Présidence du Comité Olympique Canadien : Visé par une plainte pour harcèlement sexuel, Marcel Aubut démissionne

Moins d’un mois après le forfait de Toronto pour la course à l’organisation des Jeux d’été de 2024, le Comité Olympique du Canada (COC) connaît une nouvelle secousse avec la démission de son Président, Marcel Aubut.

Visé par une plainte pour harcèlement sexuel, l’emblématique Président s’était retiré de manière temporaire, afin de permettre à l’enquête interne de suivre son cours. Toutefois, face au tollé suscité depuis, Marcel Aubut n’a eu d’autre choix que de présenter sa démission définitive.

Portrait de Marcel Aubut (Crédits - BCF Avocats d'Affaires)

Portrait de Marcel Aubut (Crédits – BCF Avocats d’Affaires)

Dans un communiqué de deux pages, dont « Sport & Société » vous livre un extrait, Marcel Aubut estime que « […] la situation actuelle constitue une distraction majeure qui fait perdre de vue les véritables objectifs du COC, spécialement à la veille des Jeux de Rio. Elle menace maintenant le bon fonctionnement de l’organisation, dont les répercussions risquent de toucher, ultimement, les athlètes olympiques canadiens qui sont la raison d’être de notre entreprise et qui ont toujours été au cœur de mes préoccupations les plus chères et de mon engagement bénévole au sein du monde olympique.

Ces considérations font en sorte que j’annonce aujourd’hui ma démission à titre de Président du Comité Olympique Canadien, auquel j’ai consacré les dix dernières années de ma vie et pour lequel je me suis battu avec toute mon énergie.

Je profite de l’occasion pour m’excuser sincèrement auprès des gens que mon comportement aurait offusqués. Je suis conscient que, parfois, mon attitude a pu être perçue comme discutable auprès de certaines personnes de la gent féminine et avoir entraîné un sentiment de malaise. Je le réalise. Et je vais m’ajuster.

Je quitte avec le sentiment du devoir accompli. Sous ma présidence, le COC aura traversé avec succès les années les plus difficiles de son histoire dans la tourmente provoquée par une crise économique mondiale d’une ampleur jamais vue. Je suis fier d’avoir enfin donné au COC les moyens de ses ambitions et d’en avoir fait le cœur de développement de l’excellence sportive au Canada. Je souhaite au Mouvement olympique d’autres très grands succès dans l’avenir.

Je suis également heureux d’avoir contribué à rehausser l’influence du Canada au sein du Mouvement olympique international et de léguer à tous les Canadiens, la Maison Olympique et ses anneaux, au cœur de Montréal, contribuant ainsi à la promotion de la francophonie au sein du Mouvement olympique canadien […] ».

Jusqu’à l’élection d’un nouveau Président, l’intérim sera assurée par la vice-Présidente, Tricia Smith.

Ces derniers mois, Marcel Aubut s’était démené pour permettre au Canada de présenter une candidature aux JO 2024. Après avoir pris la tête d’un Comité exploratoire, le désormais ex-Président du COC avait tenté de convaincre le Maire de Toronto, John Tory.

Mais après avoir accueilli en grande pompe les Jeux Panaméricains 2015, à l’approche des élections fédérales et après deux échecs (1996 et 2008), la « Ville Reine » a finalement renoncé à se présenter sur la ligne de départ. Sans doute aussi face à la déclaration de candidature américaine de Los Angeles.

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JO 2024 : « Les Jeux de Toronto 2015 pourraient être un bon baromètre » pour une candidature

La potentielle candidature olympique de Toronto (Canada) ne recueille pas pour l’heure un soutien des plus massifs auprès de la population locale, mais la réussite des Jeux Panaméricains et Parapanaméricains pourraient influer tant sur la décision des autorités politiques que sur l’appui populaire.

Cet été 2015 est en effet marqué par la tenue des Jeux continentaux dans la « Ville Reine ». Les Jeux Parapanaméricains s’ouvrent aujourd’hui et s’achèveront au moment où le Maire John Tory pourrait décider d’engager sa ville dans la course à l’organisation des JO d’été de 2024.

D’ici-là, un premier bilan des Jeux Panaméricains a pu être effectué au travers d’un récent sondage. Selon cette enquête, 86% des habitants de Toronto – et même 91% des 18-34 ans – estiment que la manifestation sportive a été un succès.

Sir Philip Craven, Président du Comité International Paralympique (Crédits - CIP / Jan Kruger)

Sir Philip Craven, Président du Comité International Paralympique (Crédits – CIP / Jan Kruger)

Concernant les Jeux Parapanaméricains – 1 600 athlètes de 28 pays du 07 au 15 août -, le succès se mesurera d’abord par la billetterie.

A en croire le Comité International Paralympique (CIP), les compétitions se disputeront presque toutes à guichets fermés et ce, avant même la Cérémonie d’ouverture de ce vendredi.

Au regard de ce constat, Sir Philip Craven, Président du CIP, estime que « le Comité d’Organisation de Toronto 2015 a fait un excellent travail jusqu’à aujourd’hui. Il a permis d’établir les Jeux Parapanaméricains les mieux préparés de l’Histoire et a superbement fait la promotion de l’événement auprès du public.

Si Toronto envisage sérieusement une candidature pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, alors cet événement sera certainement un bon baromètre en vue d’une telle entreprise.

Toronto a assuré un énorme succès aux Jeux Panaméricains et pourrait faire de même avec les Jeux Parapanaméricains.

Cela permettrait d’envoyer un message très clair à la communauté internationale, que cette ville sportive a un désir et une faim de mettre en scène deux des plus grands événements sportifs de la planète en 2024″.

Les Jeux seront donc un véritable test avant une éventuelle déclaration de candidature.

Stephen Harper, actuel Premier Ministre du Canada et candidat à sa propre réélection (Crédits - Page officielle Facebook)

Stephen Harper, actuel Premier Ministre du Canada et candidat à sa propre réélection (Crédits – Page officielle Facebook)

Mais l’échéance à venir des élections fédérales – le 19 octobre 2015 – pourrait toutefois venir contrecarrer les plans du Président du Comité Olympique du Canada, Marcel Aubut, et reléguer la question olympique au second plan.

Il faut dire que l’annonce de la dissolution de la Chambre des Communes et de l’organisation d’élections anticipées par le Premier Ministre, Stephen Harper, engage la classe politique fédérale dans une campagne de près de 80 jours, un record pour le pays.

Les enjeux de cette campagne semblent d’ores et déjà délimités : les électeurs devront départager les candidats – outre Stephen Harper, candidat à un quatrième mandat, Thomas Mulcair pour le Nouveau Parti Démocratique (gauche) et Justin Trudeau pour le Parti Libéral du Canada (centre) – sur les questions économiques et de sécurité.

Deux thèmes d’importance et qui pourraient impacter la candidature de Toronto. Après les échecs pour 1996 et 2008, il n’est pas certain en effet que les citoyens – et les responsables politiques – aient la volonté d’engager des deniers publics dans un tel projet.

A l’heure actuelle, les intentions de vote font état d’une égalité entre le Parti Conservateur du Canada – Stephen Harper – et le Nouveau Parti Démocratique. Derrière ces deux formations créditées de 32% d’intentions de vote, le Parti Libéral du Canada tourne autour de 25%.

Montréal célèbre l’esprit olympique

Jeudi 09 juillet, plusieurs dizaines de milliers de personnes – le Comité International Olympique (CIO) avance même le chiffre de 100 000 – se sont rassemblées au 500 Boulevard René-Lévesque Ouest pour assister à une soirée historique à plus d’un titre.

En présence de 300 athlètes canadiens, de plusieurs Champions Olympiques, du Président du CIO, Thomas Bach et de plusieurs membres de l’institution de Lausanne (Suisse), le Comité Olympique du Canada (COC) a présenté son nouveau siège aux Montréalais.

(Crédits - Comité Olympique du Canada)

(Crédits – Comité Olympique du Canada)

Mais outre cet instant historique, un autre événement a marqué cette cérémonie d’inauguration grandiose.

Montréal est en effet la première ville à avoir obtenu l’autorisation du CIO d’afficher en permanence les anneaux olympiques sur un bâtiment institutionnel. Jusqu’à présent, seul le site de Lausanne avait cette opportunité, étant depuis cent ans, le siège social de l’institution olympique.

(Crédits - Comité Olympique du Canada)

(Crédits – Comité Olympique du Canada)

Une mise en scène et des effets de sons et lumières avaient été préparés pour l’occasion.

Après un compte à rebours, les anneaux olympiques ont virtuellement grimpé la façade du building montréalais avant qu’un feu d’artifice ne parachève la soirée.

Discours de Thomas Bach (Crédits - CIO / Ian Jones)

Discours de Thomas Bach (Crédits – CIO / Ian Jones)

Comme l’a affirmé Thomas Bach devant la foule d’athlètes et d’anonymes, « la jeunesse : notre espoir pour un avenir meilleur pour notre monde avec et par le sport.

Les athlètes : l’inspiration pour le monde à travers les valeurs olympiques d’amitié, d’excellence et de respect.

Les anneaux olympiques : le symboles de l’unité de l’Humanité illuminant à jamais le firmament de Montréal, Ville Olympique ».

Quelques heures auparavant, le Président du CIO avait été mis en avant et célébré par les autorités locales.

Thomas Bach et Denis Coderre (Crédits - CIO / Ian Jones)

Thomas Bach et Denis Coderre (Crédits – CIO / Ian Jones)

Ainsi, après avoir reçu les clés de la Ville et avoir été fait Citoyen d’Honneur de Montréal par le Maire Denis Coderre, Thomas Bach a visité le site qui le couronna en escrime lors des Jeux d’été 1976.

A l’issue de ce retour émouvant, le patron du CIO s’est par ailleurs vu remettre les insignes de Docteur honoris causa de l’Université de Montréal.

Thomas Bach et Marcel Aubut, Président du Comité Olympique du Canada en compagnie d'étudiants de l'Université de Montréal (Crédits - CIO / Ian Jones)

Thomas Bach et Marcel Aubut, Président du Comité Olympique du Canada en compagnie d’étudiants de l’Université de Montréal (Crédits – CIO / Ian Jones)

Lors de sa visite montréalaise, Thomas Bach a également tenté d’initier Nadia Comăneci – première gymnaste à avoir obtenu la note parfaite de 10 lors des JO 1976 – à la pratique de l’escrime sous les yeux des journalistes présents sur place.

Thomas Bach et Nadia Comăneci (Crédits - CIO / Ian Jones)

Thomas Bach et Nadia Comăneci (Crédits – CIO / Ian Jones)

Au lendemain de cette riche et intense journée de célébrations, le Président du CIO a effectué une ultime visite au Stade Olympique de Montréal et sur le site du Village des Athlètes de 1976 avant de prendre le chemin de Toronto afin d’assister à la Cérémonie d’ouverture des Jeux Panaméricains 2015.

Le Canada s’apprête à ouvrir une quinzaine olympique, potentiel tremplin vers une candidature aux Jeux

Durant une quinzaine de jours, le Canada vibrera au rythme des Jeux Panaméricains 2015. Organisés à Toronto dès demain, ils marqueront avec faste l’esprit olympique canadien et seront le point d’orgue de célébrations qui débuteront ce soir à Montréal.

La ville du Québec va en effet inaugurer la nouvelle Maison Olympique Canadienne. Après un gala en présence des principaux membres du Comité International Olympique (CIO) – dont le Président Thomas Bach – et des plus hautes autorités politiques régionales voire même nationales, les anneaux olympiques s’érigeront dans le ciel de Montréal afin d’être apposés à la façade du building.

Un concert et un feu d’artifice clôtureront ensuite cette soirée olympique.

Dès demain, le rythme ne retombera pas, puisque Toronto prendra le relais de Montréal en accueillant les Jeux Panaméricains en présence d’environ 7 000 athlètes venus d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Amérique du Sud et des Caraïbes.

Événement majeur du sport, les Jeux Panaméricains pourraient servir de tremplin à Toronto en vue d’une prochaine candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques. Mais si l’échéance de 2024 a été écartée par les autorités locales en janvier 2014 et ce, malgré le lancement d’une étude de faisabilité, l’ambition de la ville pourrait toutefois refaire surface à l’aune du succès éventuel des Jeux Panaméricains.

C’est en tous cas l’avis exprimé hier par le Président du CIO. Interviewé par la chaîne de télévision CBC, Thomas Bach a ainsi plaidé pour une nouvelle candidature olympique de Toronto, après l’échec du projet porté pour les JO 2008.

« Je pense que Toronto pourrait être un bon candidat, mais nous avons encore besoin de voir comment vont se dérouler les Jeux Panaméricains ici. Ces Jeux peuvent donner un coup de pouce à un candidat olympique.

Nous voulons savoir, pour un candidat potentiel, comment les Jeux pourraient servir au mieux le développement du sport, la valorisation du développement durable, la croissance économique… » a notamment affirmé Thomas Bach, Champion olympique d’escrime lors des JO de Montréal 1976.

Le Président du CIO, Thomas Bach, à l’Assemblée générale de l’Organisation Sportive Panaméricaine (ODEPA) à Toronto avant les Jeux Panaméricains (Crédits - CIO / Ian Jones)

Le Président du CIO, Thomas Bach, à l’Assemblée générale de l’Organisation Sportive Panaméricaine (ODEPA) à Toronto avant les Jeux Panaméricains (Crédits – CIO / Ian Jones)

Toronto n’est toutefois pas la seule ville canadienne à pouvoir prétendre à l’organisation des Jeux.

Si cette dernière peut légitimement viser les Jeux d’été, Montréal serait plus disposée à accueillir un jour les Jeux d’hiver.

La cité québécoise devra néanmoins régler la délicate problématique de la reconversion du Stade Olympique hérité des Jeux d’été 1976. La toiture de cette infrastructure constitue en effet un perpétuel débat entre autorités sportives et politiques.

Les célébrations à venir du 375e anniversaire de la ville ainsi que l’impact touristique et économique de la Maison Olympique Canadienne pourraient cependant relancer le projet ainsi qu’une possible candidature aux Jeux.

Thomas Bach croit en tous cas aux capacités de Montréal mais aussi de Québec. Malgré les bisbilles récurrentes entre le Maire de Québec et le Président du Comité Olympique Canadien, le patron du CIO estime que la ville peut candidater aux Jeux de 2026.

« Bien sûr ! Le Canada a toutes les opportunités parce que c’est un pays de sport et qui sait organiser de grands Jeux.

Il l’a prouvé avec les Jeux de Vancouver, de Calgary et de Montréal. C’est un pays avec de grands athlètes et qui a tous les atouts pour organiser des Jeux » a déclaré Thomas Bach dans une interview pour « Le Journal de Québec ».

Allumage de la vasque des Jeux de Montréal 1976 (Crédits - Comité Olympique du Canada)

Allumage de la vasque des Jeux de Montréal 1976 (Crédits – Comité Olympique du Canada)

Les 15 prochains jours s’annoncent quoiqu’il en soit déterminants. Marcel Aubut, Président du COC devrait en effet profiter de la venue de Thomas Bach mais également de nombreux membres du CIO pour évoquer l’ambition olympique de son pays.

A la mesure des discussions, le Canada pourrait dès lors se positionner, soit pour les Jeux d’été de 2024 ou plus probablement 2028, soit pour les Jeux d’hiver de 2026.

Montréal prépare l’inauguration en grande pompe de la Maison olympique canadienne

Organisatrice des Jeux d’été de 1976, la Ville de Montréal ne veut pas que son nom soit éternellement synonyme d’endettement olympique. Ainsi, plusieurs projets et manifestations sont régulièrement installés afin de faire vivre le Parc Olympique et les équipements qui compose ce site d’exception au cœur de la cité québecoise.

Parmi les projets – outre le serpent de mer de la toiture du Stade Olympique – les autorités ont décidé d’aménager la nouvelle Maison olympique canadienne d’ici le 09 juillet prochain.

Maison olympique canadienne

Située à l’emplacement de l’ancien siège social d’Air Canada, en plein centre-ville et à moins de 8 kilomètres du Parc des JO 1976, la structure rassemblera en un même lieu les activités du Comité Olympique Canadien (COC) qui sont aujourd’hui à l’étroit au sein du Stade Olympique.

Mais au-delà de ce regroupement administratif et logistique, la Maison olympique sera également un Centre de recherche dédié à la science et à la technologie du sport. Un Centre de conférences verra par ailleurs le jour.

L’ensemble du dispositif nécessitera un investissement global d’environ 15,5 millions de dollars canadiens (11,45 millions d’euros), dont 8,5 millions (6,28 millions d’euros) en provenance des Collectivités. Ainsi, 3 millions (2,21 millions d’euros) seront versés par le Gouvernement du Canada, 3,5 millions (2,59 millions d’euros) seront ensuite apportés par le Gouvernement du Québec et enfin 2 millions (1,48 million d’euros) seront octroyés par la Ville de Montréal.

La mise en place de la Maison olympique – qui devrait permettre la création d’une centaine d’emplois – a été saluée par les gestionnaires du Parc Olympique de Montréal.

« En tant que fiduciaire d’un Parc Olympique magnifique et magistral, fréquenté par près d’un million de personnes chaque année et abritant à l’intérieur de son Centre Sportif, l’Institut National du Sport du Québec, cette annonce confirme l’attachement de notre ville envers la grande aventure que sont les Jeux Olympiques.

Rappelons qu’avant d’accueillir les Jeux de la XXIe Olympiade, Montréal a soumis sa candidature à quatre reprises pour obtenir cet événement des plus prestigieux (1932, 1956, 1972 et finalement 1976).

L’annonce du Comité Olympique Canadien confirme notre histoire d’amour avec le sport amateur et l’esprit universel des Jeux Olympiques » a ainsi affirmé Michel Labrecque, Président Directeur Général de la Régie des Installations Olympiques de Montréal (RIO).

L’inauguration de l’immeuble réaménagé aura lieu le 09 juillet, date de la Journée Excellence Olympique, et se déroulera en présence de Thomas Bach, Président du Comité International Olympique (CIO) et de Marcel Aubut, Président du COC.

La cérémonie d’inauguration précédera un gala et une soirée au cours de laquelle les anneaux olympiques seront apposés au sommet du bâtiment en présence d’un millier d’invités et de centaines de spectateurs. Un concert sera ensuite donné avec la participation de plusieurs chanteurs canadiens.

Marcel Aubut, President, Canadian Olympic Committee speaks during the Olympic Excellence Day launch in Montreal, Thursday, May 7, 2015 // Marcel Aubut, président, Comité olympique canadien, prend la parole lors de l’annonce de la Journée Excellence olympique à Montréal, le jeudi 7 mai 2015. .

Marcel Aubut, President, Canadian Olympic Committee speaks during the Olympic Excellence Day launch in Montreal, Thursday, May 7, 2015 // Marcel Aubut, président, Comité olympique canadien, prend la parole lors de l’annonce de la Journée Excellence olympique à Montréal, le jeudi 7 mai 2015. .

« L’inauguration de la Maison olympique canadienne contribuera à la renaissance de Montréal à titre de première Ville Olympique du pays.

Montréal devient une véritable plaque tournante du sport mondial et ce sera pour nous un privilège d’accueillir les plus grands leaders du sport.

C’est dans cet esprit que j’invite les Montréalais, Québécois et Canadiens à célébrer avec nous ce moment important de notre histoire » a déclaré Marcel Aubut.

Les différentes manifestations qui seront alors proposées à la population, interviendront à la veille de l’ouverture des Jeux Panaméricains de Toronto 2015.

Illustrations : Crédits – Google Maps et Comité Olympique Canadien / Graham Hughes

JO 2024 : La ville de Toronto ne sera pas candidate

En dépit d’un rapport de faisabilité détaillé, les élus de Toronto (Canada) ont décidé d’écarter l’idée d’une nouvelle candidature olympique de leur ville, après les échecs pour les JO 1996 et 2008.

Ainsi, le Comité pour le développement économique de Toronto a rejeté à l’unanimité (5 voix contre 0) hier après-midi, la poursuite des études liées à un projet olympique.

Le Maire de la ville, Rob Ford – en quête d’une réélection à la fin de l’année – avait déjà exprimé ses réticences à déposer une nouvelle offre auprès du Comité International Olympique (CIO), de même que l’ancien dirigeant de Toronto 2008, Both Henderson, pour qui les pays américains n’auront aucune chance sérieuse pour 2024, cette année étant selon lui, celle de l’Europe.

Toronto - projet olympique 2008 - vue générale

Le rapport du cabinet spécialisé Ernst & Young avait d’ailleurs fait mention d’une série de villes intéressées par l’échéance 2024, parmi lesquelles Paris (France), Madrid (Espagne) ou encore Berlin (Allemagne).

Autant de candidates puissantes qui auraient pu menacer l’aventure canadienne et ce, sans compter les ambitions affichées par une dizaine de cités nord-américaine (Boston, Washington DC, Los Angeles, Philadelphie, Dallas, San Francisco, Seattle…).

2024 se fera donc sans le Canada. Mais ce dernier pourrait rapidement s’aligner sur les Jeux d’hiver de 2026 (Québec) ou les Jeux d’été 2028 (Toronto). Tout dépendra évidemment du contexte international mais aussi et surtout, de la réussite des Jeux Panaméricains de Toronto 2015.

Illustration : Projet pour le Stade Olympique de Toronto 2008 (Crédits – Stadium Consultants International)

JO 2024 : Toronto examine l’étude de faisabilité

C’est aujourd’hui que la ville de Toronto doit examiner le rapport de faisabilité réalisé par le cabinet spécialisé Ernst & Young.

A partir de 10h30 (heure locale) soit 16h30 en France, le Conseil Municipal de Toronto va donc se pencher sur les conditions d’une éventuelle candidature aux Jeux Olympiques d’été de 2024.

Après ses échecs pour les Olympiades 1996 et 2008, la cité canadienne pourrait être tentée par l’aventure olympique, surtout après l’obtention et l’organisation à venir des Jeux Panaméricains de 2015. Ces derniers pourraient de fait servir de tremplin à une candidature olympique.

Toronto 2008 - Olympics venues

Dans le détail, le Directeur Municipal et le Directeur Général au développement économique et à la culture précisent que « le rapport donne un aperçu des conditions de faisabilité en vue d’accueillir les JO d’été de 2024. Les questions examinées dans le rapport sont les suivantes » :

  • Calendrier du processus de sélection des Villes Candidates ;
  • Position de Toronto par rapport aux autres villes potentiellement candidates dans le monde ;
  • Impact des précédentes décisions du Conseil Municipal et leur incidence sur une éventuelle candidature ;
  • Retombées économiques potentielles pour la ville après la tenue des Jeux ;
  • Création d’emplois liée à l’organisation des Jeux dans la ville ;
  • Sites qui peuvent être utiles pour accueillir cet événement international majeur ;
  • Projets d’aménagements annexes à la tenue des JO ;
  • Problématiques liées aux transports et aux infrastructures ;
  • Estimation du coût économique et des besoins nécessaires à la préparation des documents officiels pour le dépôt d’une candidature ;
  • Résumé des avantages et des inconvénients liés à une candidature et à l’organisation des Jeux Olympiques.

Pour le cabinet Ernst & Young, le coût d’une candidature canadienne est estimé entre 50 et 60 millions de dollars canadiens (33,5 à 40,2 millions d’euros), soit dans la moyenne actuelle des dossiers olympiques. Concernant la planification et l’organisation des Jeux, le cabinet spécialisé table cette fois sur un investissement compris entre 3,3 et 6,9 milliards de dollars canadiens soit 2,2 à 4,6 milliards d’euros.

Selon les concepteurs du rapport de faisabilité, « la tenue des Jeux Olympiques peut permettre de renforcer et de consolider la marque mondiale de Toronto en tant que place financière et culturelle majeure mais aussi en tant que centre important pour le sport.

L’étude de faisabilité indique aussi que cette vision accrue offrirait des possibilités non-négligeables pour le commerce et les relations extérieures de la ville.

Les Jeux seraient également un catalyseur pour stimuler la création d’emplois, le développement commercial et l’attractivité des investissements tout en permettant un accroissement des activités liées au tourisme.

Accueillir les Jeux Olympiques est également l’occasion d’entreprendre une rénovation urbaine majeure et un investissement dans les infrastructures ce qui contribueraient à la croissance économique et à la création d’emplois ».

L’héritage global des Jeux pourrait alors se concrétiser par des retombées économiques chiffrées entre 4,7 et 10,1 milliards de dollars (3,17 à 6,8 milliards d’euros).

Toronto - projet olympique 2008 - vue générale

Le rapport a aussi étudié l’implantation des infrastructures nécessaires aux Jeux, en sachant qu’il serait impératif de construire en priorité un Stade Olympique de 80 000 places, un Centre Aquatique et un Village Olympique, soit les trois plus grands équipements olympiques.

Les deux premières installations devraient en outre être distantes au maximum, « de 35 à 40 minutes du Village Olympique ». Des Jeux à Toronto auraient d’ailleurs pour cadre principal, la périphérie de la ville, compte tenu du « nombre restreint de sites dans la ville intra-muros ».

Dès lors, le Parc Olympique « devrait être raisonnablement isolé des quartiers voisins qui seraient impactés par l’ampleur et la durée de l’événement, mais devrait toutefois être proche des moyens de transports adéquats pour les athlètes, les entraîneurs, les officiels, les médias et les visiteurs du monde entier ».

Par conséquent, « quatre sites potentiels ont été évalués : Woodbine Racetrack ; Downsview Park / York University ; Exhibition Place / Ontario Place ; The Port Lands ».

Ce dernier site est toutefois considéré « comme la meilleure option pour l’implantation du Parc Olympique.

Port Lands est assez vaste pour accueillir les principaux sites. Il dispose de 162 hectares et se trouve à proximité du centre-ville, des hôtels et des autres commodités.

C’est en outre un site compact qui limiterait les perturbations sur le reste de la ville et faciliterait les mesures de sécurité.

Il est également le site qui offrirait le plus fort héritage en termes de rénovation urbaine et de revitalisation après les Jeux ».

A l’image du site de l’East End de Londres, « un investissement important [devra être réalisé] pour lutter contre les inondations, permettre une décontamination des sols et une amélioration des dessertes des transports ».

Port Lands - Toronto

Néanmoins, deux éléments pourraient handicaper une éventuelle candidature du Canada.

Ainsi, la très forte concurrence internationale – à commencer par le possible alignement des États-Unis où plusieurs villes se sont d’ores et déjà positionnées – et le temps relativement restreint avant le dépôt du dossier auprès du Comité Olympique du Canada (COC), sont de nature à écarter l’idée d’une candidature pour 2024.

Le rapport de faisabilité dresse ainsi une liste importante de villes intéressées par l’échéance olympique de 2024 :

  • Berlin (Allemagne) ;
  • Doha (Qatar) ;
  • Durban (Afrique du Sud) ;
  • Guadalajara (Mexique) ;
  • Istanbul (Turquie) ;
  • Kiev (Ukraine) ;
  • Madrid (Espagne) ;
  • Nairobi (Kenya) ;
  • Paris (France) ;
  • Saint-Pétersbourg (Russie)

Concernant le calendrier, la ville devrait présenter son projet au COC d’ici à septembre 2015.

Mais comme l’indique le rapport de faisabilité, « pour respecter ce délai, le processus de pré-candidature devrait être initié dès que possible et complété par un examen du Conseil Municipal au plus tard, début 2015.

Relever ce challenge paraît compliqué du fait des échéances électorales qui auront lieu dans les trois ordres de gouvernement au cours des deux prochaines années ainsi que par la préparation des Jeux Panaméricains de 2015″.

Dans le cadre d’une candidature, Toronto devrait en effet obtenir l’accord des différents échelons gouvernementaux, à savoir le Gouvernement canadien, le Gouvernement de l’État de l’Ontario ainsi que le Conseil Municipal. Ce soutien est d’autant plus important que les coûts d’organisation seraient « répartis entre les trois ordres de gouvernement » en cas de désignation par le Comité International Olympique (CIO).

Un autre élément devra aussi être pris en compte par les partisans d’une candidature olympique : l’adhésion populaire. Car même si le projet présenté s’avère ambitieux et réaliste, le soutien de la population sera primordial pour la réussite de la candidature et plus tard, des Jeux.

Et les Canadiens demeurent sceptiques quant à l’opportunité de l’accueil d’un tel événement, surtout depuis le fiasco des Jeux de Montréal 1976 et les divers problèmes liés à ces derniers, à commencer par l’importante dette – dont les autorités ont mis trente ans à la financer – mais également la question de la reconversion et de l’héritage du Stade Olympique.

Illustrations :
– Plan des sites du Parc Olympique de Toronto 2008 (Crédits – Games Bids)
– Projet pour le Stade Olympique de Toronto 2008 (Crédits – Stadium Consultants International)
– Vue aérienne du site de Port Lands (Crédit – Urbantoronto.ca)

JO 2024 : Scepticisme du Maire de Toronto

Le Conseil Municipal de Toronto (Canada) examinera dans les prochains jours, l’opportunité de déposer une nouvelle candidature olympique après son échec pour les Jeux de 2008.

Mais pour l’heure, Rob Ford, Maire de la ville, ne semble pas franchement enthousiaste face à l’éventualité d’une prochaine candidature pour l’organisation des Jeux d’été 2024.

Rob Ford - Maire de Toronto

« Je suis un peu sceptique quant au déblocage d’un million de dollars [pour commander une étude de faisabilité] après avoir constaté notre échec lors de notre dernière tentative.

Si vous me demandez ce que je pense aujourd’hui, je dirais non. Voyons d’abord comment les Jeux Panaméricains se déroulent et décidons ensuite ».

Ce peu d’engouement rejoint la prudence émise récemment par Both Henderson, ancien membre du Comité International Olympique (CIO) et responsable de la candidature de Toronto 2008.

Ce dernier avait ainsi estimé que « le CIO considère l’Amérique du Nord et du Sud comme un même continent.

Maintenant, il peut toujours y avoir des surprises [mais] si le CIO était allé à Istanbul ou Madrid en lieu et place de Tokyo [pour 2020], alors Toronto aurait pu avoir une bien meilleure chance pour 2024.

Mais aujourd’hui, je prédis que les JO d’été 2024 iront à l’Europe ».

Selon lui, Toronto aurait de fait une meilleure chance de décrocher l’événement pour l’édition 2028.

Illustration : Crédits – Flickr / Ville de Toronto

JO 2024 : Le Conseil Municipal de Toronto va se prononcer sur l’opportunité d’une candidature

Le Conseil Municipal de Toronto (Canada) doit prochainement se prononcer sur l’opportunité de présenter une candidature à l’organisation des Jeux Olympiques d’été de 2024.

En amont d’une prise de décision, les élus examineront un rapport de la Commission pour le Développement Économique de la ville, qui expose les avantages et les inconvénients d’une telle candidature.

Mais au regard des avis de la Commission, les élus locaux pourraient, comme l’indique le quotidien « Métro », demander une nouvelle étude, plus détaillée, dont le coût est estimé à 1 million de dollars canadiens (670 631 euros).

Toronto - projet olympique 2008 - vue générale

Récemment, l’ancien responsable de la candidature olympique de Toronto 2008, Both Henderson, avait rappelé que « le Comité International Olympique (CIO) considère l’Amérique du Nord et du Sud comme un même continent.

Maitenant, il peut toujours y avoir des surprises [mais] si le CIO était allé à Istanbul ou Madrid en lieu et place de Tokyo [pour 2020], alors Toronto aurait pu avoir une bien meilleure chance pour 2024.

Mais aujourd’hui, je prédis que les JO d’été 2024 iront à l’Europe ».

Une prudence qui n’est pas de mise pour le Président du Comité Olympique du Canada (COC). En mai dernier, Marcel Aubut avait ainsi affirmé qu’il « ne fait aucun doute que ce que le pays a le plus besoin, réside dans l’organisation des Jeux Olympiques d’été ».

Candidate pour les Jeux de 1996, Toronto avait terminé la course en troisième position, devancée par Atlanta (États-Unis) et Athènes (Grèce).

Quelques années plus tard, la cité canadienne avait retenté sa chance pour l’échéance 2008 mais avait là aussi échoué, en obtenant la deuxième place des votes derrière la grande favorite, Pékin (Chine).

Toronto - projet olympique 2008 - vue du ciel

A cette époque, le projet canadien avait été estimé à un peu plus de 2 milliards d’euros. Aujourd’hui, un nouveau concept olympique de Toronto pourrait coûter entre 3,3 et 6,9 milliards de dollars canadiens (2,2 et 4,6 milliards d’euros), tandis que la phase de candidature pourrait être chiffrée entre 50 et 60 millions de dollars canadiens (33,5 et 40,2 millions d’euros) selon la société spécialisée « Ernst and Young ».

Quoiqu’il en soit, le Canada pourrait bien compter sur l’effet de levier des prochains Jeux Panaméricains que le pays organisera en 2015.

De nombreuses infrastructures sont en cours d’aménagement mais nul doute que le concept final pourrait servir de base à la création d’un projet olympique.

Illustrations : Projet olympique pour 2008 (Crédits – Stadium Consultants International)

JO 2024 : Le Canada pourrait renoncer à présenter une candidature

La ville de Toronto ne devrait pas être candidate à l’organisation des Jeux Olympiques d’été de 2024.

C’est du moins l’avis d’un ancien dirigeant de la candidature de Toronto 2008, interrogé par le « Toronto Sun ».

Ainsi, Both Henderson estime qu’un projet portant sur l’échéance 2028 aurait plus de chances de remporter les suffrages des Olympiens.

En effet, « ce que la plupart des gens ne réalisent pas, c’est que le CIO considère l’Amérique du Nord et du Sud comme un même continent. Maintenant, il peut toujours y avoir des surprises ».

Toronto

De fait, la victoire de Rio de Janeiro (Brésil) pour 2016 ainsi que l’obtention de l’édition 2020 par Tokyo (Japon), ne garantiraient aucunement un retour des Jeux en Amérique du Nord pour 2024.

Selon lui, « si le CIO était allé à Istanbul ou Madrid en lieu et place de Tokyo, alors Toronto aurait pu avoir une bien meilleure chance pour 2024. Mais aujourd’hui, je prédis que les JO d’été 2024 iront à l’Europe ».

Le Canada pourrait donc se détourner de l’édition de 2024 et miser davantage sur celle de 2028. Une décision des instances olympiques et sportives du pays sera de toute façon prise avant la fin de l’année 2014.

Après avoir organisé les Jeux d’hiver de Vancouver 2010, le Canada accueillera en 2015 un événement majeur sur la scène sportive américaine, à savoir les Jeux Panaméricains.

Ces derniers se dérouleront d’ailleurs… à Toronto. Un bon moyen de préparer les sites, les infrastructures et le calendrier avant le dépôt d’une éventuelle candidature olympique.

Illustration : Crédits – Wikipedia