Roland Garros : La FFT présente un aperçu vidéo des futurs travaux du Court Central et du Court des Serres

Faisant suite à sa victoire devant le Tribunal Administratif de Paris, jeudi 02 février, la Fédération Française de Tennis (FFT) semble être repartie à l’offensive, avec la volonté affichée d’achever la modernisation du site de Roland Garros d’ici 2020.

Si l’aménagement du nouveau Court des Serres constitue d’ores et déjà l’un des points-clés du projet porté par la FFT et la Ville de Paris, la restructuration du Court Central – ou Court Philippe Chatrier – est aussi un élément majeur qui donnera une signature architecturale nouvelle au stade historique de la Porte d’Auteuil.

Pour illustrer la transformation à venir de ce Court Central, la FFT a d’ailleurs publié une vidéo cette semaine. Cette dernière marque, étape après étape, les différents changements qui s’opéreront dans les années à venir sur la plus grande enceinte du stade de tennis parisien.

Ainsi, pour permettre la mise en place d’une toiture amovible légère en acier et en toile translucide, les promoteurs du projet vont devoir effectuer des travaux importants pour désosser une part non-négligeable de la structure actuelle.

Trois des quatre tribunes seront entièrement démontées, tandis que la quatrième – celle qui abrite les médias – sera partiellement reconfigurée.

Visuel du Court Central, avec les tribunes réaménagées et surtout l'installation d'une toiture amovible légère (Crédits - FFT / 2013 Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

Visuel du Court Central, avec les tribunes réaménagées et surtout l’installation d’une toiture amovible légère (Crédits – FFT / 2013 Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

L’objectif de ce chantier est certes d’offrir un toit au Court Central, afin de permettre la poursuite des rencontres sportives par temps de pluie voire même en session nocturne, avec un déploiement en une quinzaine de minutes, mais les travaux doivent aussi permettre d’améliorer sensiblement le confort des spectateurs, des sportifs et des médias.

Pour la première cible, de nouveaux sièges plus spacieux seront de fait installés dans les tribunes dont la capacité devrait rester à 15 000 places.

Pour la seconde cible – sans doute la plus importante – les vestiaires seront repensés afin d’offrir un confort accru avant et après les matchs.

Pour la troisième cible enfin, la qualité des plateaux dédiés au dessus du Court sera revue.

Au total, ce sont pas moins de 5 000 m² de surface supplémentaire qui seront aménagés pour les joueurs et les journalistes.

Initialement, les travaux de modernisation de Roland Garros auraient dû débuter en 2012, avec notamment le chantier du Court Central dès l’année 2016. Finalement – avec du retard – l’ensemble du site devrait être entièrement livré à l’horizon 2020.

Concernant le Court Philippe Chatrier, les travaux devraient se dérouler en 2019.

Au-delà du Court Central, la FFT a également publié une vidéo pour présenter les aménagements du Court des Serres.

Décriée par les opposants qui considèrent que le futur équipement portera atteinte à l’environnement des lieux – à savoir les Serres classées du Jardin d’Auteuil – cette partie du projet de modernisation de Roland Garros est pourtant farouchement défendue par la Fédération et la Ville de Paris.

Ces dernières entendent en effet doté Roland Garros d’un Court semi-enterré de 4 950 places en remplacement de l’actuel Court n°1.

Pour atténuer les critiques prévisibles, les porteurs du projet avaient dès la présentation de celui-ci en 2010-2011, proposé une architecture audacieuse rappelant l’esthétique des Serres classées de Formigé.

Pour réaliser ce chantier d’ici 2019, des travaux ont débuté le 03 octobre dernier afin de démanteler les serres techniques et ce, afin de laisser place à un vaste terrain où pourra être édifiée la nouvelle structure.

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Roland Garros : Le Tribunal Administratif de Paris rejette les requêtes des associations

« Jeu, set et match pour la FFT ! »

Ainsi titre ce soir la Fédération Française de Tennis (FFT) concernant son communiqué relatif à la décision rendue par le Tribunal Administratif de Paris.

Ce dernier a en effet rejeté – au travers de cinq jugements en date du 02 février 2017* – les requêtes déposées par les associations qui s’opposent depuis maintenant plusieurs années au projet d’extension porté par la FFT et la Ville de Paris sur le site historique de Roland Garros, Porte d’Auteuil (XVIème arrondissement).

En février 2014, le Tribunal Administratif de Paris avait déjà rejeté des requêtes via trois jugements.

Visuel du Court Central Philippe Chatrier (Crédits - FFT / 2013 / Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

Visuel du Court Central Philippe Chatrier (Crédits – FFT / 2013 / Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

Cette fois-ci, les dites associations avaient demandé au Tribunal Administratif de Paris de procéder à l’annulation de deux permis de construire qui avait été préalablement accordés par la Ville de Paris à la FFT, le 09 juin 2015.

Concrètement, ces deux permis concernent la modernisation du Court Central Philippe Chatrier – avec en particulier l’aménagement d’un toit rétractable – et la construction d’un nouveau Court de 4 950 places dans le secteur des Serres d’Auteuil et ce, en remplacement de l’actuel Court n°1 situé à l’autre extrémité du site.

Si le premier projet n’a pas constitué un point de crispation majeur entre la FFT et les associations écologistes et de riverains, il n’en a jamais été de même avec le second projet.

Or, bien que le Rapporteur Public s’était prononcé en faveur de l’annulation du permis relatif à l’aménagement du futur Court, le 19 janvier 2017, le Tribunal Administratif de Paris n’a pas suivi les conclusions alors formulées.

Ces dernières portaient sur le fait que les travaux n’auraient pu être engagés qu’après une radiation partielle d’une partie du Jardin des Serres d’Auteuil aujourd’hui classé à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Visuel du futur Court des Serres d'Auteuil (Crédits - FFT / 2013 / Architecte : Marc Mimram / Perspectiviste : Cyrille Thomas)

Visuel du futur Court des Serres d’Auteuil (Crédits – FFT / 2013 / Architecte : Marc Mimram / Perspectiviste : Cyrille Thomas)

Parmi les Considérants exposés par le Tribunal Administratif, ce dernier mentionne notamment que « ces nouvelles serres entourant le Court seront accessibles au public en dehors de la période du tournoi de Roland Garros ;

que l’ensemble ainsi créé, dont la hauteur ne dépassera pas celle des serres historiques, ne sera pas situé dans la perspective de l’ensemble défini par l’arrêté du 1er septembre 1998 comme ‘un jardin classique à la française’, tout en ayant une orientation identique de manière à s’intégrer dans le jardin ;

que les matériaux du sol et les plantations autour du nouveau Court reprennent ceux du jardin, assurant ainsi une continuité entre ces ensembles ;

qu’enfin, il ressort des pièces du dossier que les arbres se trouvant à l’emplacement du nouvel ensemble seront replantés au sein du périmètre du Jardin des Serres d’Auteuil, sans que la composition d’ensemble du jardin ne soit affectée ;

que, par ailleurs, il ressort des pièces du dossier le projet autorisé par le permis de construire attaqué ne prévoit pas de changement notable dans la composition et l’aspect des bâtiments en pierre meulière dits de ‘L’Orangerie’ et du ‘Fleuriste’ ;

qu’eu égard à ces éléments, le Maire de Paris a pu légalement estimer que la construction projetée ne méconnaissait pas les exigences de l’article UV 11 du règlement du Plan Local d’Urbanisme ; que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article doit donc être écarté ».

Sans surprise, la FFT s’est donc félicitée de la décision du Tribunal Administratif et ce, compte tenu du retard important pris sur le calendrier initial relatif à la livraison des différents équipements du site.

Dans un communiqué, la Fédération annonce ainsi que « les travaux vont donc continuer et les nouveautés très attendues par le grand public, les joueurs, les médias et les partenaires s’effectueront au fil des prochains tournois.

Ainsi, seront livrés dès 2018 le nouveau village, les nouveaux Courts 7 et 9, un nouveau show court sur le Fond des Princes, ainsi que le bâtiment des meulières. Dès 2019, le Court des Serres verra le jour et le Court Philippe Chatrier sera rénové en grande partie ainsi que toute la zone Fond des Princes. Et enfin en 2020, les publics pourront apprécier l’ensemble du nouvel écrin qui valorisera l’histoire, le patrimoine et l’élégance d’un lieu mythique que le monde nous envie ».

* Liste des jugements rendus par le Tribunal Administratif de Paris ce jeudi :

Open d’Australie 2017 : Deux finales, mais une seule diffusée en clair sur une chaîne française

L’Open d’Australie 2017 aura réservé son lot de surprises, avec les éliminations prématurées de Novak Djokovic (n°2 mondial), Andy Murray (n°1 mondial) ainsi que d’Angelique Kerber (n°1 mondiale).

Mais le tournoi australien du Grand Chelem de tennis aura aussi marqué le retour au premier plan de Roger Federer et de Rafael Nadal, sans oublier bien sûr le sursaut de Serena Williams après une fin de saison 2016 délicate et de sa sœur Vénus.

Il s’agit d’ailleurs ici des deux duels qui animeront les finales de l’édition 2017, une édition par ailleurs marquée par un niveau record attribué aux dotations ou prize money.

(Crédits - C8)

(Crédits – C8)

Ces affiches de rêves auraient donc pu conduire une chaîne historique ou de la TNT a tenté d’obtenir les droits de diffusion des finales afin d’offrir – en clair – le spectacle attendu de ces deux confrontations qui mobilisent quatre des joueurs majeurs de l’ère Open.

Toutefois, si la finale Messieurs aura bien droit à une diffusion en clair sur C8 – en parallèle de la diffusion sur abonnement par Eurosport – la finale Dames n’a pas droit aujourd’hui au même traitement de faveur.

Malgré l’aspect historique que revêt cette finale, aucune chaîne hormis donc Eurosport – et sa plateforme Internet Eurosport Player (dès 5,99 euros) – ne retransmet la rencontre.

Il aurait pourtant été intéressant de suivre ce samedi matin, dans un créneau habituellement occupé par les dessins animés, les émissions de télé-achat ou les clips musicaux, un match qui est tout sauf anodin, d’autant plus si l’on regarde quelques chiffres.

En 1998, les deux sœurs Williams s’affrontaient pour la première fois lors du 2ème tour de l’Open d’Australie. Vénus avait alors battu sa cadette. Presque vingt années plus tard, les deux sœurs se retrouvent à nouveau sur le terrain de Melbourne, pour leur 28ème confrontation, la 9ème en finale d’un tournoi du Grand Chelem.

Sur ces différentes rencontres, Serena a l’avantage sur Vénus, avec 16 victoires à 11. En Grand Chelem, l’avantage est également au bénéfice de Serena, avec 6 victoires contre 2.

Serena et Vénus Williams sur le court de la Rod Laver Arena, le 28 janvier 2017 (Crédits - Ben Solomon / Tennis Australia)

Serena et Vénus Williams sur le court de la Rod Laver Arena, le 28 janvier 2017 (Crédits – Ben Solomon / Tennis Australia)

Surtout, cette finale pourrait un peu plus faire entrer Serena Williams au Panthéon du tennis mondial.

Celle qui a déjà raflé 22 titres du Grand Chelem pourrait en effet en gagner un 23ème, ce qui ferait d’elle la joueuse la plus titrée de l’ère Open, devant Steffi Graf, et à seulement un trophée de Margaret Court, recordwoman pour une carrière à cheval sur les deux époques du tennis ; l’avant 1968 étant marqué par la prédominance de l’amateurisme.

Au regard de toutes ces considérations, il est donc regrettable qu’aucune chaîne en clair n’ait daigné offrir aux téléspectateurs cette part d’histoire du tennis… Cela pose aussi la question du traitement à la télévision du sport féminin. Un autre débat, important également.

Open d’Australie : Les dotations 2017 atteignent la bagatelle de 50 millions de dollars australiens

L’Open d’Australie de tennis, qui s’est ouvert cette semaine et qui se déroule jusqu’au 29 janvier 2017, offrira des dotations records aux joueurs.

En constante hausse depuis plusieurs années, le tournoi de Melbourne promet en effet 50 millions de dollars australiens (35,3 millions d’euros) aux participants, soit une hausse d’environ 6 millions (4,2 millions d’euros) par rapport à l’édition 2016.

(Crédits - Australian Open)

(Crédits – Australian Open)

Les vainqueurs du tableau masculin et féminin percevront ainsi 3,7 millions de dollars australiens (2,6 millions d’euros). Les perdants du premier tour repartiront quant à eux avec 50 000 dollars australiens (35 347 euros) soit une hausse non-négligeable par rapport à l’édition 2016 (34 500 dollars).

« Nous nous sommes engagés à améliorer les dotations et à assurer des conditions correctes pour les participants au tournoi.

Il était particulièrement important pour nous d’augmenter les dotations pour les joueurs dans le cadre des premiers tours et des qualifications, et cette année, nous proposons des gains réels.

En 2017, les dotations pour les trois tours de qualification ont augmenté de 39% avec 25 000 dollars proposés aux joueurs perdants au dernier tour de qualification au tournoi principal. Les dotations du premier tour du tournoi sont en hausse de 30% ; pour le deuxième tour, de 19% ; et pour le troisième tour, de 20%, soit pour ce dernier échelon, 130 000 dollars » a précisé il y a peu Craig Tiley, Directeur Général de l’Open d’Australie.

Avec la hausse assumée des dotations, l’Open d’Australie se positionne derrière l’US Open – qui proposait en 2016 des dotations d’un montant global de 46,3 millions de dollars (43,3 millions d’euros), mais devant Wimbledon (28,1 million de livres, soit 32,3 millions d’euros) et surtout Roland Garros (32 millions d’euros).

JO 2024 : Les grands événements sportifs français et Paris 2024 signent une Charte d’éco-responsabilité

A l’initiative de Thierry Braillard, Secrétaire d’État aux Sports, et de Pascal Canfin, Directeur Général de WWF France, les organisateurs des vingt plus grands événements sportifs de dimension internationale en France se sont engagés en faveur de quinze engagements éco-responsables.

Plus d’un an après l’adoption de l’Accord de Paris dans le cadre de la COP 21, la fibre environnementale semble ainsi gagner peu à peu les différents secteurs d’activité. Avec cet engagement dans le domaine du sport, la France veut démontrer – outre son savoir-faire organisationnel – sa capacité à répondre aux défis de demain et des nouvelles générations.

Les organisateurs présents jeudi 12 janvier au Ministère des Sports ont de fait acté une première mondiale, basée sur des objectifs chiffrés.

Pascal Canfin et Thierry Braillard (au centre) avec les leaders des vingt plus grands événements sportifs français (Crédits - Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

Pascal Canfin et Thierry Braillard (au centre) avec les leaders des vingt plus grands événements sportifs français (Crédits – Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

La Charte d’éco-responsabilité – qui intègre des notions environnementales mais aussi de valorisation du bénévolat ou encore d’efforts en faveur du handicap – vise en effet à atteindre les objectifs suivants lors de la tenue des événements sportifs majeurs :

  • 50% minimum d’alimentation responsable,
  • 80% minimum de déplacements effectués en mobilité active, transports collectifs ou covoiturage,
  • 80% des achats intégrant des critères de sélection RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale),
  • 25% de déchets en moins et 60% de déchets réutilisés, recyclés ou valorisés,
  • 100% des sites naturels respectés,
  • 100% de la consommation d’énergie et d’eau maîtrisée et optimisée.
  • 1 innovation « éco-responsable » – au moins – expérimentée lors de l’événement,
  • 1 ou plusieurs sportifs ambassadeurs de l’éco-responsabilité de l’événement ou de la discipline,
  • 100% des sites dédiés au public accessibles aux personnes en situation de handicap,
  • 100% des spectacles sportifs intégrant une action favorisant l’accessibilité à tous,
  • 100% des bénévoles valorisés,
  • 1 engagement – au moins – dans une cause solidaire,
  • 1 action – au moins – favorisant la parité Homme / Femme dans les postes à responsabilités,
  • 1 référent « développement durable » identifié dans l’organisation,
  • 1 action ou 1 programme – au moins – de sensibilisation au développement durable.

« Le sport, par les valeurs qu’il porte, est un vecteur essentiel pour défendre la lutte contre le dérèglement climatique et agir concrètement. La réussite de ce challenge nécessite la mobilisation de toute la société civile, des Collectivités locales, des entreprises.

Je me félicite de cet accord qui constitue une première mondiale et qui démontre une nouvelle fois toute la détermination des acteurs du sport français dans tous les domaines que recouvre la responsabilité sociale et environnementale » a fait savoir Thierry Braillard.

Si les événements sportifs français sont au cœur de cette Charte, les candidatures tricolores à l’organisation de grandes manifestations sportives sont également impliquées, à commencer par les candidatures aux Championnats du Monde de ski alpin 2023 et bien sûr à l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature de Paris 2024 étaient d’ailleurs présents au Ministère pour assister à la présentation de la Charte d’éco-responsabilité.

« La signature de cet accord témoigne de l’engagement de la communauté sportive française pour le développement durable et notre volonté de contribuer au mouvement mondial en faveur de la protection de l’environnement.

En participant à cette initiative, Paris 2024 démontre une fois de plus que nous sommes pleinement engagés dans l’Agenda Olympique 2020 alors que nous continuons de planifier nos Jeux pour les partager avec le monde.

Alors que nous nous préparons à soumettre la dernière partie de notre dossier de candidature au Comité International Olympique (CIO), nous voulons démontrer que Paris 2024 et la Ville de Paris ouvrent la voie à des services durables et responsables dans le cadre des grands événements sportifs, et que nous continuerons à agir comme un pôle mondial pour l’innovation durable » a affirmé Tony Estanguet.

Le WWF France est déjà engagé aux côtés de la candidature olympique et paralympique – dont le moteur est directement constitué par l’esprit de la transition énergétique – et ce, à la suite de la signature d’un accord stratégique au printemps 2016.

« Je me réjouis que le WWF devienne l’ONG de référence sur l’excellence environnementale des grands événements sportifs et que – collectivement – nous puissions concevoir des événements qui laisseraient un héritage positif » a indiqué l’ancien Ministre du Développement (2012-2014), Pascal Canfin.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et les leaders des vingts plus grandes manifestations sportives françaises (Crédits - Tony Estanguet / Page Twitter)

Tony Estanguet (au premier plan), Thierry Braillard et Pascal Canfin (au centre) et les leaders des vingt plus grandes manifestations sportives françaises s’engagent aussi en faveur de la candidature olympique et paralympique (Crédits – Tony Estanguet / Page Twitter)

Liste des organisations sportives qui se sont engagées :

  • Amaury Sport Organisation (ASO),
  • Tour de France cycliste,
  • Schneider Electric – Marathon de Paris,
  • Ligue Nationale de Rugby (LNR),
  • Eco-trail de Paris,
  • Ultra-trail du Mont-Blanc,
  • Internationaux de France de badminton,
  • Internationaux de France de tennis de Roland Garros,
  • Grand Prix de Formula E,
  • Championnats du Monde de handball masculin 2017,
  • Championnats du Monde de hockey-sur-glace 2017,
  • Championnats du Monde de lutte 2017,
  • Championnats du Monde de surf 2017,
  • Championnats du Monde de ski nautique 2017,
  • Championnats du Monde de canoë-kayak 2017,
  • Meeting d’athlétisme Diamond League de Paris 2017,
  • Championnats d’Europe de handball féminin 2018,
  • Gay Games 2018,
  • Coupe du Monde de football féminin FIFA 2019,
  • Candidature à l’organisation des Championnats du Monde de ski alpin 2023,
  • Candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024.

JO 2024 : Le Parc Olympique de Budapest se dévoile

Par petites touches, la candidature de Budapest (Hongrie) dévoile les visuels de ce que pourrait être l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été en 2024.

Ainsi, après avoir publié les visuels de la Place des Héros ou encore du parvis du Parlement de Hongrie, Budapest 2024 a présenté ce matin les premiers éléments relatifs au Stade Olympique.

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Visuel du Stade Olympique (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Ce dernier – à ne pas confondre avec le Puskas Stadion en cours de rénovation – disposera d’une capacité de 60 000 places et pourra accueillir les Cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que les compétitions d’athlétisme.

Comme le précise le dossier de candidature de la capitale hongroise, la construction de l’enceinte sportive est envisagée entre 2020 et 2023 pour un investissement de 269,270 millions de dollars (253,8 millions d’euros).

La participation des autorités nationales ne sera pas négligeable – comme d’ailleurs pour l’ensemble du projet – puisque le Gouvernement prévoit d’investir 245,409 millions de dollars (231,3 millions d’euros) pour bâtir la future installation.

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Visuel du Stade Olympique avec les tribunes de 60 000 places et la piste d’athlétisme (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

En plus de sa capacité à organiser des événements majeurs, le futur stade offrira – grâce à son implantation en bordure du Danube – un cadre majestueux aux spectateurs, mais aussi aux athlètes.

En effet, le Village Olympique sera implanté à proximité immédiate du Stade Olympique, de même que le Village des Médias.

Des compétitions auront également lieu sur place, au cœur du Noyau du Parc Olympique, l’un des trois pôles de la Zone du Danube.

Le BMX trouvera ainsi place au sein d’un stade (5 000 sièges) prévu pour un coût de 6,802 millions de dollars (6,41 millions d’euros). Le complexe de canoë-kayak (slalom) – qui doit être aménagé pour 27,346 millions de dollars (25,78 millions d’euros) – offrira pour sa part 8 000 places, tandis que le site temporaire du triathlon permettra d’accueillir 2 500 spectateurs. Les équipements temporaires devraient nécessiter une enveloppe de 5,630 millions de dollars (5,31 millions d’euros).

L’haltérophilie de son côté, siègera au Centre des Congrès de Budapest (4 500 places). Un vaste programme de rénovation sera engagé à hauteur de 135,368 millions de dollars (127,58 millions d’euros).

Le handball sera hébergé au sein de la Budapest Olympic Arena (10 000 places) dont les aménagements prévus d’ici 2021 devraient avoisiner un coût de 55,351 millions de dollars (52,16 millions d’euros).

Enfin, le tennis prendrait place dans un complexe dédié dont les travaux devraient mobiliser 62,349 millions de dollars (58,76 millions d’euros). Les matchs se dérouleraient dans des enceintes de 10 000 places, 5 000 places et 3 000 places, ainsi que dans sept terrains adjacents d’une capacité de 250 places.

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Visuel du Parc Olympique, avec au premier plan, le Village des Athlètes (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Outre les visuels du Parc Olympique et du Stade des Cérémonies, Budapest 2024 a aussi présenté deux visuels du Centre Aquatique actuellement en construction dans l’optique des Championnats du Monde de natation 2017.

Le Centre – implanté dans le Noyau de l’Île d’Obuda dans la Zone du Danube – disposera d’une capacité de 15 000 places au moment des Jeux.

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Visuel du Centre des Sports Aquatiques (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

JO 2024 : Paris se met aux couleurs des Internationaux de France de Roland Garros

Avant le Festival de Cannes hier soir, l’équipe de Paris 2024 avait foulé les marches d’un autre événement du mois de mai : les Internationaux de France de tennis de Roland Garros.

La semaine dernière, Tony Estanguet et Marie-José Pérec ont en effet réalisé le tirage au sort des différents tableaux. Plusieurs sportifs engagés auprès de la candidature étaient aussi présents, notamment Cyril Moré ou encore Isabelle Severino et Nathalie Péchalat.

(Crédits - Paris 2024 / Twitter)

(Crédits – Paris 2024 / Twitter)

Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature, et Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports de Paris 2024, ont ensuite pris la pose avec Guy Forget, nouveau Directeur du tournoi de la Porte d’Auteuil et soutien de la première heure de la candidature aux JO d’été.

Événement majeur du circuit tennistique, le tournoi de Roland Garros est également une vitrine du savoir-faire français et de l’accueil de grandes manifestations sportives.

Ces éléments constituent dès lors un atout pour la candidature dans le cadre de la campagne promotionnelle qui mènera ses dirigeants jusqu’à Lima (Pérou), le 13 septembre 2017.

(Crédits - Paris 2024 / Instagram)

(Crédits – Paris 2024 / Instagram)

Comme pour les précédents projets olympiques et paralympiques de Paris – 1992, 2008 et 2012 – le site de Roland Garros figure en bonne place au sein du dossier de candidature. Un dossier qui mise notamment sur l’avancement des travaux de modernisation du stade parisien.

En attendant, Paris 2024 entend bien profiter de la quinzaine qui s’est ouverte aujourd’hui – sous la pluie – pour promouvoir discrètement mais avec conviction son concept. Clin d’œil d’ailleurs à la terre battue, le logo de Paris 2024 a été entièrement repensé sur les réseaux sociaux de la candidature.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Roland Garros : Guy Forget nommé Directeur du tournoi

Après le limogeage de Gilbert Ysern, la Fédération Française de Tennis se cherchait un nouveau Directeur Général ainsi qu’un nouveau Directeur du tournoi des Internationaux de France de Roland Garros.

C’est désormais chose faite.

Guy Forget (Crédits - FFT / Roland Garros)

Guy Forget (Crédits – FFT / Roland Garros)

Directeur du BNP Paribas Masters depuis 2012, Guy Forget rejoint quant à lui la Direction du tournoi inscrit au Grand Chelem. L’ancien numéro 4 mondial et ancien capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis (1999 à 2012) devra finaliser les préparatifs de l’organisation de l’édition 2016 des Internationaux de France avant de pouvoir réellement poser sa marque sur les prochaines échéances.

Depuis 2011, Guy Forget était membre du Comité de Pilotage du tournoi, en charge de la relation avec les joueurs. Cette nomination est donc de nature à rassurer aussi bien les compétiteurs, qui s’affronteront du 16 mai au 05 juin 2016, ainsi que les dirigeants du tennis mondial, soucieux de préserver les intérêts de l’un des quatre tournois majeurs du circuit.

Le Bureau Fédéral de la FFT a par ailleurs acté les nouvelles fonctions de Jérémy Botton en qualité de Directeur Général de la Fédération.

Jusqu’à présent et depuis 2009, ce dernier occupait le poste de Directeur Général Délégué. Jérémy Botton sera notamment chargé de superviser l’avancement des travaux d’extension de Roland Garros. Il travaillera dès lors en étroite coopération avec Gilles Jourdan et Alain Riou en charge de la modernisation du site de la Porte d’Auteuil (Paris 16e).

Roland Garros : Le juge des référés du TGI de Paris prononce la suspension temporaire des travaux

Coup dur pour le chantier de rénovation et de modernisation de l’enceinte tennistique de Roland Garros (XVIe arrondissement).

Le juge des référés du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris s’est prononcé, 18 décembre 2015, pour une suspension temporaire de trois mois en ce qui concerne les travaux sur le site du futur Court des Serres.

(Crédits - FFT / Nouveau Roland Garros)

Visuel du futur Court des Serres d’une capacité de 4 950 places (Crédits – FFT / Nouveau Roland Garros)

Cette décision fait suite à la plainte déposée par les descendants de l’architecte Jean-Camille Formigé à qui l’on doit les célèbres Serres d’Auteuil.

La Fédération Française de Tennis (FFT), qui a pris acte de la décision, s’exposait à une astreinte de 10 000 euros par jour en cas de non-respect de ladite décision du juge des référés. Quoiqu’il en soit, la FFT devra verser 2 000 euros aux héritiers de l’architecte au titre des frais de justice engagés.

Désormais, le juge du fond doit statuer sur l’atteinte éventuelle au droit d’auteur présentée par les requérants.

D’ici-là, la FFT a d’ores et déjà décidé de faire appel de la décision.

Dans un communiqué, la Fédération rappelle que son projet « de serres contemporaines autour du nouveau court de tennis dans un nouvel aménagement paysager prévu en lieu et place de simples serres techniques et d’espaces logistiques est un hommage rendu à l’œuvre de Jean-Camille Formigé, qu’en aucun cas il ne saurait dénaturer.

Les magnifiques serres historiques continueront à dominer le site et l’ordonnancement du jardin retrouvera une cohérence : si ce dernier point n’est pas partagé par ses descendants, cela ne peut juridiquement remettre en cause les autorisations d’urbanisme relatives à la modernisation du site.

[La FFT] réaffirme que ce projet est vital pour l’avenir de Roland Garros, pour l’ensemble du tennis français et plus largement pour l’image de Paris et de la France sur la scène sportive et économique mondiale« .

(Crédits - FFT / Nouveau Roland Garros)

Visuel du futur Court des Serres (Crédits – FFT / Nouveau Roland Garros)

Si le chantier sur le périmètre des Serres d’Auteuil est aujourd’hui à l’arrêt forcé, il ne devrait pas en être de même pour le reste des travaux engagés par la FFT en association avec la Ville de Paris.

Au cours des dernières semaines, les travaux ont ainsi permis de débuter la démolition de l’ancien Centre National d’Entraînement (CNE) situé dans le triangle historique du site.

La structure principale a d’abord été désamiantée (mi-octobre / fin novembre) avant d’être démantelée à l’aide d’une pelle hydraulique de 70 tonnes. La phase de démolition doit encore s’étendre du 21 au 25 décembre 2015 puis du 04 au 15 janvier 2016.

Extension de Roland Garros : Délivrance des permis de construire « dans les 48 heures »

En marge des finales des Internationaux de France de tennis, le Directeur du tournoi, Gilbert Ysern, a évoqué l’arbitrage décisif du Premier Ministre, Manuel Valls, et a également fait un point sur les travaux à venir ainsi que sur le projet alternatif porté par les associations d’opposants.

Depuis près de cinq ans, la Fédération Française de Tennis (FFT) attendait les autorisations nécessaires à la modernisation du site de Roland Garros. Aujourd’hui, la FFT s’apprête donc à recevoir ces fameuses autorisations et devrait engager les premiers travaux avant la fin de l’année. Pour Gilbert Ysern, la livraison finale du nouveau Roland Garros est fixée à 2019.

« On a appris, il y a quelques jours, que le Premier Ministre avait fait l’arbitrage final, et donc la signature de nos permis de construire est absolument imminente, parce qu’on devrait les avoir, vraisemblablement lundi ou mardi, en début de semaine.

Cela fait du bien de savoir que l’on va pouvoir prochainement commencer les travaux.

L’alternative au projet qui consiste à couvrir une partie de l’autoroute A13 ne tient pas la route d’un point de vue fonctionnel, ça coûte très très cher, sur le plan administratif et juridique ce serait aussi difficile à envisager, ça prendrait énormément de temps.

Bref, c’est une forme de leurre qui a été entretenu par les détracteurs de notre projet.

On a encore fait faire, récemment, une dernière étude par un Cabinet spécialisé, qui a conclu comme les fois précédentes et notamment comme l’enquête publique, que l’alternative en question n’en est pas une et que notre projet est bien LE projet d’avenir de Roland Garros.

Je pense qu’il y a une opposition de principe du fait que l’on va installer un Court de tennis dans un jardin public, mais la manière dont nous allons le faire est tout à fait rassurante et nous sommes convaincus depuis le premier jour – et c’est justement la force de notre projet – que l’on va embellir l’espace public et le Jardin des Serres d’Auteuil, puisque l’on va y installer un Court de tennis entouré de grandes et belles serres. Cela veut dire que dans le Jardin, nous ne verrons même pas un Court de tennis, mais de très très belles serres, dans lesquelles la Ville de Paris va pouvoir redéployer son patrimoine botanique.

L’autre point important du projet, c’est l’aménagement d’un toit sur le Court Central Philippe Chatrier.

Un toit qui sera bien sûr rétractable pour que l’on puisse jouer en condition extérieure, comme sur les autres Courts, sauf lorsque l’on aura besoin de se protéger de la pluie. C’est bien sûr essentiel pour la pérennité du tournoi. On va également pouvoir organiser des sessions en soirées, je pense que cela sera très intéressant, notamment pour le public. Au-delà du toit, le Court Philippe Chatrier va être presque entièrement reconstruit, en donnant aux spectateurs qui seront assis en tribunes, un bien plus grand confort, avec des sièges plus larges et plus profonds qui seront plus au goût du jour en matière de normes de confort ».