Roland Garros : La FFT présente un aperçu vidéo des futurs travaux du Court Central et du Court des Serres

Faisant suite à sa victoire devant le Tribunal Administratif de Paris, jeudi 02 février, la Fédération Française de Tennis (FFT) semble être repartie à l’offensive, avec la volonté affichée d’achever la modernisation du site de Roland Garros d’ici 2020.

Si l’aménagement du nouveau Court des Serres constitue d’ores et déjà l’un des points-clés du projet porté par la FFT et la Ville de Paris, la restructuration du Court Central – ou Court Philippe Chatrier – est aussi un élément majeur qui donnera une signature architecturale nouvelle au stade historique de la Porte d’Auteuil.

Pour illustrer la transformation à venir de ce Court Central, la FFT a d’ailleurs publié une vidéo cette semaine. Cette dernière marque, étape après étape, les différents changements qui s’opéreront dans les années à venir sur la plus grande enceinte du stade de tennis parisien.

Ainsi, pour permettre la mise en place d’une toiture amovible légère en acier et en toile translucide, les promoteurs du projet vont devoir effectuer des travaux importants pour désosser une part non-négligeable de la structure actuelle.

Trois des quatre tribunes seront entièrement démontées, tandis que la quatrième – celle qui abrite les médias – sera partiellement reconfigurée.

Visuel du Court Central, avec les tribunes réaménagées et surtout l'installation d'une toiture amovible légère (Crédits - FFT / 2013 Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

Visuel du Court Central, avec les tribunes réaménagées et surtout l’installation d’une toiture amovible légère (Crédits – FFT / 2013 Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

L’objectif de ce chantier est certes d’offrir un toit au Court Central, afin de permettre la poursuite des rencontres sportives par temps de pluie voire même en session nocturne, avec un déploiement en une quinzaine de minutes, mais les travaux doivent aussi permettre d’améliorer sensiblement le confort des spectateurs, des sportifs et des médias.

Pour la première cible, de nouveaux sièges plus spacieux seront de fait installés dans les tribunes dont la capacité devrait rester à 15 000 places.

Pour la seconde cible – sans doute la plus importante – les vestiaires seront repensés afin d’offrir un confort accru avant et après les matchs.

Pour la troisième cible enfin, la qualité des plateaux dédiés au dessus du Court sera revue.

Au total, ce sont pas moins de 5 000 m² de surface supplémentaire qui seront aménagés pour les joueurs et les journalistes.

Initialement, les travaux de modernisation de Roland Garros auraient dû débuter en 2012, avec notamment le chantier du Court Central dès l’année 2016. Finalement – avec du retard – l’ensemble du site devrait être entièrement livré à l’horizon 2020.

Concernant le Court Philippe Chatrier, les travaux devraient se dérouler en 2019.

Au-delà du Court Central, la FFT a également publié une vidéo pour présenter les aménagements du Court des Serres.

Décriée par les opposants qui considèrent que le futur équipement portera atteinte à l’environnement des lieux – à savoir les Serres classées du Jardin d’Auteuil – cette partie du projet de modernisation de Roland Garros est pourtant farouchement défendue par la Fédération et la Ville de Paris.

Ces dernières entendent en effet doté Roland Garros d’un Court semi-enterré de 4 950 places en remplacement de l’actuel Court n°1.

Pour atténuer les critiques prévisibles, les porteurs du projet avaient dès la présentation de celui-ci en 2010-2011, proposé une architecture audacieuse rappelant l’esthétique des Serres classées de Formigé.

Pour réaliser ce chantier d’ici 2019, des travaux ont débuté le 03 octobre dernier afin de démanteler les serres techniques et ce, afin de laisser place à un vaste terrain où pourra être édifiée la nouvelle structure.

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Roland Garros : Le Tribunal Administratif de Paris rejette les requêtes des associations

« Jeu, set et match pour la FFT ! »

Ainsi titre ce soir la Fédération Française de Tennis (FFT) concernant son communiqué relatif à la décision rendue par le Tribunal Administratif de Paris.

Ce dernier a en effet rejeté – au travers de cinq jugements en date du 02 février 2017* – les requêtes déposées par les associations qui s’opposent depuis maintenant plusieurs années au projet d’extension porté par la FFT et la Ville de Paris sur le site historique de Roland Garros, Porte d’Auteuil (XVIème arrondissement).

En février 2014, le Tribunal Administratif de Paris avait déjà rejeté des requêtes via trois jugements.

Visuel du Court Central Philippe Chatrier (Crédits - FFT / 2013 / Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

Visuel du Court Central Philippe Chatrier (Crédits – FFT / 2013 / Architectes : ACD Girardet et Associés / Daniel Vaniche et Associés / Perspectiviste : 3dfabrique)

Cette fois-ci, les dites associations avaient demandé au Tribunal Administratif de Paris de procéder à l’annulation de deux permis de construire qui avait été préalablement accordés par la Ville de Paris à la FFT, le 09 juin 2015.

Concrètement, ces deux permis concernent la modernisation du Court Central Philippe Chatrier – avec en particulier l’aménagement d’un toit rétractable – et la construction d’un nouveau Court de 4 950 places dans le secteur des Serres d’Auteuil et ce, en remplacement de l’actuel Court n°1 situé à l’autre extrémité du site.

Si le premier projet n’a pas constitué un point de crispation majeur entre la FFT et les associations écologistes et de riverains, il n’en a jamais été de même avec le second projet.

Or, bien que le Rapporteur Public s’était prononcé en faveur de l’annulation du permis relatif à l’aménagement du futur Court, le 19 janvier 2017, le Tribunal Administratif de Paris n’a pas suivi les conclusions alors formulées.

Ces dernières portaient sur le fait que les travaux n’auraient pu être engagés qu’après une radiation partielle d’une partie du Jardin des Serres d’Auteuil aujourd’hui classé à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Visuel du futur Court des Serres d'Auteuil (Crédits - FFT / 2013 / Architecte : Marc Mimram / Perspectiviste : Cyrille Thomas)

Visuel du futur Court des Serres d’Auteuil (Crédits – FFT / 2013 / Architecte : Marc Mimram / Perspectiviste : Cyrille Thomas)

Parmi les Considérants exposés par le Tribunal Administratif, ce dernier mentionne notamment que « ces nouvelles serres entourant le Court seront accessibles au public en dehors de la période du tournoi de Roland Garros ;

que l’ensemble ainsi créé, dont la hauteur ne dépassera pas celle des serres historiques, ne sera pas situé dans la perspective de l’ensemble défini par l’arrêté du 1er septembre 1998 comme ‘un jardin classique à la française’, tout en ayant une orientation identique de manière à s’intégrer dans le jardin ;

que les matériaux du sol et les plantations autour du nouveau Court reprennent ceux du jardin, assurant ainsi une continuité entre ces ensembles ;

qu’enfin, il ressort des pièces du dossier que les arbres se trouvant à l’emplacement du nouvel ensemble seront replantés au sein du périmètre du Jardin des Serres d’Auteuil, sans que la composition d’ensemble du jardin ne soit affectée ;

que, par ailleurs, il ressort des pièces du dossier le projet autorisé par le permis de construire attaqué ne prévoit pas de changement notable dans la composition et l’aspect des bâtiments en pierre meulière dits de ‘L’Orangerie’ et du ‘Fleuriste’ ;

qu’eu égard à ces éléments, le Maire de Paris a pu légalement estimer que la construction projetée ne méconnaissait pas les exigences de l’article UV 11 du règlement du Plan Local d’Urbanisme ; que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article doit donc être écarté ».

Sans surprise, la FFT s’est donc félicitée de la décision du Tribunal Administratif et ce, compte tenu du retard important pris sur le calendrier initial relatif à la livraison des différents équipements du site.

Dans un communiqué, la Fédération annonce ainsi que « les travaux vont donc continuer et les nouveautés très attendues par le grand public, les joueurs, les médias et les partenaires s’effectueront au fil des prochains tournois.

Ainsi, seront livrés dès 2018 le nouveau village, les nouveaux Courts 7 et 9, un nouveau show court sur le Fond des Princes, ainsi que le bâtiment des meulières. Dès 2019, le Court des Serres verra le jour et le Court Philippe Chatrier sera rénové en grande partie ainsi que toute la zone Fond des Princes. Et enfin en 2020, les publics pourront apprécier l’ensemble du nouvel écrin qui valorisera l’histoire, le patrimoine et l’élégance d’un lieu mythique que le monde nous envie ».

* Liste des jugements rendus par le Tribunal Administratif de Paris ce jeudi :

Super Bowl 2017 : Ultimes rendez-vous avant le grand show

Dans la nuit de dimanche à lundi, les ultimes rencontres des Conférences de la National Football League (NFL) livreront leurs résultats, avec la qualification des deux franchises qui s’affronteront lors du Super Bowl, le 05 février prochain à Houston (Texas).

Le Gillette Stadium accueille aujourd'hui la rencontre entre les Patriots et les Steelers (Crédits - Gillette Stadium)

Le Gillette Stadium accueille aujourd’hui la rencontre entre les Patriots et les Steelers (Crédits – Gillette Stadium)

Du côté de la Conférence AFC, les New England Patriots (Massachusetts) tenteront d’atteindre à nouveau le Super Bowl après leur victoire en 2015 face aux Seattle Seahawks (28-24). La franchise de Tom Brady dispose d’une solide expérience – avec outre ce succès il y a deux ans – trois autres titres (2002, 2004 et 2005).

Mais l’adversaire de cette nuit a pour sa part deux succès de plus au compteur. Vainqueurs du Super Bowl en 1975, 1976, 1979, 1980 – face aux Rams – 2006 et 2009, les Steelers de Pittsburgh (Pennsylvanie) essaieront de retrouver le devant de la scène.

Ces deux franchises évoluent dans des stades relativement récents (2002 et 2001) et dont la capacité est relativement proche : 68 756 places pour le Gillette Stadium des Patriots, et 65 500 places pour le Heinz Field des Steelers.

Pour ce qui est de la popularité sur les réseaux sociaux, les Patriots font partie des franchises les plus suivies, avec 6,69 millions d’abonnés sur Facebook et environ 2,87 millions sur Twitter. Les Steelers sont à quelques encablures de leurs adversaires, puisque la franchise de Pittsburgh rassemble 6,50 millions de fans sur Facebook et environ 1,73 million sur Twitter.

Les New England Patriots se distinguent largement sur le plan financier. Des quatre franchises présentes aujourd’hui pour les dernières rencontres de Conférences, elle est la seule à figurer parmi les huit franchises dont la valeur est la plus élevée selon le magazine « Forbes ».

Ainsi, la valeur des Patriots est estimé à 3,4 milliards de dollars, ce qui place la franchise en seconde position, derrière les Dallas Cowboys (Texas) qui représentent quant à eux, 4,2 milliards de dollars.

Ces données chiffrées illustrent en tous cas la puissance de l’économie du football américain et plus spécifiquement de la NFL.

(Crédits - Georgia Dome / Page Twitter)

Pour l’un de ses derniers événements majeurs, le Georgia Dome organise ce soir le match entre les Faucons d’Atlanta et les Packers de Green Bay (Crédits – Georgia Dome / Page Twitter)

Du côté de la Conférence NFC, les Packers de Green Bay (Wisconsin) vont défier les Faucons d’Atlanta (Géorgie).

Au regard de l’histoire, l’avantage va à Green Bay avec quatre succès au Super Bowl (1967, 1968, 1997 et 2011) alors qu’Atlanta n’a jamais réussi à remporter le titre malgré une qualification en 1999 face aux Broncos de Denver.

Au-delà de l’expérience, l’attrait sur les réseaux sociaux va aussi à l’avantage des Packers.

Ces derniers comptabilisent en effet plus de 5,43 millions de fans sur Facebook et plus de 1,58 million de followers sur Twitter. A l’inverse, les Falcons doivent se contenter de 1,89 million d’abonnés sur le premier réseau, et 1,14 million sur le second.

Concernant enfin les stades, les deux franchises évoluent dans des enceintes mythiques : le Lambeau Field (80 750 places) est l’écrin des Packers depuis 1957 et le Georgia Dome (74 228 places) constitue le cœur des Falcons depuis 1992.

Surtout, cet équipement possède une expérience exceptionnelle, avec l’organisation de deux Super Bowl (1992 et 2000) mais également l’accueil des compétitions de gymnastique et de basketball lors des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996.

Mais si le Georgia Dome a écrit une partie de l’histoire du sport outre-Atlantique, il cédera bientôt sa place au Mercedes-Benz Stadium dont la construction est en cours à quelques mètres seulement. Une fois achevée – dans le courant de l’année 2017 – il offrira des prestations d’envergure avant l’organisation du Super Bowl en 2019.

(Crédits - NFL)

(Crédits – NFL)

Pour suivre en direct les deux rencontres de cette nuit, les passionnés français devront se rendre sur les canaux payants de BeIN Sports.

Ce dimanche dès 21h00, BeIN Sports 5 proposera ainsi le duel entre les Packers et les Falcons, puis BeIN Sports 2 diffusera le match entre les Patriots et les Steelers dès 00h40.

Aux États-Unis, FOX – diffuseur du Super Bowl 2017 – retransmettra la première rencontre dès 15h05, tandis que CBS diffusera la seconde rencontre dès 18h40.

JO 2026 : Pour son lancement, la candidature de Sion rassemble sportifs, politiques et entrepreneurs

La candidature de Sion 2026 a officiellement été lancée ce vendredi 20 janvier depuis la patinoire en plein air de Berne (Suisse).

Comme annoncé il y a quelques jours, une manifestation importante a été organisée dès midi devant le Palais de la Confédération Suisse, avec notamment la dégustation d’une raclette géante et des initiations aux sports de glace proposées par quelques sportifs emblématiques du pays, à l’image de Stéphane Lambiel, vice-Champion Olympique de patinage artistique aux Jeux de Turin 2006.

De gauche à droite, Stéphane Lambiel, vice-Champion Olympique de patinage artistique ; Fanny Smith, Championne du monde de SkiCross ; Didier Défago, Champion olympique de Descente ; Daniel Müller, Champion olympique de Curling ; Mike von Grünigen, Champion du Monde de Slalom Géant ; Roland Collombin, vice-champion olympique de descente ; Alec von Graffenried, Président de la Ville de Berne ; Jean-Michel Cina, Conseiller d’Etat du Valais ; Christoph Amman, Conseiller d’Etat de Berne ; Claude Stricker, Secrétaire général de Sion 2026 . Jean-Philippe Rochat, Président de Sion 2026 ; Bernard Rüeger, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Leuba, Conseiller d’Etat de Vaud ; Jean-Pierre Siggen, Conseiller d’Etat de Fribourg ; Christian Constantin, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Varone, Président de la Ville de Sion ; Marco Bührer, multiple champion suisse de Hockey sur glace ; Erich Fehr, Président de la Ville de Bienne (Crédits - Sion 2026)

De gauche à droite, Stéphane Lambiel, vice-Champion Olympique de patinage artistique ; Fanny Smith, Championne du monde de ski-cross ; Didier Défago, Champion Olympique de Descente ; Daniel Müller, Champion Olympique de curling ; Mike von Grünigen, Champion du Monde de slalom géant ; Roland Collombin, vice-Champion Olympique de Descente ; Alec von Graffenried, Président de la Ville de Berne ; Jean-Michel Cina, Conseiller d’État du Valais ; Christoph Amman, Conseiller d’État de Berne ; Claude Stricker, Secrétaire Général de Sion 2026 . Jean-Philippe Rochat, Président de Sion 2026 ; Bernard Rüeger, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Leuba, Conseiller d’État de Vaud ; Jean-Pierre Siggen, Conseiller d’État de Fribourg ; Christian Constantin, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Varone, Président de la Ville de Sion ; Marco Bührer, multiple champion suisse de Hockey sur glace ; Erich Fehr, Président de la Ville de Bienne (Crédits – Sion 2026)

Les leaders du projet ont souhaité la tenue de cette journée afin de présenter le concept de « Jeux au cœur de la Suisse » pour reprendre le slogan de la candidature, mais aussi et surtout pour démontrer le soutien institutionnel et politique avec les Cantons du Valais, de Vaud, de Fribourg et de Berne.

Les représentants de ces Cantons ont d’ailleurs réaffirmé leur volonté de concevoir symboliquement le 27ème Canton helvète, à savoir le Canton Olympique.

« Ce projet se veut être un acteur du renouveau olympique, au cœur de la montagne, au cœur de la Suisse.

C’est un projet bien-né, c’est un dispositif capable de gagner tant sur le plan national, qu’international » ont fait savoir Jean-Philippe Rochat, et Hans Stöckli, respectivement Président et vice-Président de Sion 2026.

Pour parvenir à convaincre les membres de Swiss Olympic puis – en cas de validation de la candidature par le Comité helvète – les électeurs du Comité International Olympique (CIO) à l’horizon 2019, la candidature de Sion mise sur des infrastructures existantes ou prévues dans les années à venir, notamment dans le cadre de l’accueil des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne 2020.

Dispositif proposé par Sion 2026 pour les sports de glace (Crédits - Sion 2026)

Dispositif proposé par Sion 2026 pour les sports de glace (Crédits – Sion 2026)

Ainsi, en ce qui concerne les sports de glace, le tournoi de hockey-sur-glace serait réparti sur trois enceintes installées dans trois villes : l’Arène de Berne (10 500 places), la Patinoire Fribourg-Gottéron (7 000 places après des travaux de rénovation) et la récente Tissot Arena de Bienne (5 600 places).

Le patinage artistique et le patinage de vitesse sur piste courte ou short-track prendraient place à Lausanne, au cœur de la future Patinoire des JOJ 2020 qui disposera d’une capacité de 7 640 places.

Pour le patinage de vitesse, la création d’un Anneau à Aigle est privilégiée pour deux raisons ; d’une part, la proximité du site avec le Centre Mondial du Cyclisme – et ce dans l’optique d’une reconversion post-JO – et d’autre part, la possibilité d’utiliser l’énergie produite par l’incinérateur SATOM pour permettre la conception et le maintien de la glace.

Concernant le curling, les porteurs du projet de Sion 2026 envisagent de s’appuyer sur la future Patinoire de Viège dont la construction a été actée fin novembre 2016 et qui doit permettre l’accueil de 3 500 personnes. Une option alternative a toutefois été présentée, avec la ville de Champéry.

Enfin, pour ce qui est du bobsleigh, de la luge et du skeleton, Sion 2026 est prêt à s’éloigner quelque peu afin d’intégrer à son dispositif la piste historique de St-Moritz.

(Crédits - Sion 2026)

Dispositif proposé par Sion 2026 pour les sports de neige (Crédits – Sion 2026)

Du côté des sports de neige, plusieurs sites emblématiques de la région ont été proposés, à commencer par Crans-Montana (ski alpin, snowboard) et Veysonnaz (ski alpin, ski cross, ski acrobatique).

Leysin (half-pipe / slope-style) serait aussi mobilisée, de même que Sion pour le Big Air, sport intégré au programme olympique à compter des Jeux d’hiver de PyeongChang 2018.

Des options ont par ailleurs été présentées pour le ski de fond (Ulrichen – Vallée des Conches ou Kandersteg) ainsi que pour le biathlon (Ulrichen – Vallée des Conches, Verbier / Champsec ou La Lécherette).

Kandersteg aurait pour sa part l’assurance d’organiser le saut à ski et le combiné nordique grâce aux installations inaugurées à l’été 2016 et avec une mise à niveau olympique d’ici 2026.

Enfin, Sion 2026 propose d’ores et déjà d’inclure à son concept des sports en démonstration. Ce serait le cas pour le ski alpinisme (Zermatt près du mythique Cervin ou Verbier), le freeride (Verbier) et le télémark (Thyon).

(Crédits - Sion 2026)

Sites non-sportifs prévus par la candidature (Crédits – Sion 2026)

Si des améliorations et des travaux mineurs devront être apportés sur la majeure partie des sites existants (neuf emplacements), seules deux installations sportives devront être construites spécifiquement pour les Jeux (Grand tremplin de saut à ski et Anneau de vitesse).

Parmi les cinq infrastructures qui sont en cours d’aménagement ou qui seront aménagées indépendamment des Jeux d’ici 2026, des investissements de l’ordre de 321,45 millions de francs suisses (299,76 millions d’euros) ont été actés à ce jour, dont 208 millions de francs suisses (près de 194 millions d’euros) pour la nouvelle Patinoire de Lausanne.

Bien entendu, les différentes propositions devraient être affinées à mesure que le projet avancera. Il faudra pour cela que Swiss Olympic retienne la candidature de Sion face à celle des Grisons, que les pouvoirs publics s’engagent financièrement et surtout, que la population soit favorable à l’accueil des Jeux d’hiver.

Sur ce point, l’organisation d’une consultation populaire n’est pas obligatoire contrairement au Canton des Grisons où un tel scrutin sera organisé le 12 février prochain.

Le cadre légal dans les quatre Cantons concernés par le projet de Sion 2026 permet en effet d’écarter l’éventualité d’un référendum à court terme. En revanche, une consultation n’est pas à exclure si des dépenses supplémentaires viennent à être intégrées au dispositif et que ces dernières dépassent les engagements des pouvoirs publics.

Le Comité de Candidature a en tous cas prévu différents scénarii afin de s’assurer de la sécurité juridique et administrative de son projet dont le coût organisationnel est pour l’heure évalué à 1,650 milliard de francs suisses soit 1,538 milliard d’euros.

« Le Comité de Candidature prévoit d’informer la population des Cantons concernés dès le printemps 2017 pour réunir une majorité favorable.

Si, par pure hypothèse, la population d’un Canton devait refuser une participation aux frais d’organisation des Jeux ou un investissement spécifique, le périmètre de candidature permettrait plusieurs rocades, qu’il s’agisse des sites sportifs ou des autres sites.

Le retrait hypothétique de l’un des quatre Cantons porteurs en cours de candidature ne remettrait pas en cause le projet et n’exclurait de surcroît pas l’utilisation de certaines installations sans contribution cantonale ou communale » précise le dossier de candidature de Sion 2026.

Héritage : Amsterdam engage la requalification urbaine des abords du Stade Olympique de 1928

Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 1928, la ville d’Amsterdam (Pays-Bas) a récemment donné le coup d’envoi de la rénovation urbaine des abords de son Stade Olympique.

Décidée en fin d’année 2016, cette rénovation – ou devrait-on dire requalification – concerne le parvis du Stade, mais surtout les deux bâtiments industriels qui font face à l’enceinte sportive de près de 22 300 places.

Vue du parvis du Stade Olympique avec de chaque côté, les anciens garages Citroën (Crédits - The Olympic Amsterdam)

Vue du parvis du Stade Olympique avec de chaque côté, les anciens garages Citroën (Crédits – The Olympic Amsterdam)

Construits par l’architecte Jan Wils – par ailleurs concepteur du Stade Olympique – les deux installations ont longtemps abriter des bureaux et des garages de l’entreprise automobile Citroën.

Désormais, les autorités entendent modifier la perception de ce quartier en repensant les usages du quotidien. Ainsi, bien que l’esprit industriel des bâtiments a vocation à être conservé, l’intérieur des installations doit en revanche être profondément remanié.

Visuel du parvis arboré et de la vasque olympique depuis le bâtiment The Olympic 1931 (Crédits - The Olympic Amsterdam)

Visuel du parvis arboré et de la vasque olympique depuis le bâtiment The Olympic 1931 (Crédits – The Olympic Amsterdam)

Pour le premier bâtiment – The Olympic 1931 – une grande verrière doit être installée afin de créer un véritable puits de lumière dans la structure. Un restaurant bio ainsi que des bureaux et des salles de conférences seront ensuite aménagés sur les trois niveaux du bâtiment.

Pour le second – The Olympic 1962 -, là-aussi les anciennes places de parking et les garages laisseront place à des bureaux, à un restaurant gastronomique, mais aussi à une salle de sport et de fitness et à des commerces.

Au total, ce sont quelques 100 000 m² qui seront transformés d’ici 2018.

Visuel des deux bâtiments requalifiés et du parvis du Stade Olympique depuis la route S108 (Crédits - The Olympic Amsterdam)

Visuel des deux bâtiments requalifiés et du parvis du Stade Olympique depuis la route S108 (Crédits – The Olympic Amsterdam)

Le quartier olympique d’Amsterdam avait déjà connu quelques transformations au cours des derniers mois.

En juillet 2016, un important programme locatif a ainsi été livré.

Le Stadionplein – qui se situe de l’autre côté de la route avec une perspective sur le parvis du Stade Olympique – a été réaménagé pour permettre la création de 70 appartements et l’installation d’un supermarché de quartier.

Disposant d’un cadre historique incontestable et d’une proximité avec les transports en commun, les appartements modernes et fonctionnels disposent d’une superficie de 60 à 113 m² ainsi que d’une terrasse vitrée et ce, pour un loyer compris entre 1 407 et 2 281 euros.

Vue du quartier olympique d'Amsterdam avec au premier plan, l'immeuble rénové du Stadionplein (Crédits - Wonen Op Het Stadionplein)

Vue du quartier olympique d’Amsterdam avec au premier plan, l’immeuble rénové du Stadionplein (Crédits – Wonen Op Het Stadionplein)

JO 2024 : Los Angeles finalise son projet en dévoilant ses trois derniers sites

Peu à peu, la candidature de Los Angeles (États-Unis) peaufine son projet olympique et paralympique.

Après la soumission d’un premier projet en août 2015, le Comité de Candidature avait choisi de revoir son concept concernant l’hébergement des athlètes. Exit l’option consistant à construire un Village Olympique, place à l’existant et plus particulièrement, à l’utilisation du campus de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Quelques mois plus tard, de nouveaux changements furent apportés au projet américain, avec cette fois-ci une descente en direction du Sud de la Californie, avec l’intégration de Anaheim et de Long Beach pour une partie des compétitions.

(Crédits - LA 2024)

(Crédits – LA 2024)

Aujourd’hui, cette présentation en plusieurs étapes semble enfin en passe de s’achever, puisque le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 a présenté ce mardi les trois derniers sites qui ne figuraient pas encore au projet.

Le stade de tir-à-l’arc, le site de pentathlon moderne et le circuit du VTT ont ainsi été dévoilés et ce, à un peu plus de quinze jours de la remise de l’ultime volet du dossier de candidature au siège du Comité International Olympique (CIO).

Sans grande surprise, les alentours du futur Stade des Rams et des Chargers de Los Angeles vont être doté d’une installation temporaire. L’intégration de l’enceinte sportive – qui doit être achevée en 2019 – avait été évoquée à plusieurs reprises avant d’être officialisée hier soir en qualité de Stade Olympique pour le défilé des nations et l’allumage de la vasque olympique.

Site temporaire dédié au tir-à-l'arc face au L.A. Stadium (Crédits - LA 2024)

Visuel du site temporaire dédié au tir-à-l’arc face au L.A. Stadium à Inglewood (Crédits – LA 2024)

Le tir-à-l’arc prendra ainsi place sur un site adjacent et temporaire qui offrira une vue sur le stade de 100 000 places actuellement en construction sur le terrain de l’ancien hippodrome d’Hollywood Park à Inglewood, en proche périphérie de Los Angeles.

Particularité du site de tir, les archers seraient séparés de la cible par un aménagement paysager faisant la part belle à une étendue d’eau.

Visuel du Parc des Sports de South Bay, avec au premier plan le StubHub Stadium (Crédits - LA 2024)

Visuel du Parc des Sports de South Bay, avec au premier plan le StubHub Stadium de 27 000 places (Crédits – LA 2024)

Le pentathlon moderne sera quant à lui intégré au Parc des Sports de South Bay, au sein du StubHub Center qui accueillera déjà le rugby, le hockey-sur-gazon, le cyclisme sur piste et le tournoi de tennis.

Visuel du parcours de VTT dans le Frank G. Bonelli Regional Park de San Dimas (Crédits - LA 2024)

Visuel du parcours de VTT dans le Frank G. Bonelli Regional Park de San Dimas (Crédits – LA 2024)

Enfin, les compétitions de VTT se dérouleront dans le Frank G. Bonelli Regional Park situé dans la ville de San Dimas, à un peu moins d’une heure de trajet du Village des Athlètes.

Le choix de ce site n’est pas anodin, Los Angeles espérant tirer parti de l’organisation des Jeux pour ensuite organiser – de manière régulière – des courses de Coupe du Monde.

« L’équipe de Los Angeles 2024 a travaillé sans relâche au cours des derniers mois avec les Fédérations Internationales, les autorités fédérales américaines, les autorités locales et les exploitants des sites sélectionnés afin de faire le meilleur usage possible des installations existantes de Los Angeles.

Les sites proposés par LA 2024 pour le tir-à-l’arc, le VTT et le pentathlon moderne offriront des parcours exceptionnels pour ces grands sports, tout en respectant le principe de durabilité issu de l’Agenda Olympique 2020.

LA 2024 a le luxe de pouvoir choisir les meilleures arènes existantes de Los Angeles, sans en construire de nouvelle, et d’engager des dépenses pour accroître l’expérience des athlètes et non sur la construction complexe et coûteuse d’infrastructure » a affirmé Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature de LA 2024.

JO 2024 : Pour ses Cérémonies, Los Angeles propose l’utilisation de deux Stades Olympiques

Il y a peu, Casey Wasserman avait fait un aveu cocasse au détour d’une interview en affirmant que l’emplacement des Cérémonies d’ouverture et de clôture du projet de Los Angeles 2024 n’avait pas été défini.

Le Président du Comité de Candidature avait dans le même temps précisé qu’un choix serait effectué d’ici le mois de février 2017. Le créneau a été respecté puisque LA 2024 vient de dévoiler son choix, ou plutôt ses choix.

Visuel du Stade Olympique d'Inglewood (au premier plan) et du LA Memorial Coliseum (Crédits - LA 2024)

Visuel du Stade Olympique d’Inglewood (au premier plan) et du LA Memorial Coliseum (Crédits – LA 2024)

Soucieuse depuis son lancement d’incarner « de nouveaux Jeux pour une nouvelle ère », la candidature américaine a finalement choisi de s’appuyer sur deux stades pour organiser – en cas de succès du projet devant le Comité International Olympique (CIO) – les Cérémonies.

Le Los Angeles Memorial Coliseum fait bien sûr partie de l’aventure olympique, lui qui fut hôte des Cérémonies de 1932 et de 1984. Mais aux côtés de la mythique enceinte sportive – qui héberge temporairement la franchise de football américain des Rams de Los Angeles – le futur Stade d’Inglewood a été sélectionné.

Cet écrin en cours de construction, et qui abritera les équipes des Rams et des Chargers dès 2019, avait été mentionné à plusieurs reprises dans les documents officiels de la candidature de Los Angeles, notamment dans les deux premiers volets du dossier technique, mais son rôle dans le dispositif n’avait jamais été précisé.

Concrètement, la Cérémonie d’ouverture des Jeux aurait lieu le 19 juillet 2024 conjointement au LA Memorial Coliseum et à Inglewood.

Devant 70 000 spectateurs, la flamme olympique entamerait les dernières minutes de son relais en parcourant le stade des JO 1932 et 1984 avant de s’en éloigner pour traverser les principales artères de Los Angeles et rejoindre Inglewood.

Les spectateurs du nouveau Stade Olympique – jusqu’à 100 000 personnes – auraient l’occasion de suivre en direct ce passage de la Cérémonie grâce à un système de réalité virtuelle et de retransmission simultanée.

Le défilé des nations aurait lieu quant à lui à Inglewood et le même système de réalité virtuelle serait utilisé au Memorial Coliseum, de quoi proposer un spectacle inédit et tout à la fois ambitieux et démesuré devant 170 000 spectateurs.

Pour la Cérémonie de clôture des Jeux, organisée le 04 août 2024, la dispositions des festivités seraient inversées : l’extinction de la flamme aurait alors lieu depuis le Memorial Coliseum, de même que la transmission du drapeau olympique à la Ville Hôte des Jeux de 2028, mais toujours avec une retransmission simultanée à Inglewood.

« L’organisation de Cérémonies olympiques à travers deux stades emblématiques n’a jamais été faite par le passé. Mais la richesse des stades et la technologie de Los Angeles nous permettront de penser ‘What’s next’ plutôt que de nous demander simplement ce qui a été fait avant.

La Cérémonie d’ouverture de Los Angeles 2024 attirera plus de personnes à Los Angeles que n’importe quelle autre Cérémonie d’ouverture dans l’histoire.

LA 2024 déclenchera alors une célébration du sport qui, à notre avis, sera un énorme bénéfice pour la marque olympique » a affirmé Gene Sykes, Directeur Général du Comité de Candidature de Los Angeles 2024.

Visuel du terrain et des tribunes du futur Stade d'Inglewood (Crédits - NFL / Rams / HKS)

Visuel du terrain et des tribunes du futur Stade d’Inglewood (Crédits – NFL / Rams / HKS)

Au cours des prochains mois, l’élévation du complexe multifonctionnel à Inglewood – pour un coût de 2,6 milliards de dollars (2,45 milliards d’euros) dont 1,8 milliard de dollars (1,7 milliard d’euros) pour le futur Stade Olympique qui accueillera le Super Bowl en 2021 – interviendra en parallèle d’une rénovation du Memorial Coliseum pour permettre l’accueil des compétitions d’athlétisme.

En 2016, l’Université de Californie du Sud (USC) avait indiqué son intention de mettre sur la table une enveloppe de 270 millions de dollars (254,7 millions d’euros) afin de rendre son lustre à l’enceinte sportive emblématique de la « Cité des Anges ».

Visuel du Memorial Coliseum repensé pour les Jeux Olympiques (Crédits - LA 2024)

Visuel du Memorial Coliseum repensé pour les Jeux Olympiques (Crédits – LA 2024)

Pour Anita DeFrantz, Conseillère Principale de LA 2024 en charge de l’héritage et fondatrice de la Fondation LA 1984, ce concept novateur sublimera la ville de Los Angeles.

« Le concept de LA 2024 réunira le patrimoine olympique de notre ville, nos sites emblématiques et de qualité et notre leadership en matière de divertissement et de technologie.

Nos Cérémonies capteront l’imagination des fans à travers l’Amérique et à travers le monde.

En tant qu’athlète, sachant que les yeux du monde sont sur vous, cela sera incroyablement inspirant » a ainsi affirmé celle qui est aussi membre du CIO.

Football américain : Après les Rams, les Chargers font leur retour à Los Angeles

Place forte du sport aux États-Unis, la région de Los Angeles a réalisé une double opération d’envergure au cours des derniers mois. Après avoir acté le retour des Rams de St-Louis en 2016, la région va en effet accueillir la franchise des Chargers qui évoluait depuis 1961 à San Diego.

A compter de la saison prochaine, l’équipe de football américain pourra investir le StubHub Center – stade de la Major League Soccer – d’une capacité de 27 000 places, avant de rejoindre le stade d’Inglewood où elle partagera l’affiche avec les Rams.

La capacité d’accueil sera alors bien supérieure, puisque le stade actuellement en construction sera doté de 70 000 à 100 000 places.

Les Chargers et les Rams sont de retour à Los Angeles (Crédits - LA 2024)

Les Chargers et les Rams sont de retour à Los Angeles (Crédits – LA 2024)

Le Maire de Los Angeles s’est d’ores et déjà félicité de ce retour d’une franchise historique qui n’a toutefois jamais remporté le Super Bowl.

« Los Angeles est l’une des grandes villes sportives du monde. Les équipes de championnats et les athlètes emblématiques n’ont pas seulement laissé des souvenirs ici, ils sont des légendes tissées dans notre histoire.

Aujourd’hui, nous accueillons une partie importante de cette histoire avec le retour des Chargers à Los Angeles. Ce retour permettra une plus riche expérience et tradition du football américain, et donnera une raison de plus aux amateurs de sport de venir à Los Angeles.

Je félicite Dean Spanos et l’ensemble des Chargers, et je me réjouis des contributions extraordinaires qu’ils apporteront à toute notre région » a ainsi fait savoir Eric Garcetti.

Mais le Maire de L.A. n’a pas été le seul à réagir à ce retour sportif.

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 a en effet salué une initiative qui renforce encore davantage la dimension sportive du territoire qui est d’ailleurs l’un des arguments majeurs de la candidature olympique et paralympique.

« La meilleure ville sportive en Amérique ne cesse de s’améliorer. Au nom de LA 2024, nous sommes ravis d’accueillir les Chargers.

Los Angeles offre des opportunités sportives et commerciales attrayantes et les spectateurs locaux sont passionnés et avides d’assister à des événements sportifs ici-même. Ce n’est pas un hasard si Los Angeles compte 11 équipes professionnelles de Ligues majeures et plus de 1 000 Olympiens et Paralympiens.

L.A. est vraiment une ville qui vit et respire le sport.

Les plans des Chargers pour jouer au StubHub Center démontrent la richesse des sites existants et prévus dans la Cité des Anges, ce qui permet à LA 2024 de choisir les meilleurs sites pour les Jeux et non de les construire à partir d’une feuille blanche » a affirmé Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature.

Visuel du Parc des Sports de South Bay avec, en haut à gauche, le StubHub Center (Crédits - LA 2024)

Visuel du Parc des Sports de South Bay avec, en haut à gauche, le stade StubHub Center (Crédits – LA 2024)

Dans le cadre de son projet, LA 2024 propose d’ailleurs l’utilisation du StubHub Center pour l’organisation du tournoi de rugby à sept. Mais cet équipement n’est pas le seul lié au football américain qui pourrait être utilisé au moment des Jeux.

Un temps pressenti pour être hôte des Cérémonies d’ouverture et de clôture, le Memorial Coliseum – qui héberge temporairement les Rams – pourrait in fine être supplanté par le futur stade d’Inglewood.

Ce dernier aura au préalable fait ses armes de manière spectaculaire puisqu’il accueillera le Super Bowl en 2021.

Tokyo 2020 : Le futur Stade Olympique se révèle dans une vidéo

En décembre 2016, les autorités nippones avaient officiellement lancé les travaux d’édification du futur Stade Olympique de Tokyo 2020 et ce, après plusieurs mois d’un feuilleton à rebondissements au cours duquel le projet initial fut abandonné au profit d’un concept repensé.

Mais les autorités ont aussi mis en ligne un document vidéo afin de découvrir le futur écrin des équipes nationales de football et de rugby du Japon.

Dans une vidéo signée du Japan Sport Council, le calendrier prévisionnel du chantier est ainsi évoqué au moyen d’images de synthèse qui permettent de découvrir le visage de l’enceinte sportive.

Les premières structures du bâtiment devraient être visibles d’ici le mois de juin 2017 avant une montée en puissance qui devrait aboutir à la construction des tribunes de 80 000 places à l’horizon du mois d’août 2018. Quelques mois plus tard – en avril 2019 – la toiture devrait être posée à une hauteur de 49 mètres ; la fin des travaux étant prévue pour le mois de novembre 2019.

Édifié sur l’emplacement de l’ancien Stade National – hôte des JO 1964 – le futur Stade Olympique sera composé de structures en bois et de matériaux recyclés afin de donner l’image d’un bâtiment et de Jeux respectueux de l’environnement.

Signe de cet intérêt porté à la préservation de l’écosystème, l’esplanade et la façade de l’ouvrage seront largement arborées. Ouverte sur l’extérieur, la façade donnera en outre l’opportunité au public de déambuler à sa guise le long d’une promenade aménagée sous les tribunes du Stade Olympique.

Ces tribunes abriteront par ailleurs de vastes salons de réception et de restauration.

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Afin de respecter le cadrage budgétaire récemment actualisé par le Comité de Candidature de Tokyo 2020, les promoteurs du projet de Kengo Kuma devront respecter une enveloppe globale de 158,1 milliards de yens, soit 1,28 milliard d’euros.

Super Bowl 2017 : Une économie considérable autour de la National Football League

Si le Super Bowl constitue le point d’orgue de la saison de la National Football League (NFL) aux États-Unis, il est aussi un événement majeur en termes d’audiences et de retombées économiques.

Mais au-delà des chiffres éloquents de sa manifestation-phare, force est de constater que la NFL dispose à elle seule d’une confortable manne financière.

Selon les estimations du magazine « Forbes », le championnat de football américain qui rassemble 32 franchises et qui est supervisé par la NFL, devrait ainsi représenter 13,3 milliards de dollars (12,68 milliards d’euros) sur l’année 2016, soit le plus haut niveau de revenus pour une ligue sportive professionnelle.

(Crédits - NFL / Houston Super Bowl)

(Crédits – NFL / Houston Super Bowl)

A titre de comparaison, la Major League Baseball – qui regroupe les équipes américaines et canadiennes – représente quelques 9,5 milliards de dollars (9,06 milliards d’euros) et se classe en seconde position, loin devant la Premier League du football anglais avec ses 5,3 milliards de dollars (5,05 milliards d’euros).

Pour donner un ordre d’idée encore plus conséquent quant au poids de la NFL sur les autres ligues majeures, le cumul des cinq plus grands championnats du football européen – outre la Premier League, la Liga espagnole, la Bundesliga allemande, la Serie A italienne et la Ligue 1 française – permet d’atteindre le seuil des 13,7 milliards de dollars (13,06 milliards d’euros), soit à peine plus que le poids de la Ligue de football américain.

Ces différents chiffres expliquent donc – pour partie – la dimension hors-norme qui entoure le football américain et plus encore la tenue annuelle du Super Bowl.

D’ailleurs, il n’est pas étonnant de constater l’engouement des villes américaines pour accueillir l’événement.

La NFL sélectionne les villes hôtes selon des critères bien définis parmi lesquels la capacité du stade local et l’accessibilité depuis les autres pôles sportifs du pays.

Visuel du terrain et des tribunes du futur stade des Rams de Los Angeles (Crédits - NFL / Rams / HKS)

Visuel du terrain et des tribunes du futur stade des Rams de Los Angeles (Crédits – NFL / Rams / HKS)

Si l’édition 2017 se tiendra à Houston (Texas), les suivantes ont d’ores et déjà été attribuées : Minneapolis (Minnesota) en 2018, Atlanta (Géorgie) en 2019, Miami (Floride) en 2020 et Inglewood, près de Los Angeles (Californie) en 2021.

Dans les quatre cas pré-cités, les organisateurs pourront s’appuyer sur des enceintes sportives rénovées (Miami) voire entièrement nouvelles (Minneapolis, Atlanta, Inglewood), l’exemple ultime étant le futur Los Angeles Rams Stadium qui pourra héberger – dans une configuration ultra-moderne – jusqu’à 100 000 spectateurs.

Les autres installations disposeront aussi de particularités : l’US Bank Stadium de Minneapolis peut ainsi targuer de disposer des portes les plus imposantes au monde, tandis que le Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta promet de se doter du plus grand écran circulaire de la planète.

Une démesure voulue pour assurer le plein spectacle sportif le jour-J, mais aussi pour engendrer un maximum de recettes, que ce soit dans et autour du stade.

Cependant, il apparaît difficile – comme souvent dans le cadre d’événement d’envergure – d’estimer les retombées réelles du Super Bowl sur le territoire chargé de l’organisation.

Vue aérienne des travaux du Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta en novembre 2016 (Crédits - Mercedes-Benz Stadium)

Vue aérienne des travaux du Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta en novembre 2016 (Crédits – Mercedes-Benz Stadium)

En 2016, selon une étude menée par « Sports Impacts » à la demande du Comité d’Organisation, le 50ème Super Bowl et les événements liés à ce dernier auraient eu un impact économique net de 240 millions de dollars (228,9 millions d’euros) sur la région de la Baie de San Francisco. Pour l’entreprise « PriceWaterHouseCoopers » (PwC) en revanche, les retombées – comprenant les dépenses des visiteurs et des spectateurs – auraient été légèrement moindres, à 220 millions de dollars (209,8 millions d’euros).

Pour 2017, des études ont déjà été menées afin de parvenir à de premières estimations.

Un audit commandé par le Comité d’Organisation a ainsi fait état de retombées de l’ordre de 284 millions de dollars (270,8 millions d’euros) pour la région de Houston, soit bien au-dessus des retombées estimées lors de l’organisation du dernier Super Bowl dans la ville, en 2004. A l’époque, PwC avait mentionné un apport de 130 millions de dollars (123,9 millions d’euros).

Néanmoins, une autre enquête apporte un éclairage différent. Ainsi, selon « BBVA Research », l’impact économique net du Super Bowl 2017 ne devrait pas excéder 69 millions de dollars (65,8 millions d’euros).

Selon l’institut, « bien que l’impact économique direct du Super Bowl ne soit pas aussi impressionnant que les estimations de la NFL, un tel événement sportif d’ampleur peut constituer une bonne occasion pour la ville d’accélérer son développement urbain et d’assurer un renforcement de son image de marque ».

Au-delà des seuls chiffres, c’est en effet une image que la ville hôte souhaite déployée à l’échelle américaine voire même internationale en se portant garante de la tenue du Super Bowl et des événements liés (concerts, rencontres sportives, etc…).

La dynamique des réseaux sociaux et des publications instantanées ajoutent également un vecteur non-négligeable pour la perception de la ville et de sa région auprès des spectateurs bien sûr, mais aussi de potentiels visiteurs, sans oublier l’apport des nouvelles technologies dans les stades.

Vue de l'US Bank Stadium de Minneapolis et de ses cinq portes vitrées monumentales (Crédits - US Bank Stadium)

Vue de l’US Bank Stadium de Minneapolis et de ses cinq portes vitrées monumentales (Crédits – US Bank Stadium)

Dotés d’installations sans cesse plus performantes – notamment du point de vue énergétique – les nouveaux équipements dédiés au football américain et à la NFL servent aussi les intérêts et la visibilité de la ville, tout en incarnant l’insolente démesure des chantiers.

Au cours des dix dernières éditions (2007-2016), huit stades ont abrité le Super Bowl.

Sur ces huit enceintes, cinq ont été construites et achevées entre 2006 et 2014, tandis que les trois autres ont connu des travaux de rénovations depuis leur construction entre 1975 et 1998.

En ce qui concerne le coût d’aménagement – hors rénovations – ces huit stades représentent la bagatelle impressionnante de 5,54 milliards de dollars, la palme revenant au MetLife Stadium du New Jersey (Super Bowl 2014) avec un coût chiffré à 1,6 milliard de dollars.

Les quatre éditions à venir (2018-2021) seront incarnées par des stades encore plus pharaoniques au niveau de l’enveloppe budgétaire.

Achevés entre 2016 et 2019 – le stade de Miami inclus mais en phase de rénovation – les quatre enceintes représenteront un coût global de 4,57 milliards de dollars, dont 1,8 milliard uniquement pour le futur stade des Rams de Los Angeles.

A n’en pas douter, la NFL est une cash-machine qui ne connaît pas la crise.