JO 2030 : L’Université de l’Utah prévoit la rénovation du Rice-Eccles Stadium

L’annonce ne pouvait pas intervenir à un meilleur moment.

Mercredi, en marge de la visite à Salt Lake City (Utah) d’une délégation du Comité Olympique des États-Unis (USOC), l’Université de l’Utah a ainsi officialisé la prochaine rénovation du Rice-Eccles Stadium. Cette décision est d’autant plus importante que le stade, hôte des Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux d’hiver en 2002, est appelé à accueillir à nouveau l’événement planétaire en cas de succès de la candidature olympique et paralympique pour les Jeux de 2030.

Figure de proue des équipements universitaires de Salt Lake City, le Rice-Eccles Stadium, qui accueille régulièrement les matchs de l’équipe de football américain des Utah Utes (Championnat universitaire), s’apprête en conséquence à entrer dans une nouvelle ère.

La rénovation envisagée vise en effet à accroître la jauge du stade avec une capacité devant passer de 45 807 à 51 444 places. Le fait de franchir le seuil symbolique des 50 000 sièges assurera au stade la possibilité d’abriter des événements d’envergure, tant dans le cadre des activités universitaires que des actions souhaitées et menées par les autorités locales à des instants précis, comme l’ambition d’héberger les Jeux Olympiques et Paralympiques.

Concrètement, et bien qu’un accord du Conseil d’administration de l’Université de l’Utah soit encore nécessaire en ce qui concerne les modalités de financement, le projet doit aboutir à la destruction de la zone Sud du stade, la seule composante du site de 1982 ayant été conservé après les travaux de 1998 préalables à l’organisation des Jeux d’hiver quatre ans plus tard.

En reconfigurant le Rice-Eccles Stadium avec une nouvelle portion permettant la jonction entre les zones Est d’un côté et Ouest de l’autre côté, les porteurs du projet espèrent améliorer l’expérience des spectateurs qui sont plus de 450 000 à franchir les grilles d’entrée chaque année. Cela passera évidemment par le remplacement des sièges existants, mais également par l’installation de nouveaux espaces Premium et l’aménagement de loges pour les généreux donateurs et contributeurs de l’Université de l’Utah.

Outre la capacité d’accueil de l’infrastructure sportive, les vestiaires et les salles de réunion du Rice-Eccles Stadium doivent aussi être profondément réhabilités afin d’y apporter confort et modernité. Cette rénovation ciblera par ailleurs les espaces consacrés pour l’entraînement et la préparation des joueurs, de même que la salle de presse et les zones de stockage du matériel sportif.

Pour permettre la réfection du stade dans la zone Sud et dans les structures précitées, l’Université de l’Utah – sur la base d’une étude de faisabilité réalisée au printemps 2017 – prévoit la mobilisation d’un budget de 80 millions de dollars (70,04 millions d’euros). Ledit budget serait intégralement mis en œuvre grâce à l’apport de dons et la perception de revenus issus de la billetterie ainsi que de la vente de produits dérivés.

A l’instar d’autres projets sportifs à l’échelle des États-Unis, les deniers publics ne seront donc pas sollicités, ce qui est évidemment de nature à rassurer les citoyens de Salt Lake City et, plus largement, de l’Utah.

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Comme un symbole, la partie du stade concernée par le programme de rénovation est celle qui avait accueilli les athlètes lors des Cérémonies de 2002, de même que la vasque olympique, qui avait été installée à l’emplacement de l’actuel parvis.

Compte-tenu de ces éléments et bien qu’indépendant de l’éventuelle échéance olympique et paralympique de 2030, la rénovation du Rice-Eccles Stadium peut tout de même constituer un atout supplémentaire pour les partisans d’une candidature aux Jeux. La volonté de financer la rénovation du stade sur des fonds entièrement privés est également un signal important que l’Université de l’Utah envoie aux autorités compétentes qui, le cas échéant, devront faire un choix autour d’une candidature américaine aux coûts maîtrisés.

Quoiqu’il en soit, le calendrier préétabli par l’Université de l’Utah rentre dans les critères pour une sélection du site dans le concept olympique et paralympique de Salt Lake City 2030.

En effet, une fois actés, les travaux de rénovation se dérouleraient jusqu’en 2021, soit avec une marge de neuf ans avant l’ouverture des Jeux, si d’aventure, bien sûr, Salt Lake City venait à être sélectionnée par l’USOC puis par le Comité International Olympique (CIO).

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