haut niveau, à l’instar de Sarah Ourahmoune (boxe), Emmeline Ndongue (basketball), David Smetanine (natation paralympique), Emilie Gomis (basketball), ou encore Teddy Riner (judo).

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Dix mesures seront instaurées dès cette année 2017 et bénéficieront à 275 000 élèves de Paris.

Un moyen bien sûr de démontrer l’engagement institutionnel auprès de Paris 2024 et de donner des gages au Comité International Olympique (CIO), dans l’optique de la mise en œuvre de projets plus vastes en cas de succès de la candidature, le 13 septembre prochain.

1 / Mutualiser et développer les ressources des signataires pour la valorisation des valeurs du sport et de l’Olympisme, le développement de la pratique sportive auprès de l’ensemble de la communauté scolaire et de la jeunesse parisienne en reconnaissant pleinement le rôle éducatif et d’émancipation de l’ensemble des pratiques sportives et l’importance de leur encadrement par les personnels de l’Éducation Nationale, de la Ville de Paris et du Mouvement sportif.

2 / Mettre en place, dans chaque district, une offre de parcours scolaires adaptés pour les élèves sportifs. Ils pourront concilier plus facilement leurs études et leurs entraînements en vue de compétitions, grâce à des aménagements d’horaires.

3 / Développement les rencontres entre les athlètes olympiques et paralympiques et la communauté scolaire et universitaire. Il s’agira en particulier d’encourager le sport féminin et l’accès à la pratique sportive des jeunes les moins favorisés.

4 / Renforcer les synergies entre les équipements sportifs municipaux et scolaires, en utilisant les installations sportives scolaires en dehors des heures d’enseignements, pour que les élèves parisiens et les habitants proches d’établissements scolaires bénéficient de davantage de lieux et de créneaux horaires pour pratiquer un sport.

5 / Faire découvrir l’Histoire et les valeurs de l’Olympisme grâce à la mallette pédagogique « A vos marques, prêts, Paris ! Vivre l’Histoire et les valeurs de l’Olympisme ». Élaborée par la Ligue de l’Enseignement, avec le soutien du CNOSF, du Rectorat et du Comité Paralympique et Sportif Français, elle sera diffusée à 15 000 élèves des 614 classes de CM2 parisiennes et de 150 collèges de la capitale.

6 / Soutenir l’ensemble des initiatives impulsées par la communauté éducative portant sur l’organisation de manifestations sportives, notamment les initiatives en faveur du handisport, du sport adapté, du sport partagé, et du sport féminin.

7 / Élaborer une offre d’activités péri et extrascolaires, dédiée à la découverte par les enfants des sports olympiques et la transmission des valeurs olympiques.

8 / Valoriser les initiatives qui se déroulent dans les écoles ou les établissements et les compétitions organisées dans le cadre du sport scolaire.

9 / Placer au cœur du Budget participatif de Paris la thématique sportive, avec la possibilité pour les enfants et les adolescents de voter pour choisir les projets qui correspondent le mieux à leurs attentes.

10 / Prendre en compte le sport dans les échanges scolaires internationaux, en développant les interactions et les correspondances entre les élèves parisiens et les élèves des villes qui ont déjà accueilli les Jeux Olympiques et Paralympiques.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Cette dixième et dernière mesure pourrait en particulier s’appuyer sur les six Villes Organisatrices des Jeux qui ont récemment signé un Appel – en compagnie d’une cinquante d’autres Villes à travers le monde – en soutien à la candidature de Paris 2024.

Les Villes de Mexico (1968), Munich (1972), Montréal (1976), Barcelone (1992), Sydney (2000) et Athènes (2004) ont en effet rejoint cet Appel initié par le Maire de Montréal, Denis Coderre, et qui vise à promouvoir la candidature française aux quatre coins du Globe.

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JO 2024 : La Ville de Paris va présenter des mesures pour faciliter l’accès des jeunes parisiens à la pratique sportive

Au début du mois de février, le Conseil de Paris a examiné et entériné une Convention entre la Ville, l’Académie de Paris et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) afin d’encourager l’accès à la pratique sportive tout en soutenant les valeurs de l’Olympisme.

A l’heure où la capitale française est candidate à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, chaque initiative est donc la bienvenue pour garantir la promotion du projet et faire de celui-ci un lien évident avec les politiques publiques instaurées à l’échelle du territoire.

Cette phase éducative se veut ainsi une traduction des engagements de la candidature de Paris 2024.

La candidature de Paris 2024 s'est déjà rendue à plusieurs reprises dans des établissements scolaires, comme ici au Collège Dora Maar de Saint-Denis, vendredi 03 février 2017 (Crédits - Alain Gadoffre / KMSP / Paris 2024)

La candidature de Paris 2024 s’est déjà rendue à plusieurs reprises dans des établissements scolaires, comme ici au Collège Dora Maar de Saint-Denis, vendredi 03 février 2017 (Crédits – Alain Gadoffre / KMSP / Paris 2024)

Au travers de l’exposé des motifs du projet de délibération soumis au Conseil de Paris, l’Adjointe en charge des questions scolaires et l’Adjoint chargé des sports avaient d’ailleurs rappelé cette volonté d’accompagner le projet olympique et paralympique.

« La dimension éducative d’une candidature aux Jeux est essentielle et cette dernière doit laisser un héritage durable pour les Parisiens » avaient notamment affirmé Alexandra Cordebard et Jean-François Martins.

Faisant suite à l’adoption du projet de Convention tripartite, les trois acteurs institutionnels vont donc présenter une série de mesures dès ce mardi 21 février.

Depuis la Cité Scolaire François Villon (XIVème arrondissement), la Maire de Paris, Anne Hidalgo, ainsi que le Recteur de l’Académie de Paris, Gilles Pécout, et le Président du CNOSF, Denis Masseglia, présenteront les initiatives qui seront progressivement instaurées cette année.

Les trois acteurs s’engagent notamment à mettre en place des classes à horaires aménagés dans chaque arrondissement de Paris afin de faciliter le quotidien des jeunes sportifs. Une mallette pédagogique « A vos marques, prêts, Paris ! Vivre l’histoire et les valeurs de l’Olympisme » sera également proposée à plus de 15 000 élèves de CM2 et de collège.

Cette dernière initiative n’est d’ailleurs pas sans rappeler le kit pédagogique et numérique qui avait été mis en place par la candidature de Rome 2024 lorsque celle-ci était encore dans la course aux JO d’été.

Le projet italien avait alors conçu quatre modules au sein de ce kit imaginé par Rome 2024, « ActionAid Italy » et « VoiceBook » : un premier module sur la découverte de l’histoire et des symboles des Jeux de l’Antiquité à aujourd’hui ; un second module sur la découverte des valeurs olympiques et paralympiques ; un troisième module sur la relation singulière entre des pays et le sport ; et enfin un quatrième module de présentation de la vision et du concept de Rome 2024.

JO 2024 : Face à l’incertitude hongroise, Los Angeles et Paris poursuivent leur campagne respective

Si Budapest (Hongrie) pourrait quitter la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été dès cette semaine – peut-être mercredi 22 février – les deux autres Villes Candidates ont décidé d’aller de l’avant.

Quelques semaines avant les visites de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) poursuivent ainsi leurs efforts, avec notamment la phase de promotion internationale rendue possible depuis le 03 février.

Larry Probst, Président du Comité Olympique des Etats-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine (Crédits - LA 2024)

Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine, après leur arrivée au Japon (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 est d’ailleurs représenté au Japon pour assister aux Jeux Asiatiques d’hiver qui se sont ouverts hier à Sapporo.

La ville – qui ambitionne d’être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026 – est en effet hôte de l’événement du 19 au 26 février et accueille à cette occasion 29 Comités Nationaux Olympiques d’Asie. Mais au-delà de la compétition, l’intérêt pour l’édition 2017 des Jeux Asiatiques réside surtout dans l’invitation adressée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Casey Wasserman, Président de LA 2024 a tenu à saluer cette ouverture.

« La Cérémonie d’ouverture a été fantastique ; il est toujours agréable de voir autant d’athlètes issus d’une telle diversité de nations se réunir pour célébrer le sport.

C’était en plus très spécial de voir des athlètes d’Asie et d’Océanie marcher ensemble dans la solidarité.

C’est précisément cette inclusion et cette unité que nous célébrons à Los Angeles et dans le Sud de la Californie et que nous souhaitons promouvoir si nous avons l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024″ a notamment affirmé le leader de la candidature américaine accompagné de Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Cette déclaration autour des notions d’ouverture, de solidarité, d’inclusion et d’unité n’est pas anodine et se veut sans doute un message porté à l’attention des membres du CIO.

Ces derniers devraient être massivement présents au Japon et Los Angeles 2024 compte bien être à la manœuvre pour tenter de déminer un terrain rendu difficile par la politique migratoire du Président Donald Trump.

Signe supplémentaire de cette volonté de s’affranchir de la politique du nouveau patron de la Maison Blanche, Los Angeles 2024 entend profiter des Jeux Asiatiques d’hiver pour développer sa communication à l’égard des Comités Nationaux Olympiques.

Dans l’optique des JO 2024, le Comité de Candidature a ainsi pour ambition de mettre en place une enveloppe budgétaire afin de permettre la meilleure préparation possible des CNO et surtout, la venue éventuelle de ces derniers dans les installations d’entraînement présentes aux États-Unis et plus particulièrement, dans l’État de Californie.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie des Laureus World Sports Awards (Crédits - Peace and Sport)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie 2017 des Laureus World Sports Awards (Crédits – Peace and Sport)

Du côté de Paris 2024, la semaine a été marquée par la visite en Chine du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

Ce dernier a notamment participé à la soirée France-Chine organisée à l’ambassade de France à Pékin, au côté de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports du Comité de Candidature de Paris 2024.

Plus près de l’Hexagone, la candidature était aussi représentée à Monaco avec la présence de son coprésident, et également membre du CIO, Tony Estanguet, à la Cérémonie des Laureus World Sports Awards 2017.

L’événement a récompensé plusieurs grands noms du sport mondial qui se sont illustrés au cours de l’année écoulée.

La gymnaste de talent, Simone Biles, a ainsi reçu l’Award de la meilleure sportive de l’année, tandis que l’athlète Usain Bolt s’est vu remettre le trophée de sportif de l’année. Le géant de la natation, Michael Phelps, n’a pas été oublié dans ce palmarès qui a aussi récompensé l’équipe des réfugiés olympiques.

Le retraité des bassins a reçu le prix du retour de l’année grâce à son come-back réussi lors des Jeux d’été de Rio 2016.

Mais Michael Phelps a aussi fait parler de lui par sa présence à Paris.

(Crédits - Capture d'écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

Bien que fervent soutien de la candidature de Los Angeles 2024 – il est d’ailleurs membre de la Commission Consultative des Athlètes de la candidature américaine – Michael Phelps n’a pas hésité à poster plusieurs clichés de son escapade parisienne en compagnie de son épouse, Nicole ; devant la Tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame.

Ce dimanche, la légende de la natation a également mentionné sa présence à la piscine Molitor, profondément rénovée il y a quelques années.

Michael Phelps a ainsi nagé quelques longueurs au sein de ce monument du XVIème arrondissement de la capitale, situé non loin du Parc des Princes, du Stade Jean Bouin et du complexe tennistique de Roland Garros, trois sites majeurs inscrits dans le projet de Paris 2024.

JO 2024 : Interview pour « Radio Canada » concernant la perspective d’un référendum à Budapest

Tandis que la candidature de Budapest 2024 se retrouve de plus en plus fragilisée dans l’optique d’un référendum, « Radio Canada » a proposé hier soir un reportage sur cette perspective et plus largement, sur le devenir du modèle des Jeux Olympiques.

Ici Radio Canada

Interviewé par le journaliste Robert Frosi dans le cadre de l’émission « L’heure du monde », je vous propose de retrouver mon témoignage (entre 40:15 et 43:30 sur le lecteur).

– Un mouvement de jeunes opposants aux Jeux – le groupe « Momentum » – avait lancé une pétition pour la tenue d’un référendum sur cette candidature. Pour aller de l’avant, ce référendum a recueilli suffisamment de signatures pour qu’effectivement, on y aille.

J’en ai parlé avec Kévin Bernardi qui est l’auteur d’un Rapport sur les Impacts et l’Héritage des Jeux Olympiques, et qui m’a expliqué que les chances que ce référendum soit victorieux en Hongrie sont réelles.

En règle générale, sur des référendums relatifs à des questions olympiques, les partisans du retrait d’une candidature sont plus nombreux à se mobiliser que les partisans de la candidature en elle-même.

On l’a vu par exemple à Hambourg pour la candidature allemande pour 2024, on l’a aussi vu au cours des dernières années dans les Grisons pour la Suisse, on l’a vu également à Cracovie pour les JO 2022, etc… A chaque fois, on a des retraits de candidatures.

– Advenant le retrait de Budapest, il ne resterait plus que deux villes en lice pour les Jeux de 2024. Est-ce l’avenir des Jeux Olympiques qui est en train de se jouer en ce moment.

Il reste Paris et Los Angeles, deux candidates dans la tourmente – Paris qui se démène en ce moment avec un mini-scandale autour de leur slogan, et Los Angeles qui avec l’arrivée de Donald Trump à la présidence a du plomb dans l’aile à cause des politiques restrictives de libre circulation – et pour Kévin Bernardi, il faut absolument que le message du Comité International Olympique (CIO) de redonner une dimension humaine aux JO passe, sinon, ça pourrait être effectivement la fin.

C’est vraiment une mission que devra mettre en œuvre le CIO pour arriver justement à avoir une communication suffisamment efficace pour à la fois convaincre l’opinion publique et à la fois, les villes potentiellement candidates et ce, pour éviter un désamour qui conduirait in fine à ne plus avoir de Villes Candidates.

JO 2024 : A Budapest, « Momentum Mozgalom » annonce avoir collecté plus de 266 000 signatures

Ce vendredi marque la fin officielle de la collecte de signatures par les partisans d’un référendum portant sur la candidature olympique et paralympique de Budapest (Hongrie).

Depuis un mois, le mouvement « Momentum Mozgalom » et ses alliés ont sillonné la capitale hongroise afin de recueillir un minimum de 138 000 signatures. Ce chiffre – représentant 10% des électeurs inscrits – devait être atteint dans un délai strict afin de contraindre les autorités locales à organiser un référendum.

Aujourd’hui, le mouvement politique – qui a pu compter sur la mobilisation de 1 800 militants sur le terrain – a annoncé avoir collecté pas moins de 266 151 signatures.

(Crédits - Momentum Mozgalom)

(Crédits – Momentum Mozgalom)

Bien entendu, la Commission électorale de Budapest va désormais étudier chacune des signatures collectées pour en vérifier l’authenticité et la validité. D’ici 45 jours au plus tard, ladite Commission dévoilera le résultat de ses vérifications.

Si le nombre requis de 138 000 signatures et bel et bien atteint, les autorités n’auront d’autre choix que de procéder à la consultation des citoyens de Budapest.

D’après une enquête réalisée à la fin du mois de janvier, 62% des sondés ont mentionné leur opposition au projet pour les JO 2024, contre seulement 31% qui ont apporté un appui à la candidature.

Mais le plus inquiétant pour le Comité de Candidature de Budapest 2024 reste que 79% des citoyens de Budapest sont favorables à un référendum et que 86% des sondés sont prêts à se rendre aux urnes dans le cas où une telle consultation viendrait à être mise en œuvre par les autorités municipales.

Au-delà de la seule candidature, les citoyens de Budapest seraient par ailleurs susceptibles d’exprimer une franche opposition à l’action politique actuellement menée par le Premier Ministre, Viktor Orban.

Une personnalité décriée dans et en dehors des frontières hongroises, mais surtout une personnalité de premier plan pour la candidature de Budapest 2024.

JO 2024 : La situation se complique du côté de Budapest

A deux jours de la fin de la collecte des signatures pour l’organisation d’un référendum, les opposants à la candidature de Budapest 2024 ont le vent en poupe.

Selon toute vraisemblance, le nombre de signatures exigé devrait être atteint d’ici le 17 février, ce qui conduirait les autorités locales à mettre en place une consultation populaire qui interviendrait durant le printemps.

Pour Budapest, l'arrivée du marathon aurait lieu sur la Place des Héros (Crédits - Budapest 2024)

Pour Budapest, l’arrivée du marathon aurait lieu sur la Place des Héros (Crédits – Budapest 2024)

D’ici-là, les enquêtes sondagières font état d’une réelle défiance à l’égard de la candidature olympique et paralympique de la capitale hongroise. Un premier sondage avait d’ailleurs conforté les partisans d’un référendum les 28 et 29 janvier. Un second sondage est venu par la suite confirmer la tendance.

Réalisé entre le 25 et le 31 janvier, ce sondage mené auprès de 1 000 personnes révèle des chiffres encore plus inquiétants pour le Comité de Candidature de Budapest 2024.

Ainsi, à l’échelle de la Hongrie, 45% des sondés se déclarent favorables à la candidature de Budapest, alors que 51% y sont opposés.

Dans le même temps, à l’échelle de la capitale, 62% des sondés affirment être opposés au projet pour les JO 2024, tandis que 31% seulement se prononcent en faveur de la candidature actuellement en compétition face à Los Angeles (États-Unis) et Paris (France).

D’autres données viennent par ailleurs renforcer les arguments des partisans à un référendum.

De fait, 74% des Hongrois se prononcent en faveur d’une telle consultation et 79% des citoyens de Budapest sont d’un avis similaire.

Mais surtout, 86% des sondés dans la capitale affirment être prêts à se rendre aux urnes si un référendum venait à être organisé dans les prochaines semaines.

Tokyo 2020 : Un panel de personnalités pour superviser la sélection des mascottes

A l’instar du processus mis en place en 2015 pour sélectionner les emblèmes des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2020, le Comité d’Organisation de Tokyo 2020 a récemment installé un panel de personnalités chargé de superviser la sélection des futures mascottes qui symboliseront l’événement à travers le monde.

De premières discussions se sont déroulées au cours réunions techniques dudit panel – les 25 janvier et 06 février – et de prochains rendez-vous ont été planifiés afin de définir les contours précis du programme de sélection.

Ainsi, les mascottes officielles seront dévoilées d’ici l’été 2018 à l’issue d’un concours ouvert à tous les Japonais, professionnel du design ou non, majeur mais aussi mineur, à condition toutefois d’être parrainé par un majeur.

D’ici le 23 février, le panel de personnalités indiquera si le concours pourra être ouvert au-delà des frontières nippones, ce qui multiplierait le nombre potentiel de candidatures.

Comme pour le Comité de sélection des emblèmes, Ryohei Miyata – Commissaire de l’Agence des Affaires Culturelles – présidera le panel de 15 personnalités chargées de choisir les futures mascottes.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Composition du panel de sélection des mascottes de Tokyo 2020 :

Président

  • Ryohei Miyata ; Commissaire de l’Agence des Affaires Culturelles,

Vice-Président

  • Yoshiko Ikoma ; Journaliste de mode et producteur artistique,

Membres

  • Yasuko Ambiru ; Illustrateur, membre du Bureau de la Japan Children’s book Artists Society, vice-Président de la Japan Artistic Copylight Federation,
  • Akari-Lisa Ishii ; Designer,
  • Kazuko Ishikawa ; Président de The Association of Japanese Animations,
  • Toshiya Kakiuchi ; Président de Mirairo Inc.,
  • Tatsuo Kannami ; Consultant en design,
  • Ai Sugiyama ; Commentateur sportif, ancien joueur de tennis professionnel,
  • Aki Taguchi ; Directeur de l’Association Japonaise des Paralympiens,
  • Shiko Nakagawa ; Présentatrice de télévision, chanteuse,
  • Tadanori Nagasawa ; Président de la Musashino Art University,
  • Takeshi Natsuno ; Professeur invité à la Graduate School of Media and Governance de la Keio University,
  • Izumi Hayashi ; Avocat, Partenaire de Sakurazaka Law Offices, Professeur invité de la Chuo Law School,
  • Akihiro Hino ; Président Directeur Général de Level-5 Inc.,
  • Kazuo Rikukawa ; Président de Character Databank Ltd., Directeur Exécutif et Secrétaire Général de la Character Brand Licensing Association.