JO 2024 : Le clin d’œil à la candidature de Paris lors de la Cérémonie des César

Le monde artistique et culturel est généralement présent dans les campagnes électorales.

Que ce soit aux États-Unis ou en France, le soutien de telle ou telle personnalité est souvent recherché par les différents candidats et ce, afin de profiter d’une médiatisation singulière pour capter l’attention du grand public.

Si cette pratique est présente dans l’univers politique, elle l’est aussi – de manière plus subtile – dans la sphère olympique, l’important étant d’en faire un usage raisonnable.

(Crédits - Mairie de Paris / Henri Garat et Joséphine Brueder)

(Crédits – Mairie de Paris / Henri Garat et Joséphine Brueder)

Paris 2012 avait ainsi appuyer très fortement sur l’aspect artistique et nostalgique pour tenter de séduire les membres du Comité International Olympique (CIO), mais le film de Luc Besson mettant en scène Johnny Hallyday et Catherine Deneuve n’avait pas eu les effets escomptés lors du vote de Singapour en 2005.

Aujourd’hui, la dimension sportive a été replacée au cœur du concept des Jeux et Paris 2024 mobilise régulièrement les athlètes tricolores pour promouvoir son projet à l’échelle nationale et désormais internationale.

Toutefois, le monde culturel est à l’instar du monde politique un indéniable ambassadeur des intérêts français.

Ainsi, la candidature de Paris 2024 s’était affichée en 2016 sur le tapis rouge du Festival de Cannes en appui de la projection du documentaire sur le judoka Teddy Riner. Lors de la première présentation technique du projet de la capitale française en novembre dernier au Qatar, plusieurs personnalités avaient témoigné de leur soutien à la candidature via les réseaux sociaux. Ce fut notamment le cas de la comédienne Michelle Laroque ou encore du présentateur de télévision, Nikos Aliagas.

Hier, c’est lors d’un autre événement d’envergure que Paris 2024 s’est fait remarquer.

Au moment d’épauler son ami acteur George Clooney, le français Jean Dujardin n’a pas hésité ainsi à faire une traduction approximative pour mettre en exergue Paris 2024 lors de la Cérémonie des César.

« Nous, citoyens du monde, nous devons nous battre très très dur pour que la haine ne gagne pas et pour que les JO de 2024 ce soit à Paris et pas à Los Angeles » a déclaré l’acteur oscarisé en 2012.

Un clin d’œil qui a fait rire l’assistance présente à la Salle Pleyel, notamment la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et la Ministre de la Culture, Audrey Azoulay.

Ce n’est pas la première fois ces dernières semaines qu’une Cérémonie de remise de prix est au centre de la communication d’une Ville Candidate.

Il y a peu, la candidature de Los Angeles 2024 avait ainsi mobilisé sportifs et athlètes sur le tapis rouge des Golden Globes.

Quelques semaines plus tard, c’était en lançant une playlist composée par des sportifs que LA 2024 a choisi de faire un clin d’œil au rapport entre monde sportif et monde culturel en marge de la Cérémonie des Grammy Awards.

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JO 2024 : La Maire de Paris en visite au Japon, les 27 et 28 février

La Maire de Paris se rendra au Japon en début de semaine prochaine.

Dans le cadre d’un déplacement ayant pour objectif de renforcer les liens qui unissent Paris et Tokyo, Anne Hidalgo aura également l’occasion de se rendre sur les sites olympiques et paralympiques des Jeux d’été de 2020.

(Crédits - Anne Hidalgo / Page Facebook)

(Crédits – Anne Hidalgo / Page Facebook)

Ce déplacement s’inscrit bien entendu dans la stratégie de promotion de la candidature de Paris 2024. En effet, la Maire de la capitale française s’était déjà rendue au Pays du Soleil Levant au premier trimestre 2016.

En compagnie de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Anne Hidalgo s’était entretenue avec les autorités locales et avait visité le site prévu pour l’édification du Village des Athlètes de Tokyo 2020. Les deux responsables politiques avaient par ailleurs fait des problématiques du logement et des transports une priorité du projet olympique et paralympique tricolore.

Cette volonté de profiter des Jeux pour accroître l’investissement sur ces deux secteurs avait d’ailleurs été évoquée quelques mois plus tard, en octobre 2016, lors de la venue à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach.

L'ex-Gouverneur de Tokyo expliquant les contours du projet du Village des Athlètes à Anne Hidalgo et Valérie Pécresse (Crédits - Yoichi Masuzoe)

L’ex-Gouverneur de Tokyo expliquant les contours du projet du Village des Athlètes à Anne Hidalgo et Valérie Pécresse (Crédits – Yoichi Masuzoe)

Ce lundi 27 février – à son arrivée au Japon – Anne Hidalgo s’entretiendra donc avec Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo.

Dès 14h30, la Maire de Paris visitera les sites des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques et ce, afin de constater l’évolution des chantiers depuis sa dernière visite et surtout de tirer des enseignements utiles pour la candidature de Paris et, le cas échéant, pour la mise en application du projet.

Mardi 28 février, une rencontre avec les tour-opérateurs et professionnels du tourisme – sur le modèle d’ailleurs des visites de Patrick Kanner et de Laurent Wauquiez en Chine il y a quelques jours – précédera un déjeuner avec la presse du Japon.

Enfin, le déplacement de la Maire de Paris s’achèvera par une rencontre avec Kumamon, mascotte emblématique du Japon, ainsi qu’avec des bloggeuses nippones. Ce rendez-vous se déroulera à la résidence de l’Ambassade de France à Tokyo.

JO 2024 : La Seine-Saint-Denis confirme son engagement avec une campagne de communication

Pleinement associé au projet olympique et paralympique de Paris 2024, le département de la Seine-Saint-Denis multiplie les initiatives pour démontrer son appui à la candidature et surtout sa volonté de profiter de la dynamique des Jeux pour transformer l’ensemble du territoire.

Ainsi, après avoir participé à la phase de concertation à l’automne 2016, le Conseil Départemental avait il y a peu signé un partenariat de coopération avec la Ville de Paris et ce, dans l’optique de mettre en œuvre des projets dans le domaine sportif bien sûr, mais aussi éducatif et culturel.

La boxeuse, médaillée aux Jeux de Rio 2016, Sarah Ourahmoune, est l'un des visages de la campagne de communication (Crédits - Département de la Seine-Saint-Denis)

La boxeuse, médaillée aux Jeux de Rio 2016, Sarah Ourahmoune, est l’un des visages de la campagne de communication (Crédits – Département de la Seine-Saint-Denis)

Outre ces premiers engagements, la Seine-Saint-Denis s’est associée avec les Établissements Publics de Plaine Commune, Paris Terre d’Envol et Est-Ensemble afin de mettre en place une grande campagne de communication à destination des habitants du département.

Présentée ce mercredi 22 février, ladite campagne sera visible jusqu’au 13 septembre 2017, soit jusqu’au jour de l’élection de la Ville Hôte des Jeux d’été de 2024, une élection qui se jouera entre Los Angeles et Paris compte-tenu du retrait de Budapest.

Concrètement, un affichage mettant notamment en avant la boxeuse Sarah Ourahmoune ou l’entrepreneur Augustin Jaclin sera disposé sur une douzaine de bâtiments départementaux ainsi que dans l’ensemble des abribus de la Seine-Saint-Denis.

Intitulée « En Seine-Saint-Denis, nous sommes prêts ! » cette campagne se veut l’illustration du dynamisme et de la jeunesse du département et un message en direction de la population concernant les potentielles retombées que peut représenter l’accueil d’un événement de la dimension des Jeux Olympiques et Paralympiques, sur le plan de l’emploi mais aussi du logement, deux thématiques majeures pour ce territoire.

L'entrepreneur Augustin Jaclin est l'un des visages de la campagne de communication (Crédits - Département de la Seine-Saint-Denis)

L’entrepreneur Augustin Jaclin est l’un des visages de la campagne de communication (Crédits – Département de la Seine-Saint-Denis)

Au-delà de cette campagne, les Collectivités ont aussi prévu plusieurs manifestations sportives et culturelles en lien avec la candidature de Paris 2024.

Un calendrier a d’ailleurs été dévoilé par le Conseil Départemental, et comprend notamment une mobilisation populaire le long de l’ex-RN2, le 10 septembre 2017.

Avant cette date, d’autres événements seront organisés comme par exemple la randonnée « 24 kilomètres pour 2024 », le 22 avril. Cette dernière longera certains sites prévus par Paris 2024 en reliant le Parc de la Villette (XIXème arrondissement) au Parc Georges Valbon à La Courneuve.

Du 23 au 25 juin – en parallèle de la grande mobilisation prévue sur les Quais de Seine – une série de matchs de water-polo se tiendra à la Piscine La Baleine en présence de membres des équipes de France et des écoles de natation.

Visuel de la Piscine de Marville, rénové et reconfiguré pour le tournoi de water-polo (Crédits - Paris 2024 / Jean-Louis Bellurget / Populous / Luxigon)

Visuel de la Piscine de Marville, rénovée et reconfigurée pour le tournoi de water-polo (Crédits – Paris 2024 / Jean-Louis Bellurget / Populous / Luxigon)

Ces différentes initiatives s’entendent par la présence de plusieurs équipements majeurs du projet de Paris 2024 au cœur de la Seine-Saint-Denis.

Si le Stade de France constitue la pièce-maîtresse du dispositif soumis au Comité International Olympique (CIO), le futur Centre Aquatique de Saint-Denis et le Village des Athlètes de Pleyel-L’Île-Saint-Denis sont également des éléments-clés du projet. La Piscine de Marville – existante mais qui devra faire l’objet d’une rénovation – est elle-aussi un site structurant du territoire.

Il en sera de même pour les équipements qui seront implantés dans le secteur de Dugny-Le Bourget, à l’instar du Centre et du Village des Médias.

JO 2024 : Los Angeles en tête des villes les plus congestionnées au monde selon une étude

Le contenu de l’étude ne devrait sans doute pas satisfaire les porteurs de la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024.

Relayée hier par le « Los Angeles Times », l’étude de la Fondation INRIX a été menée dans 1 064 villes de 38 pays à travers le monde. Élément important à noter toutefois, la Chine et l’Inde n’ont pas été comptabilisés et ce, alors que les déplacements automobiles y sont particulièrement élevés chaque année.

INRIX révèle que la « Cité des Anges » est la ville la plus congestionnée au monde du fait de la densité des déplacements et du nombre d’heures passées dans les embouteillages.

(Crédits - Luis Sinco / Los Angeles Times)

(Crédits – Luis Sinco / Los Angeles Times)

Ainsi, pour l’année 2016, les automobilistes de la ville de Californie ont enregistré une moyenne de 104 heures, soit davantage que ceux de Moscou (Russie) qui pointaient à 91 heures et que ceux de New York à 89 heures.

Autre donnée importante, et non des moindres : les dépenses engendrées par ces embouteillages ont représenté une moyenne annuelle de 2 408 dollars (2 289 euros) par automobiliste de Los Angeles et de de 300 milliards de dollars (285,27 milliards d’euros) à l’échelle des États-Unis.

Le top 10 est complété par les villes de San Francisco, Bogota (Colombie), Sao Paulo (Brésil), Londres (Royaume-Uni), Atlanta, Paris (France) et Miami.

(Crédits - INRIX)

(Crédits – INRIX)

Dans l’optique des Jeux d’été de 2024, Los Angeles entend faciliter les déplacements grâce à l’aménagement de nouveaux axes pour le métro notamment, et à la modernisation des équipements existants. Cependant, seule une partie des deux plans massifs adoptés par les autorités – de 88 milliards et de plus de 120 milliards de dollars – sera appliquée d’ici l’événement planétaire.

La problématique des transports promet donc d’être délicate à gérer pour Los Angeles qui espère des flux de 2 millions de visiteurs américains et de 1,2 million de visiteurs étrangers.

Bien sûr, l’aéroport international de Los Angeles sera en mesure de gérer ces allers et retours, mais le réseau des transports en commun pourrait être mis à rude épreuve et ce, à l’instar de la récente mobilisation de la Marche des Femmes.

Les réseaux sociaux s’étaient alors fait l’écho des messages d’information diffusés par les autorités pour aiguiller les voyageurs en direction d’axes secondaires.

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits - Paris 2024)

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits – Paris 2024)

Également présente dans le classement de l’étude INRIX – 9ème contre 15ème en 2015 avec une moyenne de 65 heures – Paris a aussi pris des engagements fermes pour permettre des déplacements homogènes dans le cas où la « Ville Lumière » serait élue Ville Hôte des Jeux.

Que ce soit dans le cadre de sa vidéo promotionnelle ou sur ces différents supports techniques, Paris 2024 martèle ainsi son souhait de permettre 100% des déplacements via les transports en commun, avec en particulier la promesse qu’aucun spectateur des Jeux ne sera à plus de 400 mètres d’une station de métro.

En octobre 2016, en marge de la visite à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, la Présidente de la Région Île-de-France avait d’ailleurs vanté les mérites du réseau des transports.

« Nous allons profondément rénover les transports, et avec les nouvelles lignes du Grand Paris Express, nous aurons le réseau de transport non seulement le plus performant, mais aussi le plus propre du monde.

C’est très important » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

Dans les deux cas – que ce soit Los Angeles ou Paris – l’organisation des Jeux devra tenter de faire oublier les déboires rencontrées lors des Jeux de Rio 2016, des Jeux où spectateurs et journalistes ont eu bien du mal à rallier les différents sites.

Il faut dire que le plan de Rio 2016 avait été conçu autour de pôles sportifs relativement éloignés les uns des autres.

JO 2024 : Dix mesures pour faciliter l’accès à la pratique sportive de 275 000 jeunes parisiens

Ce mardi 21 février – depuis la Cité Scolaire François Villon (XIVème arrondissement) – la Ville de Paris, l’Académie de Paris, et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) ont dévoilé les mesures qu’ils entendent mettre en place dans le cadre de la Convention adoptée au début du mois.

Ces mesures se veulent une application concrète d’engagements éducatifs dans le cadre de la candidature olympique et paralympique de Paris 2024, une candidature qui a déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de se rendre dans des établissement scolaires en France mais aussi à l’étranger.

Ce fut notamment le cas en novembre 2016 en marge de la présentation du projet français devant l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) alors réunie à Doha (Qatar).

A chaque fois, la candidature tricolore attache une importance particulière à mobiliser des sportifs de haut niveau, à l’instar de Sarah Ourahmoune (boxe), Emmeline Ndongue (basketball), David Smetanine (natation paralympique), Emilie Gomis (basketball), ou encore Teddy Riner (judo).

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Dix mesures seront instaurées dès cette année 2017 et bénéficieront à 275 000 élèves de Paris.

Un moyen bien sûr de démontrer l’engagement institutionnel auprès de Paris 2024 et de donner des gages au Comité International Olympique (CIO), dans l’optique de la mise en œuvre de projets plus vastes en cas de succès de la candidature, le 13 septembre prochain.

1 / Mutualiser et développer les ressources des signataires pour la valorisation des valeurs du sport et de l’Olympisme, le développement de la pratique sportive auprès de l’ensemble de la communauté scolaire et de la jeunesse parisienne en reconnaissant pleinement le rôle éducatif et d’émancipation de l’ensemble des pratiques sportives et l’importance de leur encadrement par les personnels de l’Éducation Nationale, de la Ville de Paris et du Mouvement sportif.

2 / Mettre en place, dans chaque district, une offre de parcours scolaires adaptés pour les élèves sportifs. Ils pourront concilier plus facilement leurs études et leurs entraînements en vue de compétitions, grâce à des aménagements d’horaires.

3 / Développement les rencontres entre les athlètes olympiques et paralympiques et la communauté scolaire et universitaire. Il s’agira en particulier d’encourager le sport féminin et l’accès à la pratique sportive des jeunes les moins favorisés.

4 / Renforcer les synergies entre les équipements sportifs municipaux et scolaires, en utilisant les installations sportives scolaires en dehors des heures d’enseignements, pour que les élèves parisiens et les habitants proches d’établissements scolaires bénéficient de davantage de lieux et de créneaux horaires pour pratiquer un sport.

5 / Faire découvrir l’Histoire et les valeurs de l’Olympisme grâce à la mallette pédagogique « A vos marques, prêts, Paris ! Vivre l’Histoire et les valeurs de l’Olympisme ». Élaborée par la Ligue de l’Enseignement, avec le soutien du CNOSF, du Rectorat et du Comité Paralympique et Sportif Français, elle sera diffusée à 15 000 élèves des 614 classes de CM2 parisiennes et de 150 collèges de la capitale.

6 / Soutenir l’ensemble des initiatives impulsées par la communauté éducative portant sur l’organisation de manifestations sportives, notamment les initiatives en faveur du handisport, du sport adapté, du sport partagé, et du sport féminin.

7 / Élaborer une offre d’activités péri et extrascolaires, dédiée à la découverte par les enfants des sports olympiques et la transmission des valeurs olympiques.

8 / Valoriser les initiatives qui se déroulent dans les écoles ou les établissements et les compétitions organisées dans le cadre du sport scolaire.

9 / Placer au cœur du Budget participatif de Paris la thématique sportive, avec la possibilité pour les enfants et les adolescents de voter pour choisir les projets qui correspondent le mieux à leurs attentes.

10 / Prendre en compte le sport dans les échanges scolaires internationaux, en développant les interactions et les correspondances entre les élèves parisiens et les élèves des villes qui ont déjà accueilli les Jeux Olympiques et Paralympiques.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Cette dixième et dernière mesure pourrait en particulier s’appuyer sur les six Villes Organisatrices des Jeux qui ont récemment signé un Appel – en compagnie d’une cinquante d’autres Villes à travers le monde – en soutien à la candidature de Paris 2024.

Les Villes de Mexico (1968), Munich (1972), Montréal (1976), Barcelone (1992), Sydney (2000) et Athènes (2004) ont en effet rejoint cet Appel initié par le Maire de Montréal, Denis Coderre, et qui vise à promouvoir la candidature française aux quatre coins du Globe.

JO 2024 : La Ville de Paris va présenter des mesures pour faciliter l’accès des jeunes parisiens à la pratique sportive

Au début du mois de février, le Conseil de Paris a examiné et entériné une Convention entre la Ville, l’Académie de Paris et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) afin d’encourager l’accès à la pratique sportive tout en soutenant les valeurs de l’Olympisme.

A l’heure où la capitale française est candidate à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, chaque initiative est donc la bienvenue pour garantir la promotion du projet et faire de celui-ci un lien évident avec les politiques publiques instaurées à l’échelle du territoire.

Cette phase éducative se veut ainsi une traduction des engagements de la candidature de Paris 2024.

La candidature de Paris 2024 s'est déjà rendue à plusieurs reprises dans des établissements scolaires, comme ici au Collège Dora Maar de Saint-Denis, vendredi 03 février 2017 (Crédits - Alain Gadoffre / KMSP / Paris 2024)

La candidature de Paris 2024 s’est déjà rendue à plusieurs reprises dans des établissements scolaires, comme ici au Collège Dora Maar de Saint-Denis, vendredi 03 février 2017 (Crédits – Alain Gadoffre / KMSP / Paris 2024)

Au travers de l’exposé des motifs du projet de délibération soumis au Conseil de Paris, l’Adjointe en charge des questions scolaires et l’Adjoint chargé des sports avaient d’ailleurs rappelé cette volonté d’accompagner le projet olympique et paralympique.

« La dimension éducative d’une candidature aux Jeux est essentielle et cette dernière doit laisser un héritage durable pour les Parisiens » avaient notamment affirmé Alexandra Cordebard et Jean-François Martins.

Faisant suite à l’adoption du projet de Convention tripartite, les trois acteurs institutionnels vont donc présenter une série de mesures dès ce mardi 21 février.

Depuis la Cité Scolaire François Villon (XIVème arrondissement), la Maire de Paris, Anne Hidalgo, ainsi que le Recteur de l’Académie de Paris, Gilles Pécout, et le Président du CNOSF, Denis Masseglia, présenteront les initiatives qui seront progressivement instaurées cette année.

Les trois acteurs s’engagent notamment à mettre en place des classes à horaires aménagés dans chaque arrondissement de Paris afin de faciliter le quotidien des jeunes sportifs. Une mallette pédagogique « A vos marques, prêts, Paris ! Vivre l’histoire et les valeurs de l’Olympisme » sera également proposée à plus de 15 000 élèves de CM2 et de collège.

Cette dernière initiative n’est d’ailleurs pas sans rappeler le kit pédagogique et numérique qui avait été mis en place par la candidature de Rome 2024 lorsque celle-ci était encore dans la course aux JO d’été.

Le projet italien avait alors conçu quatre modules au sein de ce kit imaginé par Rome 2024, « ActionAid Italy » et « VoiceBook » : un premier module sur la découverte de l’histoire et des symboles des Jeux de l’Antiquité à aujourd’hui ; un second module sur la découverte des valeurs olympiques et paralympiques ; un troisième module sur la relation singulière entre des pays et le sport ; et enfin un quatrième module de présentation de la vision et du concept de Rome 2024.

JO 2024 : Face à l’incertitude hongroise, Los Angeles et Paris poursuivent leur campagne respective

Si Budapest (Hongrie) pourrait quitter la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été dès cette semaine – peut-être mercredi 22 février – les deux autres Villes Candidates ont décidé d’aller de l’avant.

Quelques semaines avant les visites de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) poursuivent ainsi leurs efforts, avec notamment la phase de promotion internationale rendue possible depuis le 03 février.

Larry Probst, Président du Comité Olympique des Etats-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine (Crédits - LA 2024)

Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine, après leur arrivée au Japon (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 est d’ailleurs représenté au Japon pour assister aux Jeux Asiatiques d’hiver qui se sont ouverts hier à Sapporo.

La ville – qui ambitionne d’être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026 – est en effet hôte de l’événement du 19 au 26 février et accueille à cette occasion 29 Comités Nationaux Olympiques d’Asie. Mais au-delà de la compétition, l’intérêt pour l’édition 2017 des Jeux Asiatiques réside surtout dans l’invitation adressée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Casey Wasserman, Président de LA 2024 a tenu à saluer cette ouverture.

« La Cérémonie d’ouverture a été fantastique ; il est toujours agréable de voir autant d’athlètes issus d’une telle diversité de nations se réunir pour célébrer le sport.

C’était en plus très spécial de voir des athlètes d’Asie et d’Océanie marcher ensemble dans la solidarité.

C’est précisément cette inclusion et cette unité que nous célébrons à Los Angeles et dans le Sud de la Californie et que nous souhaitons promouvoir si nous avons l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024″ a notamment affirmé le leader de la candidature américaine accompagné de Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Cette déclaration autour des notions d’ouverture, de solidarité, d’inclusion et d’unité n’est pas anodine et se veut sans doute un message porté à l’attention des membres du CIO.

Ces derniers devraient être massivement présents au Japon et Los Angeles 2024 compte bien être à la manœuvre pour tenter de déminer un terrain rendu difficile par la politique migratoire du Président Donald Trump.

Signe supplémentaire de cette volonté de s’affranchir de la politique du nouveau patron de la Maison Blanche, Los Angeles 2024 entend profiter des Jeux Asiatiques d’hiver pour développer sa communication à l’égard des Comités Nationaux Olympiques.

Dans l’optique des JO 2024, le Comité de Candidature a ainsi pour ambition de mettre en place une enveloppe budgétaire afin de permettre la meilleure préparation possible des CNO et surtout, la venue éventuelle de ces derniers dans les installations d’entraînement présentes aux États-Unis et plus particulièrement, dans l’État de Californie.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie des Laureus World Sports Awards (Crédits - Peace and Sport)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie 2017 des Laureus World Sports Awards (Crédits – Peace and Sport)

Du côté de Paris 2024, la semaine a été marquée par la visite en Chine du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

Ce dernier a notamment participé à la soirée France-Chine organisée à l’ambassade de France à Pékin, au côté de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports du Comité de Candidature de Paris 2024.

Plus près de l’Hexagone, la candidature était aussi représentée à Monaco avec la présence de son coprésident, et également membre du CIO, Tony Estanguet, à la Cérémonie des Laureus World Sports Awards 2017.

L’événement a récompensé plusieurs grands noms du sport mondial qui se sont illustrés au cours de l’année écoulée.

La gymnaste de talent, Simone Biles, a ainsi reçu l’Award de la meilleure sportive de l’année, tandis que l’athlète Usain Bolt s’est vu remettre le trophée de sportif de l’année. Le géant de la natation, Michael Phelps, n’a pas été oublié dans ce palmarès qui a aussi récompensé l’équipe des réfugiés olympiques.

Le retraité des bassins a reçu le prix du retour de l’année grâce à son come-back réussi lors des Jeux d’été de Rio 2016.

Mais Michael Phelps a aussi fait parler de lui par sa présence à Paris.

(Crédits - Capture d'écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

Bien que fervent soutien de la candidature de Los Angeles 2024 – il est d’ailleurs membre de la Commission Consultative des Athlètes de la candidature américaine – Michael Phelps n’a pas hésité à poster plusieurs clichés de son escapade parisienne en compagnie de son épouse, Nicole ; devant la Tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame.

Ce dimanche, la légende de la natation a également mentionné sa présence à la piscine Molitor, profondément rénovée il y a quelques années.

Michael Phelps a ainsi nagé quelques longueurs au sein de ce monument du XVIème arrondissement de la capitale, situé non loin du Parc des Princes, du Stade Jean Bouin et du complexe tennistique de Roland Garros, trois sites majeurs inscrits dans le projet de Paris 2024.

JO 2024 : L’IPC reçoit la visite d’une délégation de Paris 2024

La semaine dernière, une délégation du Comité de Candidature de Paris 2024 s’est rendue à Bonn (Allemagne), au siège du Comité International Paralympique (IPC).

Conduite par Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et par Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), ladite délégation a rencontré Sir Philip Craven, Président de l’IPC.

« Je souhaite remercier les dirigeants du Comité Paris 2024 de leur venue à Bonn pour présenter leur dossier de candidature. Ce rapport atteste d’un investissement très important dans le cadre de la candidature aux Jeux Olympiques et Paralympiques.

Le Bureau de l’IPC va désormais analyser les trois dossiers en amont de la visite de la Commission d’évaluation à laquelle Duane Kale prendra part.

Tout au long de ce processus, les Villes Candidates ont démontré leur volonté d’apprendre et d’intégrer les recommandations de l’IPC et leurs propositions sont très positives dans la perspective des Jeux de 2024″ a d’ailleurs fait savoir le dirigeant britannique de l’IPC.

(Crédits - Paris 2024)

De gauche à droite et de haut en bas, Thanos Kostopoulos, Directeur de l’IPC en charge de l’intégration paralympique ; Etienne Thobois, Directeur Général de Paris 2024 ; Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; Xavier Gonzalez, Directeur Général de l’IPC ; Lambis Konstantinidis, Directeur de Paris 2024 chargé des sports et de l’intégration paralympique ; Emmanuelle Assmann, Présidente du CPSF ; et Sir Philip Craven, Président de l’IPC (Crédits – Paris 2024)

Au cours des échanges avec les responsables de l’IPC – notamment Xavier Gonzalez, Directeur Général, et Thanos Kostopoulos, Directeur en charge de l’intégration paralympique – Étienne Thobois et Lambis Konstantinidis ont abordé les aspects techniques du projet de Paris 2024.

Le Directeur Général de la candidature et le Directeur chargé des sports et de l’intégration paralympique ont particulièrement appuyé leur présentation sur l’organisation des Jeux Paralympiques.

La création d’un « Pôle Espoir Paralympique » est l’un des éléments-clés du dispositif français. Conçu comme un centre d’entrainement dédié aux jeunes sportifs paralympiques, ce Pôle Espoir sera implanté au Bourget, sur le site prévu pour l’accueil des épreuves d’escrime fauteuil et de badminton au moment des Jeux Paralympiques de 2024.

Ce site sera dès lors consacré à la formation et à la préparation des prochaines générations, ainsi qu’au développement de la pratique sportive pour les personnes à mobilité réduite.

Parmi les autres aspects développés par Paris 2024 au siège de l’IPC, la délégation tricolore a mentionné le choix d’un éco-Village Olympique et Paralympique 100% accessible situé dans le secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis, non loin du Stade de France et du Centre Aquatique.

En outre, la délégation de Paris 2024 a rappelé son ambition de proposer 100% des sites accessibles par les transports publics et surtout la réflexion apportée au projet pour permettre à 90% des sportifs paralympiques d’être à moins de 10 kilomètres de leur site de compétition.

Visuel du Village Olympique et Paralympique (Crédits - Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Visuel du Village Olympique et Paralympique (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

« Mes premiers Jeux Paralympiques à Rio ont renforcé ma conviction qu’il fallait penser Paris 2024 comme un projet unique pour deux événements qui marquent l’histoire des Jeux.

Depuis deux ans, nous avons travaillé à un dossier technique qui intègre pleinement la dimension paralympique pour garantir une expérience unique aux athlètes et aux Fédérations, du Village aux sites de compétition.

Au-delà de Jeux de passion, Paris 2024 veut également que la préparation des Jeux puisse créer un héritage marquant en œuvrant à une meilleure inclusion au sein de la société » a par ailleurs précisé Tony Estanguet.

Pékin 2022 : Nouveaux échanges autour de l’expertise française dans le domaine de la montagne

En août 2015, en marge des Championnats du Monde d’athlétisme de Pékin, le Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, s’était rendu dans la région de Zhangjiakou (Chine).

Accompagné de Guy Drut, membre français du Comité International Olympique (CIO), Patrick Kanner avait alors visité les sites prévus pour l’accueil des compétitions de neige des Jeux d’hiver de 2022, et avait également rencontré divers interlocuteurs afin de promouvoir l’expertise française dans le domaine de l’aménagement de montagne.

Dans la foulée de ce déplacement – auquel avait aussi participé Thierry Braillard, Secrétaire d’État aux Sports -, la société « ENGIE » avait conclu deux partenariats avec « China Huaneng » concernant le développement de la filière GNL et avec « Beijing Enterprise » pour la recherche autour de la gestion énergétique dans le cadre des Jeux de Pékin 2022.

Cette semaine, un nouveau déplacement a été programmé pour Patrick Kanner.

(Crédits - Patrick Kanner / Page Twitter)

(Crédits – Patrick Kanner / Page Twitter)

Du 15 au 17 février, le Ministre a ainsi prévu plusieurs visites, rencontres et prises de parole autour de la filière sportive et des partenariats avec la Chine dans le domaine des grands événements.

Mercredi, Patrick Kanner se rendra sur les Salons professionnels ISPO et ALPITEC avant de visiter l’Université des Sports de Pékin où il signera des accords de coopération avec l’École Nationale des Sports de Montagne (ENSM) et l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP).

Le lendemain, le Ministre inaugurera le Bureau de représentation de la Fédération Française de Football et de la Ligue de Football Professionnel à Pékin, puis il signera un nouveau accord de coopération concernant cette fois-ci un partenariat entre la Fédération Française d’Équitation (FFE) et l’Université du Commerce de Wuhan.

La journée de jeudi sera par ailleurs ponctué par une réception sur le thème « France-Chine, terres de grands événements sportifs » au cours de laquelle des prises de parole ont été programmées, de même que la projection du film promotionnel de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Vendredi 17 février enfin, Patrick Kanner a prévu de s’entretenir avec le Vice-Président exécutif du Comité d’Organisation des Jeux de Pékin 2022, et de présenter à ce dernier les entreprises françaises de la délégation. Un entretien avec Gou Zhongwen, Administrateur Général des Sports – équivalent du Président du Comité National Olympique -, est également à l’ordre du jour, de même qu’un dîner avec les tours opérateurs sur le tourisme sportif en France.

Mais si ce déplacement de plusieurs jours revêt un caractère d’importance au regard des enjeux – liés tout à la fois à l’organisation des Jeux de Pékin 2022 et à la candidature de Paris 2024 – il en sera de même avec la venue en Chine de Laurent Wauquiez.

(Crédits - Laurent Wauquiez / Page Twitter)

(Crédits – Laurent Wauquiez / Page Twitter)

Le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sera en effet lui-aussi présent dans l’Empire du Milieu afin de promouvoir l’expertise tricolore dans les industries de montagne.

A la tête d’une délégation d’une cinquantaine de chefs d’entreprise, d’universitaires et de représentants des forces vives de la Région, Laurent Wauquiez a prévu de rencontrer le Maire de Shanghai pour célébrer les 30 ans de la coopération entre Auvergne-Rhône-Alpes et la ville la plus peuplée de Chine. Un nouveau partenariat viendra d’ailleurs renforcer cette coopération.

Laurent Wauquiez entend aussi profiter de son déplacement – le premier du genre en Chine depuis son élection en 2015 – pour valoriser le territoire régional auprès d’investisseurs et de tours opérateurs chinois, en particulier en ce qui concerne la gastronomie, la viticulture et le patrimoine naturel avec bien sûr le Mont-Blanc et les volcans d’Auvergne.

En complément de ces diverses rencontres, la perspective des Jeux d’hiver de 2022 ne sera pas négligée, loin de là.

En effet, l’ancien Ministre du Gouvernement de François Fillon (2007-2012) se rendra en compagnie de Patrick Kanner sur les salons ISPO et Alpitec mercredi 15 février, mais il participera surtout à la signature d’un accord de coopération entre Chamonix-Mont-Blanc et le district de Yanqinq – l’un des pôles sélectionnés pour les JO 2022 – près de la Grande Muraille de Chine.

Jeudi, Laurent Wauquiez se rendra dans la station de ski de Thaiwoo où il assistera à la signature de nouveaux partenariats stratégiques entre la « Compagnie des Alpes »déjà présente en Russie avec la dynamique des Jeux de Sotchi 2014 -, le « Club Med », « POMA » et les interlocuteurs chinois de ces entreprises.

Enfin, le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’entretiendra avec le Maire de Pékin, vendredi, avant de prendre part à une soirée organisée à l’Ambassade de France et notamment consacrée aux Jeux de Pékin 2022.

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Les différents échanges et visites des responsables politiques français en Chine interviennent en tous cas au moment où le Comité Olympique Chinois et Swiss Olympic ont conclu une coopération stratégique.

Conscient du poids grandissant de la Chine dans le domaine du sport et notamment des sports d’hiver, le Comité Olympique helvète a ainsi acté des échanges bilatéraux pour assurer la construction de complexes sportifs et l’utilisation de sites d’entraînement, ainsi qu’un transfert de connaissances à destination des régions chinoises.

Ces dernières proposent en effet un potentiel sans équivalent en ce qui concerne l’accès aux sports d’hiver.

Dans le cadre de sa candidature aux JO 2022, Pékin avait notamment exprimé son souhait d’ouvrir les pistes de ski à 300 millions de Chinois.

En engageant des accords avec des pays et des entreprises spécialisés, la Chine veut donc accélérer ce développement et surtout en assurer la pérennité.

Au-delà des accords commerciaux et stratégiques, c’est aussi une campagne de promotion qui se fait jour dans l’Empire du Milieu ; pour Paris 2024 côté français et pour la probable candidature de Sion 2026 côté suisse.

Ghani Yalouz nommé Directeur Général de l’INSEP

Directeur Technique National de la Fédération Française d’Athlétisme depuis 2009, Ghani Yalouz a été nommé Directeur Général de l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) et ce, en prenant la suite de Jean-Pierre De Vincenzi qui occupait cette fonction depuis 2013.

Par le passé, Ghani Yalouz avait occupé des fonctions de premier plan au sein de la Fédération Française de Lutte, en ayant été Directeur des équipes de France puis Directeur Technique National.

Ce parcours s’explique bien sûr par son expérience d’ancien sportif de haut niveau, lui qui fut vice-Champion olympique de lutte aux Jeux d’Atlanta en 1996.

(Crédits - Ghani Yalouz / Page Twitter)

(Crédits – Ghani Yalouz / Page Twitter)

Dès le 11 mars, Ghani Yalouz officiera donc à un nouveau poste d’envergure.

Structure majeure de la formation sportive française, l’INSEP abrite pas moins de 700 sportifs et dispose d’installations d’entraînements de grande qualité, sans oublier aussi des équipements dédiés à la médecine et à la récupération physique.

En octobre 2016, le Président du Comité International Olympique (CIO) avait d’ailleurs eu l’occasion de visiter les différents pôles implantés à l’Est de Paris.

Thomas Bach fut alors le premier dirigeant de l’institution de Lausanne (Suisse) à se rendre au sein de l’INSEP.

Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux Sports, ont publié un communiqué commun pour saluer l’entrée en fonction prochaine de Ghani Yalouz et le travail effectué par Jean-Pierre De Vincenzi.

Ghani Yalouz « exercera ses fonctions au sein de l’établissement public dans un contexte à fort enjeux stratégiques : création du lieu unique, mise en place du Grand INSEP, développement d’axes prioritaires de renforcement, d’accompagnement et d’optimisation de la haute performance, dans la perspective notamment des Jeux d’hiver de PyeongChang 2018 et de la candidature de la France à l’organisation des Jeux Olympiques en 2024.

Patrick Kanner et Thierry Braillard saluent l’excellent travail conduit dans la mise en place de ces chantiers pendant 4 ans par Jean-Pierre De Vincenzi, comme en témoigne les bons résultats de la France aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio en 2016″ ont notamment déclaré les deux responsables gouvernementaux.

Signe de l’importance du rôle de l’INSEP dans la candidature – et le cas échéant dans le projet – de Paris 2024, une Convention de coopération avait été signée entre l’établissement public et le Comité de Candidature, en janvier 2016.

Le lien entre les deux entités est par ailleurs incarné par Jean-Philippe Gatien, Président du Conseil d’Administration de l’INSEP et Directeur des Sports auprès du Comité de Candidature de Paris 2024.

Récemment élevé au rang de Chevalier de la Légion d’honneur, ce dernier a notamment piloté les visites des Fédérations Internationales à l’automne 2016 dans la capitale.